Un projet destiné à mieux anticiper, détecter et combattre les menaces sanitaires majeures auxquelles le pays est confronté.
Les autorités congolaises envisagent la création, à Pointe-Noire, d’un Institut national de biologie et de veille sanitaire. L’annonce a été faite mercredi 21 janvier 2026, par le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans un contexte mondial marqué par la pandémie de COVID-19, qui a mis en évidence la vulnérabilité des systèmes de santé face à la persistance des maladies endémiques et à l’émergence de nouveaux agents pathogènes favorisée par la mobilité humaine accrue.
Le futur institut aura pour ambition d’améliorer la réactivité épidémiologique du pays grâce à des outils de diagnostic avancés et performants. Il contribuera également au renforcement de la souveraineté sanitaire et scientifique nationale, en réduisant la dépendance vis-à-vis des structures étrangères pour certaines analyses spécialisées.
Au-delà de la surveillance sanitaire, le projet se veut un pôle d’excellence multidisciplinaire. Il soutiendra la recherche biomédicale, écologique et biotechnologique, tout en jouant un rôle clé dans la formation académique et professionnelle dans le domaine de la santé. Le ministre Jean-Rosaire Ibara a souligné que cette dimension scientifique et pédagogique est essentielle pour bâtir un système de santé résilient et durable.
Concrètement, l’institut devrait abriter un laboratoire central de référence. Celui-ci sera chargé d’analyses biomédicales, toxicologiques, physico-chimiques et microbiologiques, ainsi que de contrôles de qualité et d’expertises dans des secteurs stratégiques tels que la biologie médicale, l’alimentation, la nutrition, la pharmacie, l’eau et l’environnement.
Le Congo, à l’instar de nombreux pays africains, continue de faire face à des défis sanitaires importants, notamment le choléra, la fièvre jaune et la rage. À ces menaces s’ajoutent des pathologies endémiques telles que le paludisme, la tuberculose, l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui nécessitent une surveillance permanente et des capacités de réponse renforcées.

