La direction générale des affaires électorales a bouclé la réception des dossiers de candidatures comme prévoit la loi. Pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, sept candidats ont déposé leurs dossiers.
Le processus électoral entame la phase décisive en République du Congo. Au terme de la période consacrée à la déclaration des candidatures, sept personnalités ont manifesté leur engagement de participer au scrutin en tant que candidats. La compétition commence déjà avec l’examen de leurs dossiers, lequel aboutira, par décision de la Cour constitutionnelle, à la rétention des candidats définitifs.
En attendant cette décision, Denis Sassous Nguesso président sortant, 82 ans dont 40 au pouvoir, brigue un nouveau mandat. Il vient de passer avec succès l’épreuve du contrôle sanitaire à la Cour constitutionnelle. Épreuve à l’issue de laquelle il a été déclaré mercredi dernier apte à exercer les fonctions présidentielles. Le résultat médical valide ainsi le premier niveau de sélection qui n’engage pas encore les performances électorales, lesquelles exigent une compétition à la base, selon les principes démocratiques. Et à laquelle l’homme d’État s’apprête à participer face à six adversaires tant bien que mal connus, qui s’avancent en tant qu’opposants mais en rang dispersé.
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Parmi eux, certaines figures sont bien connues de la scène politique congolaise pour avoir déjà à plusieurs reprises, challengé le président sortant au cours d’une élection au moins. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou est à sa cinquième tentative. Après 2002, 2009, 2016 et 2021, le moment est arrivé pour lui, de capitaliser sur la base de son expérience et de sa connaissance du Congo et des habitudes des Congolais. Tout comme lui, Anguios Nganguia Engambé va prendre part au scrutin pour la quatrième fois consécutive. Opposant du régime durant ces dernières décennies, il s’engage à offrir aux fidèles du changement la victoire à travers les urnes. Dave Mafoula revient aussi après l’expédition de 2021 tout comme l’universitaire spécialiste des questions de droit Vivien Manangou. L’ancien député Zinga Mabio Mavoungou aussi en lice lorgne le fauteuil présidentiel.
La surprise de cette liste de candidats à la candidature est le jeune Melaine Destin Gavet Eléngo. Âgé de 35 ans, il est ingénieur géologue pétrolier, investi à l’élection par le Mouvement républicain (MR). Il incarne la jeunesse qui ose prendre la gouvernance du pays en main.
Ces sept candidats, au cas où ils sont retenus par la Cour constitutionnelle, vont animer la scène politique, leurs états-majors avec, jusqu’au 15 mars 2026.
Cependant, l’absence des deux partis politiques considérés comme les principaux de l’opposition, l’UPADS et Ludh-Yuki, interroge sur le véritable enjeu de cette élection. Cette absence révèle déjà un certain déséquilibre des forces en présence amenant les observateurs à ranger le prochain scrutin dans la liste des élections qui se succèdent selon la démocratie à l’africaine qui consiste pour le camp sortant à organiser l’élection pour ne pas la perdre. Les derniers scrutins au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en RCA et celui qui aura lieu au Bénin le 12 avril prochain, en sont quelques illustrations déplorables.



