Eco et Business › L'Eco en +

Congo : nouveau plan cadre d’aide au développement

Pas d'image

La République du Congo et les Nations unies ont signé mardi 19 mars, à Brazzaville, un nouvel accord cadre.

Le 19 mars dernier, la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Olga Ghislaine Ingrid  Eboucka-Babackas, et le coordonnateur résident du système des Nations unies, Anthony Ohemeng-Bohama, ont paraphé le nouveau plan cadre.

La nouvelle feuille de route est censée orienter les aides au développement en faveur du Congo sur une période de cinq ans, 2020-2024. Ainsi, 31,53% du coût global seront attribués aux activités relatives au renforcement de la gouvernance, 40,29% à la valorisation du capital humain et 28,16% à la diversification de l’économie nationale. Trois priorités du Plan national de développement, lequel intègre les Objectifs de développement durable (ODD).

« Le document que nous venons de signer prend en compte les injonctions des ODD. Nous avons besoin de vous pour atteindre toutes les couches de la société impliquées. Rien ne se fait sans argent. Et notre plan qui va se terminer cette année s’est heurté à des difficultés de mobilisation de fonds à cause de la conjoncture économique », a relevé le coordonnateur résident.

Anthony Ohemeng-Bohama a précisé: « 10% du montant viendra de nous et 90% à mobiliser. Et, on compte énormément sur le gouvernement. Le Congo est un pays à revenu intermédiaire. Donc, il doit faire des efforts supplémentaires en termes de la mise à disposition des ressources financières pour financer les activités des agences du système des Nations unies ».


En plus des initiatives de développement, ce plan cadre permettra de répondre aux actions humanitaires résiduelles ou périodiques. Dans sa mise en œuvre, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture mettra, par exemple, un accent particulier sur le développement des chaînes de valeur dans le domaine de l’agriculture, la pêche et l’élevage puis, sur les projets de protection de la biodiversité.

L’Unicef, quant à lui, va prioriser la survie de l’enfant, la vaccination, la santé de la mère et de l’enfant, la qualité de l’éducation, la protection des enfants et la violence contre ces derniers. Il prendra également en compte l’aspect lié à l’eau, l’assainissement et l’environnement, nécessaire pour le développement de la santé et du bien-être des enfants.

La ministre du Plan a souligné que ce plan d’aide s’arrime parfaitement aux priorités de l’action gouvernementale pour les cinq années à venir. « Pour mobiliser les fonds afin que ce plan connaisse un succès, nous ferons en sorte que tous les partenaires internes et externes s’intéressent à notre situation en apportant leur contribution financière ou technique complémentaire », a-t-elle déclaré.

Notons que la signature de ce nouveau plan cadre intervient au moment où les Nations unies amorcent des réformes déterminantes pour renforcer leur performance dans la mise en œuvre des ODD, dans les Etats membres.

À LA UNE
Retour en haut