Congo Brazzaville : les femmes adressent un mémorandum au chef de l’État

A l’occasion de la 116è édition de la journée internationale des droits de la femme, les femmes congolaises ont consigné leurs aspirations dans un document commun et s’engagent pour une participation active au cours du prochain quinquennat.

Les activités marquant la célébration de la journée internationale de la femme le 08 mars dernier au Boulevard Alfred-Raoul de Brazzaville ont donné l’occasion de comprendre les aspirations des femmes congolaises pour les prochaines années. Au cours de la cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo, les femmes ont dévoilé un aperçu de ce qu’elles veulent et qu’elles ont consigné dans un mémorandum commun intitulé ‘’Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président’’.

Pour les cinq prochaines années, les femmes congolaises sollicitent auprès du prochain président de la République, plus de justice sociale, d’égalité de chance. Dans le mémorandum présente par Yennie Clara Mathurine Ossete Mberi Moukietou, secrétaire permanente du Conseil consultatif de la femme, la responsabilité partagée, l’action concrète et mesurable, la redevabilité mutuelle sont entre autres demandes que les femmes font à la plus haute autorité de l’État.

D’après la ministre de la Promotion de la femme, ces points ont été arrêtés et mis en commun à la suite du recensement des doléances des femmes au niveau des départements. Les propositions recueillies lors des descentes sur le terrain ont permis aux femmes de concevoir un pacte qu’elles proposent au chef de l’État. Dans un contexte politique marquée par la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars, la ministre a opté pour la continuité à la tête de l’État.

Pour elle, il n’est pas question de changer le président sortant Denis Sassou N’Guesso en raison des progrès observés en faveur de la condition féminine. Grâce au chef de l’État, ‘’nous voyons comment la femme est maintenant respectée, comment est-ce qu’il y a maintenant des femmes dans les postes de prise de responsabilité et c’est ce qui fait que nous lui proposons ce pacte’’, a soutenu le membre du gouvernement.

Journée internationale de la femme : à Poto-Poto, les femmes prônent la paix

Les femmes des quartiers 31 et 32 de la circonscription de Poto-Poto s’engagent à promouvoir la culture de paix, d’entraide, du travail mutuel.

 

Les femmes de la République du Congo de concert avec les femmes de la communauté internationale ont célébré le 08 mars. Les femmes de Poto-Poto ne sont pas restées en marge. Au cours d’une conférence débat organisé par le député, Jean de Dieu Kourissa pour l’occasion, des femmes ont pris des engagements.

Encadrées par des experts en développement et promotion des droits féminins, les habitantes de Poto-Poto ont célébré la journée dédiée à la vulgarisation des droits des femmes à travers un moment d’échange et de partage d’expérience.

C’est donc au terme des débats que les participantes ont promis de vulgariser les notions acquises lors de la conférence. Notamment les notions de paix, d’entraide, du travail mutuel et du respect des droits de l’homme.

Journée internationale de la femme : deux pièces de théâtre égayent le public

Deux réprésentations théâtrales des oeuvres litteraires de l’écrivain Henri Djombo ont meublé la Journée internationale des droits de la femme, la veille 7 mars, à l’auditoruim du Conseil congolais des chargeurs. Une initiative de l’Union nationale des écrivains et artistes congolais (Unéac).

 

Les Amazones de théâtre de Brazzaville et Pointe-Noire ont présenté la pièce « Madame la DG », mise en scène par Osée Colins Koagné, tandis que les Amazones de théâtre de Pointe-Noire ont joué la pièce « Le mort vivant », mise en scène par Bruno Tsamba.

La pièce « Madame la DG » peint les travers de la société en mettant à nu les vices que certains immoraux veulent transformer en vertus.

Mathilde Niamo est directrice générale d’une société nationale condamnée à la faillite, dont les seuls travailleurs sont des femmes. Elle y découvre un univers tissé de passions et de violences gratuites et doit faire face à la bureaucratie, aux fausses rumeurs, aux intrigues de ses collaborateurs, des syndicalistes et au comportement d’un mari gigolo qui handicapent son action de cheffe d’entreprise. Intrépide, elle est engagée à marcher contre vents et marées et réussit à relancer la société, prouvant ses capacités managériales et le fait que, contrairement aux idées reçues, le secteur productif de l’État peut être compétitif et prospère, et qu’il possède réellement un bon avenir. Débarquée cavalièrement de son poste, elle assiste à la dérive de cette entreprise qui s’en suivra et à sa condamnation à la disparition.

La scène met en lumière la bravoure d’une femme et les défauts qui minent l’entreprise publique, la mènent à la mort et marquent la différence avec le secteur privé et l’environnement où prospèrent les entrepreneurs des continents d’ailleurs. Informé plus tard sur l’injustice dont elle a été frappée, le père de la nation réhabilitera Mathilde et la nommera ministre des entreprises d’État, ce qui suscitera un remue-ménage en leur sein.

Mis en scène par Bruno Tsamba, « Le mort vivant » est une comédie où les faits, tantôt loufoques, tantôt burlesques et parfois sadiques et cruelles, présentent comme dans un miroir l’homme dans la peau de bourreau et victime.

L’intrigue: Joseph Niamo vient de la ville. Il est fait prisonnier lors de son séjour au village, alors qu’il admirait la nature, à proximité de la frontière d’un pays voisin, le Yangani. Emmené dans la capitale Bandéiraville, il sera incarcéré, torturé, jugé et condamné à mort. Blanchi quatre ans plus tard à la suite d’un non-lieu, on le remettra clandestinement à son pays.

Ce retour d’un homme qu’on a dit mort et dont on a fait le deuil met à nu non seulement les sentiments que les humains éprouvent vis-à-vis des morts, dans des scènes d’un comique indescriptible, mais aussi leur cupidité et leur stupidité face aux biens, excitée par leurs intérêts divers.

Ces deux pièces de théâtre sont une véritable prédication pour un monde plus juste, humaniste et convivial.

Congo-JIF : les femmes ont leur mot à dire dans le processus électoral

C’est ce que pense la ministre en charge de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo.

Les femmes congolaises de concert avec le reste des femmes du monde ont célébré la Journée internationale de la femme. Cette journée dédiée aux revendications des droits des femmes. A cet effet, la ministre qui présidée une rencontre pour l’occasion a demandé à ses sœurs de ne permettre à personne de détruire leurs rêves.

La Journée internationale de la femme commémorée au Congo sous  le thème : « Femme congolaise, la paix et le processus électoral dans le contexte de la pandémie à coronavirus ». Un thème qui devrait interpeller la femme congolaise, a-t-elle expliqué.

Pour Jacqueline Lydia Mikolo, la femme a une voix qui compte et ne doit pas permettre qu’on lui vole la paix. Elle doit aussi s’impliquer dans la réalisation des activités du mois de la femme.

Les femmes ont aussi été édifiées sur l’avant-projet de loi sur les violences faites aux femmes transmis au secrétariat général du gouvernement qui suit son cours. « L’avant-projet de loi intègre les nouvelles formes de violences basées sur le genre : les violences en milieu professionnel, les violences économiques et prend en compte la femme refugiée en tant qu’une personne vulnérable », a-t-elle déclaré.

Il faut relever qu’un numéro vert d’urgence est mis à la disposition des femmes  pour dénoncer toutes formes de violences faites à leur égard.  Le 14 44 est un numéro gratuit permettant aux victimes et aux témoins des actes de violences basées sur le genre de joindre les services de sécurité dans l’anonymat.

La ministre a rappelé quelques avancées significatives dans le domaine de l’éducation des filles. Selon elle, la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans. Dans le domaine de la santé avec la gratuité de la césarienne, de la chirurgie de la grossesse extra utérine,  de l’implantation des Centres de santé intégrés maternels et infantiles et bien d’autres.