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Congo : le procès Okombi renvoyé au 31 janvier

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Le palais de justice de Brazzaville a connu une affluence des grands jours, à l’occasion de l’ouverture du procès d’André Okombi Salissa, annoncé pour le 17 janvier. À peine ouvert, ce procès a été renvoyé au 31 janvier.

Des motifs de non-conformité pour la sérénité des débats ont été évoqués dans le renvoi du procès d’André Okombi Salissa au 31 janvier, ce à la demande de la partie accusatrice, notamment l’État.

L’accusé qui a été extrait des locaux de la DGST où il est toujours gardé, d’où le non port de la tenue de bagnards, est apparu serein et visiblement en bonne santé.

Outre les parents, amis et connaissances de l’accusé, la presse, les partenaires politiques ainsi que de nombreux anonymes avaient pris place dans la salle d’audience archicomble.

André Okombi Salissa est accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, détention illégale d’armes et munitions de guerre.


Naguère à la majorité présidentielle où il avait successivement occupé des postes de ministre, André Okombi Salissa, alors député de Lékana était entré en quasi rébellion avec sa plate-forme politique, avant de rejoindre l’opposition, puis se présenter comme candidat à la présidentielle de 2016.

Après des mois de clandestinité, André Okombi Salissa avait été arrêté à l’aube du 10 janvier 2017 dans un quartier périphérique de Brazzaville.

Alors qu’ils y voyaient une heure de vérité pour la manifestation de la vérité, pour de nombreux observateurs ayant fait le déplacement du palais de justice de Brazzaville en ce 17 janvier, le renvoi de ce procès laisse un arrière-goût de lassitude et d’angoisse, même si ce n’est que partie remise.


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