Congo: Fortunat Ngouolali en garde à vue depuis samedi 02 juin

Le journaliste est soupçonné d’avoir publié sur les réseaux sociaux les déclarations et les échanges un peu heurtés des dirigeants du Parti congolais du travail (PCT) faites au cours d’une réunion secrète.

Depuis samedi 02 juin, le journaliste Fortunat Ngouolali, alias Vétiver, est en garde en vue dans une brigade du commandement de la gendarmerie de Bacongo. Ce journaliste est accusé d’avoir publié sur les réseaux sociaux les déclarations des dirigeants du PCT, faites au cours d’une réunion dite secrète. Il a été interpellé après une plainte déposée par un député de la majorité.

Le journaliste, Fortunat Ngouolali qui jusqu’ici nie les faits qui lui sont reprochés. Après sa première nuit de garde à vue, il a été reçu à l’hôpital à cause d’une crise de tension, puis ramené dans sa cellule après les soins.

Hier dimanche, ces confrères lui ont rendu visite tout comme Philippe Mvouo, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication.

De sources concordantes, après une enquête de la gendarmerie, il sera ce lundi face au procureur de la République.

Michel Maléla quitte le Club perspectives et réalités

Le secrétaire général du parti que dirige Aimé Hydevert Mouagni a fait part de sa démission, le 16 avril, dans un entretien exclusif aux Dépêches de Brazzaville.

Michel Maléla a parlé de son départ du Club perspectives et réalités (CPR), signifiant qu' »il n’y a pas eu de raisons particulières, c’est simplement une accumulation des faits qui ont présidé à cette réflexion ». Le désormais ex-secrétaire général de ce parti a poursuivi: « C’est depuis le dialogue de Sibiti de 2016 que les choses ont commencé à se détériorer suite à certaines décisions prises là-bas et auxquelles je n’étais pas d’accord. Malgré cela, je me suis remis au travail ».

Outre ces raisons, Michel Maléla a indiqué qu’il avait été, auparavant, rendu responsable sans raison de la contre-performance du CPR, lors des élections locales de 2014. Des rumeurs qui ont refait surface, a-t-il rappelé, après la publication, le 31 juillet 2017, des résultats des élections législatives.

 Le soir, nous nous sommes retrouvés tous dans la rue Djambala avec près de cinq cents personnes. Je croyais que c’était le moment de voir les faiblesses du parti ou de lire un mot qui serait dans le sens du redémarrage du parti. Bien au contraire, tout était concentré sur ma personne et j’étais livré à la vindicte populaire. Pour la plupart, c’est moi qui étais à l’origine de l’échec du parti à ces élections. A ce moment, la coupe était pleine et il me fallait donc partir. Voilà les raisons qui ont fait que je quitte le CPR », a-t-il expliqué.

Membre du Parti congolais du travail (PCT) aujourd’hui, Michel Maléla a donné là aussi ses raisons.  « J’ai adhéré au Parti congolais du travail, parce que c’est un parti national qui a formé tant de gens et, j’avais aussi, depuis fort longtemps, des sentiments pour ce parti », s’est-il justifié.

Parlant des relations entre le CPR et le PCT, il a laissé entendre que ce sont certes des partis de la majorité présidentielle avec la social-démocratie comme fondement idéologique, cependant, la différence se situe au niveau de la pédagogie.

Angélique Bantsimba élue à la tête du comité PCT Madibou

La nouvelle présidente a été choisie par ses pairs, le 13 février à Brazzaville, au terme de la première session extraordinaire du comité PCT de l’arrondissement 8, Madibou, qui a mis en place son nouveau bureau composé de sept membres.

« Nous allons organiser le parti dans la paix, la sincérité, pour qu’il aille de l’avant, comme le veut son président, le camarade Denis Sassou N’Guesso. Et la mission du nouveau comité sera de bien gérer son fonctionnement « , a déclaré Angélique Bantsimba.

Prenant le premier la parole, le président sortant du comité PCT (Parti congolais du travail) de Madibou, Romuald Bassenga, a exhorté les militants du parti de cet arrondissement à témoigner d’une forte discipline et d’un bon sens du devoir.

Le PCT, a-t-il souligné, demeure la formation politique la mieux structurée du pays. Il a souhaité qu’au terme des travaux, des moyens soient trouvés pour mieux affronter les futures batailles.

Pour sa part, ouvrant les travaux, le président de la fédération PCT du département de Brazzaville, Gabriel Ondongo, a rappelé que la revitalisation et la redynamisation du comité PCT de Madibou commandent le respect des procédures de gestion pour un fonctionnement harmonieux des organes à rendre opérationnels.

« La nécessité pour nous de redynamiser les structures de notre parti pour des raisons diverses obéit non seulement à nos principes d’organisation, mais participe également à la consolidation du dispositif du combat politique pour lequel les partis sont créés. », a-t-il indiqué.

Pour Gabriel Ondongo, le parti ne peut espérer une victoire quelconque avec des organes constitués d’animateurs non combatifs. « Les meilleurs animateurs doivent mettre en avant l’intérêt général, l’intérêt du parti au lieu de privilégier leurs intérêts personnels. Que peuvent valoir nos organisations politiques, si elles ne sont pas animées par des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités et ayant la connaissance des techniques de mobilisation ? », s’est-il interrogé.

Le président du PCT du département de Brazzaville n’a pas manqué de saluer l’initiative du chef de l’Etat d’entamer le processus de paix pour une sortie de crise dans le Pool.