Culture




Riac 2019 : la huitième édition s’achève

Après trois semaines d’expression, d’apprentissage et de partage, plus d’une soixantaine d’artistes du continent et de la diaspora qui ont…

Après trois semaines d’expression, d’apprentissage et de partage, plus d’une soixantaine d’artistes du continent et de la diaspora qui ont communié, le Riac met la clé sous le paillasson.

Ce sont soixante-quatorze artistes originaires des deux Congo, de la France, la Martinique, la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Sénégal, du Cameroun, du Mali, du Bénin, du Rwanda, du Nigeria, de l’Ouganda et enfin des Etats-Unis ont participé, du 2 au 25 septembre à Brazzaville, à  la huitième édition de la Rencontre internationale de l’art contemporain (Riac).

L’édition de cette année a été marquée par l’introduction de trois nouveaux ateliers que sont le slam, la gastronomie et devenir artiste, rejoignant le rang des ateliers déjà existants : arts-plastiques, critique d’art, performance et vidéo d’art-photographie.

Le poète et slameur camerounais, Capitaine Alexandre, a conduit l’atelier slam tandis que la performance était codirigée par Issa Nyaphaga (Cameroun) et Didier Manuel (France). De son côté, l’écrivain camerounais, Lionel Manga a piloté l’atelier critique d’art.

L’atelier vidéo d’art-photographie a été animé par l’artiste martiniquaise, Elise Fitte-Duval, pendant que celui de gastronomie était dirigé par le chef Diouf Samba. Du côté des arts plastiques, c’est Soly Cissé, artiste-peintre, sculpteur vidéaste et scénographe originaire du Sénégal, qui a encadré les différents inscrits à cette discipline.

Nouvellement intégré, l’atelier « devenir artiste » était conduit par la Française Lucie Touya qui agit dans le domaine des arts depuis près de vingt ans pour la création contemporaine, les artistes et les échanges internationaux.

Outre la formation, la huitième édition de la Riac avait également mis un point d’honneur à la créativité et au talent des artistes, à travers une série de spectacles et une exposition-peinture, le temps du festival.

« Il n’y a plus d’impossible, rappelons-le. Par cette édition, nous avons fécondé le vivant pour reconstruire l’humanité. De belles rencontres se sont faites autour des partages enrichissants. Nous en sortons grandis et extrêmement comblés par les compétences et témoignages des uns et des autres », a évoqué Landry Mbassi, commissaire de cette  édition.

Une dernière soirée sous le signe de l’amitié…

Le 22 septembre, la Riac a réuni au sein des ateliers Sahm, initiateur et siège de la rencontre, tous ses participants ainsi que le public de divers horizons pour la clôture de la huitième édition placée sous le signe de « Réinvention du monde…à l’aube des traversées ». A cet effet, la soirée a vibré au rythme du slam ; d’une exposition éphémère, dans les ruelles de la Glacière, rassemblant plus d’une quinzaine de tableaux autour des thématiques actuelles ; d’une installation artistique ; de performances vocales, de danse contemporaine, d’animation musicale et de dégustation culinaire.

Par ailleurs, la Riac a décerné plus d’une vingtaine de prix et bourses à l’endroit de quelques artistes nationaux et étrangers ayant pris part à la huitième édition, en vue de leur permettre d’apprendre et de vivre davantage de belles expériences grâce à leur passion pour l’art.

« L’art libère, l’art guérit, l’art construit, l’art rassemble, l’art dénonce… Il n’y a rien de plus beau que l’art », a déclaré une artiste congolaise.

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