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Brazzaville : les bibliothèques désertées par les congolais

Apercu d'une salle de lecture

L’avènement des téléphones Android et internet captive les congolais au détriment de la lecture. Les établissements comme la bibliothèque nationale et la grande bibliothèque universitaire deviennent peu à peu l’ombre d’eux-mêmes.

 

Les congolais fréquentent de moins en moins les bibliothèques. Les derniers chiffres disponibles les mois de janvier et février, auprès des structures concernées le démontrent d’ailleurs à suffisance : 340 usagers ont fréquenté la bibliothèque nationale et 2.435 sont allés consultés les livres à la grande bibliothèque universitaire. En effet, c’est à peine si l’on y rencontre des élèves et étudiants.

La raison de ce changement dans les habitudes des congolais, semble s’expliquer par leur intérêt croissant pour les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et des appareils téléphoniques Androids. Ces outils modernes leur permettent d’avoir accès aux ouvrages et autres contenus en étant chez eux grâce aux facilités qu’offrent le réseau internet.


Pour le directeur de la bibliothèque nationale à Brazzaville, Bernard Akondzo, le taux de fréquentation de la bibliothèque a baissé en raison du fait que son existence reste méconnue des citoyens. « Pour pallier à cette difficulté, des partenariats ont été signé avec des écoles publiques et privées pour que les responsables des écoles y envoient leurs élèves », ajoute-t-il.

L’écrivain et critique littéraire, Pierre Ntsemou, affirme quant à lui que les nouvelles technologies sont un outil important pour l’écrivain qui a la possibilité de conserver ses écrits sans les perdre : « Hier la version papier courait le risque d’intempérie. L’eau pouvait faire que nous perdions tout ce qui a été écrit avec l’encre. Sans oublier les rats, les fourmis, les termites et autres bestioles qui pouvaient ronger les papiers dans les maisons ou les bibliothèques. Les NTIC assurent un grands succès à nos livres aujourd’hui ».

Pierre Ntsemou rassure néanmoins que « Le livre en papier ne disparaîtra jamais car il met le lecteur en communion avec son auteur. Le contact entre l’écrivain et le lecteur au travers le livre en papier sera toujours au top ». L’écrivain conclut en disant que la lecture reste une nécessité dans la formation d’un homme, qu’elle soit une activité passionnante ou une pratique professionnelle.


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