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Elections au Guyana: accusations de fraude, résultats en suspens

Des accusations de fraude électorale ont terni le scrutin législatif lundi au Guyana, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, où les résultats sont attendus dans la semaine.

Le futur gouvernement de ce membre du Commonwealth, entre Venezuela, Brésil et Suriname, devra gérer la manne pétrolière tirée de l’exploitation de vastes champs pétroliers off-shore découverts en 2016 par le géant américain ExxonMobil.

Le président David Granger, du Partenariat pour l’unité nationale et l’Alliance pour le changement (ANPU-AFC), cherche à consolider sa majorité d’un seul siège au Parlement, dont les 65 sièges sont à renouveler. Dans une vie politique largement guidée par les divisions ethniques, il est soutenu par la communauté afro-guyanaise, les descendants d’anciens esclaves.

Ses opposants du Parti progressiste du peuple (PPP) sont populaires auprès de la communauté indo-guyanaise, formée par les descendants d’émigrés indiens amenés par l’ancien colon britannique.

L’ANPU-AFC a accusé le PPP d’avoir fraudé dans un de ses bastions, Mon Repos, en banlieue de la capitale Georgetown, en faisant voter des électeurs non inscrits. La police anti-émeutes s’y est déployée pour empêcher toute violence.

Globalement dans le pays, le scrutin s’est tenu sans incident, selon la commission électorale du Guyana (GECOM).


Le chef de la mission d’observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA), le Jamaïcain Bruce Golding, a appelé les autorités à proclamer des résultats dès que possible.

« Ce n’est pas bon d’avoir une élection le lundi et plusieurs jours qui peuvent s’écouler sans que le peuple du Guyana ne sache quel est le résultat du scrutin », a-t-il déclaré. « Cela offre un terreau fertile aux rumeurs et aux théories du complot ».

Les autorités estiment qu’au vu des difficultés logistiques dans un pays en bonne partie recouvert par la forêt vierge, les premiers résultats devraient tomber mercredi ou jeudi.

Onze partis étaient en lice pour ces législatives, au scrutin proportionnel, alors que deux seulement étaient représentés dans le Parlement sortant, avec 33 sièges pour l’ANPU-AFC et 32 pour le PPP. Le chef du parti arrivé en tête devient président.

Ce pays de 750.000 habitants doit afficher une croissance économique record de 85% pour 2020, selon les prévisions du Fonds monétaire international, en faisant progressivement passer sa production pétrolière de 52.000 barils par jour à 750.000 barils/jours en 2025. Mais il n’y est pas préparé, manquant d’experts du secteur et de cadre législatif adapté.


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Publié le 01.09.2020

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