Congo : le PRL se retire de l’Opposition politique

La décision a été rendue publique à travers une lettre adressée, le 2 février, au chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty-Mabiala, par le président du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

 

Le Parti républicain et libéral (PRL) a officiellement annoncé son retrait du cartel de l’Opposition politique congolaise (OPC). Dans une correspondance, le dirigeant du PRL informe sans ambiguïté de la rupture avec l’OPC, précisant que ce retrait prend effet immédiatement. « Par la présente, nous avons l’avantage de vous informer officiellement de la décision du PRL de se retirer du cartel dénommé Opposition politique congolaise, avec effet immédiat, à compter de ce jour, 2 février 2026 », a-t-il écrit.

Selon Nicéphore Fylla Saint-Eudes, cette décision est le fruit d’une réflexion approfondie. Elle s’explique notamment par une inadéquation des visions idéologiques ainsi que par des désaccords stratégiques dans les approches politiques au sein du regroupement. Des divergences qui, au fil du temps, ont rendu difficile la poursuite d’une action commune.

Malgré cette séparation, le président du PRL a tenu à saluer le travail réalisé durant la période de collaboration avec l’OPC. Il a également formulé des vœux de réussite à ses anciens partenaires politiques pour la suite de leurs ambitions, tout en réaffirmant l’engagement de son parti à assurer une transition ordonnée. « Conformément à nos engagements, nous prendrons les mesures nécessaires pour assurer une transition ordonnée, dans la perspective de nos aspirations », a-t-il souligné.

Congo-Présidentielle 2026 : le PRL apporte son soutien à Denis Sassou N’Guesso

Le Parti républicain et libéral (PRL) a clôturé, le 31 janvier à Brazzaville, les travaux de sa troisième convention nationale, marquée par l’adoption de plusieurs résolutions majeures, dont une dédiée à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars prochains.

 

Parmi les points saillants de ces assises figurait le choix du candidat que le PRL entend soutenir lors de ce rendez-vous électoral décisif. À l’issue d’un examen approfondi du contexte politique national et international, cette formation politique, membre de l’opposition, a décidé d’apporter son soutien à la candidature du président sortant, Denis Sassou N’Guesso.

Dans sa déclaration officielle, le PRL justifie ce choix par des considérations qu’il qualifie de patriotiques et responsables. « Tenant compte des motions des douze départements sur treize, de la configuration politique actuelle du pays, des mutations mondiales ainsi que des transitions africaines et congolaises, nous estimons que notre devoir patriotique est de promouvoir et de soutenir la candidature du président sortant, Son Excellence M. Denis Sassou N’Guesso », souligne le parti.

Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, le président national du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a exposé devant les militants les motivations profondes de cette décision. Selon lui, le choix porté sur le chef de l’État sortant repose sur sa capacité à garantir l’unité nationale et la stabilité du pays dans un contexte international marqué par de profondes incertitudes.

« Notre candidat incarne l’unité nationale, il est le garant de la stabilité dans un monde en furie. Il dispose de l’expérience des grandes transitions, maîtrise les arcanes de la diplomatie mondiale et peut conduire le Congo jusqu’en 2030 avec sagesse, sécurité et détermination », a-t-il affirmé.

Outre les questions politiques, cette troisième convention nationale a également été consacrée au renouvellement des instances dirigeantes du parti. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes a été réélu à la tête du PRL. Les congressistes ont par ailleurs mis en place un secrétariat exécutif national de dix-huit membres, une coordination nationale de plus de 150 membres, un comité de sages ainsi qu’un comité paritaire chargé de la résolution des litiges.

Créé en 1990, le Parti républicain et libéral a profité de cette rencontre pour célébrer ses 36 années d’existence, réaffirmant à cette occasion sa volonté de demeurer un acteur engagé du débat politique national.