Personnalités › Interviews

Inauguration à Pointe-Noire d’un campus flambant. Les précisions avec directrice du Campus

L’ICAM vient d’inaugurer un campus flambant neuf à Pointe-Noire pour accueillir les étudiants d’Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Tchad, Centre Afrique et Gabon) qui souhaitent faire un licence professionnelle avec possibilité de finir un cycle d’ingénieur à Douala. Yolande Moumpala, directrice du Campus de l’Icam nous explique tout ce qu’il faut savoir.

Ce campus congolais accueille quels étudiants ?
À Pointe-Noire, nous avons fait le choix d’admettre en notre sein les jeunes de l’Afrique centrale pour 5 pays. Nous avons donc des Camerounais, pour le plus grand pourcentage, soit 50 % de nos effectifs ; nous avons des Congolais, Congo Brazzaville, soit 25 % de nos effectifs ; et les autres 25 % sont répartis entre le Tchad, la Centrafrique et le Gabon.

Ils suivent quelles formations et pendant combien de temps ?
Les formations, nous en avons 4 sur 2 sites. Ils commencent le premier cycle à Pointe-Noire pour ceux qui font licence professionnelle exploration pétrolière, ce qui commence par 2 ans, L1 et L2. A partir de la L3, les étudiants peuvent choisir entre licence professionnelle pétrole, ou licence à Douala pour tout ce qui est environnement. Et ensuite, après ces 2 ans, pour le cycle ingénieur, les étudiants vont à Douala pour finir le cycle ingénieur sur 5 ans. Donc, 2 ans à Pointe-Noire, L1, L2, A1, A2 ; 3 ans à Douala, et 1 année à Pointe-Noire pour la licence professionnelle pétrole.

Tout est neuf dans ce campus ?
Oui, tout est neuf parce qu’on est implantés au Congo depuis 2002, date d’arrivée pour le groupe ICAMen Afrique centrale. 2002 à Pointe-Noire et 2004 à Douala. Et nous avons été gracieusement hébergés par Total E Congo sur son site du Kilomètre 4, centre de formation. Et donc, pendant 15 ans, nous avons profité de tous les ateliers que Total a mis à notre disposition. C’est clair qu’aujourd’hui le diplôme d’ingénieur attire beaucoup de jeunes, et donc il nous faut aussi, dans un contexte africain qui est en mal, des écoles de formation et que nous agrandissions les effectifs pour accueillir plus de jeunes.

Les examens se passent sur 23 centres disséminés dans plusieurs pays. C’est quoi ces examens ?


C’est un concours. Il y a des examens écrits, et à la fin nous avons des entretiens. Pour la première étape, nous avons 4 épreuves. Nous avons les mathématiques, physique, logique, et français, et ce à la même heure, le même jour, sur tous les Etats que je venais de citer tout à l’heure. C’est un concours avec beaucoup de candidats, assez sélectif parce que tout simplement, derrière, nous souhaitons former une élite.

Combien de dossiers pour combien d’admis ?
Alors là, ça dépend des années. Et aujourd’hui, on ne parlerait pas vraiment en termes de dossiers comme tels parce que notre objectif, à terme, c’est le nombre de candidats, le nombre de jeunes que nous intégrons dans nos formations, même si nous n’avons que 200 candidats. Aujourd’hui, avec l’état de crise de l’Afrique centrale, il faut le reconnaître que depuis 3 ans, et il y a aussi quelques discordances avec les plannings des écoles, nous n’arrivons pas vraiment à faire valoir notre recrutement.

Un conseil pour préparer les concours pour les futurs candidats ?
Pour les futurs candidats, le seul conseil est déjà qu’ils aient cette passion des études. Qu’ils aient ce rêve parce que ça commence d’abord par soi. Qu’est-ce qu’on veut faire de sa vie ? Qu’est ce que je veux faire ? Et nous derrière, nous amenons une solution, qui n’est peut-être pas la meilleure, mais en tout cas nous faisons une proposition à ces jeunes pour qu’ils fassent, ici, dans leur pays, à proximité de leur famille, les mêmes études que ceux qui vont en France.

Pour faire des études d’ingénieur ou des études de technicien, il faut aussi bien travailler, parce qu’il y a un concours qui est assez sélectif. Donc, derrière, il faut vraiment cet enthousiasme, cet amour de la performance, de l’excellence qui fera que dans 2 matins ils seront admis chez nous. Nous avons un site pour ceux qui veulent donc se préparer à notre concours. Déjà il faut avoir soit un BAC C pour les Congolais, un BAC D, un BAC E ou un BAC S, parce que physique-mathématique c’est vraiment une base pour nous qui sommes orientés mécanique, électricité, automatisme. Avec ce bagage ils peuvent affronter notre concours. Sur notre site, ils pourront aller voir comment sont présentés nos sujets, parce que c’est atypique par rapport à ce à quoi ils sont confrontés tous les jours dans leur parcours académique. Et là, avec ces sujets, ils peuvent s’entraîner, et si possible venir (dans l’école).

 

À LA UNE
Retour en haut