Cette réforme vise à adapter le fonctionnement de ces deux structures aux exigences du cadre juridique actuel et aux défis du système sanitaire congolais.
Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville et le Laboratoire national de santé publique sont concernés par une réforme de leurs statuts. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement congolais a adopté deux projets de décret présentés par le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, en vue d’actualiser le cadre juridique de ces deux établissements publics.
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Le premier texte porte approbation des statuts du CHU de Brazzaville, créé par la loi n°008/87 du 7 février 1987. Principal établissement de référence nationale, cette structure assure des missions essentielles dans les domaines des soins et services de santé, de l’enseignement médical et de la recherche biomédicale.
Toutefois, l’ancienneté de ses textes statutaires et l’évolution du cadre réglementaire ont rendu nécessaire une mise à jour de son organisation. Le projet de décret adopté vise ainsi à mettre ses statuts en conformité avec la loi n°45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics à caractère administratif.
Cette actualisation doit permettre d’adapter le fonctionnement de l’établissement aux nouvelles exigences légales et institutionnelles.
Le second projet de décret concerne les statuts du Laboratoire national de santé publique, créé par l’ordonnance n°9/69 du 28 mars 1969. Cette structure occupe une place importante dans le dispositif sanitaire national, notamment à travers la surveillance épidémiologique et le contrôle de la qualité des produits alimentaires, pharmaceutiques et biologiques.
Son cadre juridique, devenu ancien, ne répond plus pleinement aux exigences actuelles en matière de gouvernance, de transparence et d’efficacité. À cela s’ajoutent les défis sanitaires liés à la multiplication des menaces épidémiques, à la mondialisation des échanges et à la nécessité de renforcer le contrôle des produits destinés à la consommation.
L’adoption de nouveaux statuts doit ainsi permettre au laboratoire de mieux exercer ses missions et de s’adapter aux dispositions de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif.



