Comment Oligui Nguema veut faire de Libreville un carrefour de grandes rencontres

Le chantier du nouveau Palais des Congrès de Libreville entre dans sa phase finale, et le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, suit personnellement l’avancement des travaux. Depuis le début du mois de mars, il s’est rendu à plusieurs reprises sur le site, où il est accueilli par Nina Abouna, Commissaire générale aux expositions, ainsi que Selim Bora, Président du Groupe Summa, entreprise chargée de la construction. Ces visites répétées témoignent de l’importance stratégique accordée à ce projet, qui dépasse largement la simple livraison d’une infrastructure moderne.

Car le choix du lieu n’est pas anodin. Le Palais des Congrès s’élève sur l’ancien site de la Cité de la Démocratie, un espace profondément inscrit dans la mémoire politique du pays. C’est là que se sont tenus certains des moments les plus marquants de l’histoire contemporaine du Gabon, notamment la Conférence nationale de 1990, qui a ouvert une nouvelle ère institutionnelle. La disparition progressive des bâtiments au fil des années avait laissé un vide, presque une blessure symbolique, comme si un chapitre essentiel de la vie nationale s’était refermé sans être remplacé. En décidant de reconstruire à cet endroit précis, le Chef de l’État fait le choix d’une continuité assumée : redonner vie à un lieu où le pays a appris à débattre, à se transformer et à se projeter vers l’avenir.

Mais cette renaissance n’est pas seulement mémorielle. Elle s’inscrit dans une vision beaucoup plus large : celle de faire de Libreville un véritable carrefour de grandes rencontres internationales. Le futur Palais des Congrès, conçu selon les standards internationaux, doit devenir l’outil central d’une stratégie d’attractivité ambitieuse. Avec son auditorium de 3000 places, ses espaces modulables, ses équipements technologiques de pointe et sa capacité à accueillir des sommets de haut niveau, l’infrastructure est pensée pour repositionner le Gabon sur la carte des destinations capables d’abriter des conférences diplomatiques, économiques et institutionnelles d’envergure.

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Cette orientation répond à une volonté clairement exprimée par le Chef de l’État : développer le secteur MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions) comme un levier de rayonnement et de croissance. Dans une région où peu de pays disposent d’infrastructures de cette ampleur, Libreville entend se distinguer et capter une partie des grands événements internationaux qui façonnent les dynamiques politiques et économiques du continent. Le Palais des Congrès devient ainsi la pierre angulaire d’une stratégie de soft power, destinée à renforcer l’influence du Gabon et à diversifier son économie.

Le Commissariat Général aux Expositions du Gabon (CGEG), dirigé par Nina Abouna, jouera un rôle déterminant dans cette transformation. Sa mission sera de structurer l’offre événementielle nationale, de professionnaliser l’accueil des délégations et de bâtir une véritable industrie MICE capable d’attirer durablement des rencontres internationales. L’inauguration du Palais, prévue début mai en présence de plusieurs chefs d’État, marquera le lancement officiel de cette nouvelle ambition.

À travers ce projet, le Gabon ne se contente pas de reconstruire un bâtiment : il réactive un symbole, affirme une vision et prépare l’avenir. Libreville aspire désormais à redevenir un lieu où l’on se rencontre, où l’on dialogue, où l’on décide et prend acte de la concrétisation des partenariat stratégiques. Un carrefour, au sens plein du terme.

Arno Mathieu Bilalongo

Congo : Sassou N’Guesso aux obsèques de Marcel Eloi Rahandi Chambrier

Le Chef de l’Etat Congolais est allé vendredi 11 décembre à Libreville au Gabon pour rendre un dernier hommage à l’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise.

Le Président Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Libreville au Gabon, vendredi 11 décembre, pour rendre hommage au Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier. L’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise, est décédé le 27 novembre dernier dans sa propre polyclinique à Libreville à 87 ans.

Le défunt Chambrier était proche de feu Omar Bongo Ondimba qui, lui également, était l’ami de l’actuel Président de la République du Congo.

L’épouse d’Alexandre Barro Chambrier, fils du défunt, serait la nièce directe de la Première Dame du Congo. Marcel Eloi Rahandi Chambrier a été inhumé dans la stricte intimité familiale samedi à Libreville.

Canal+ International lance des formations pour des acteurs de l’audiovisuel

Le programme «Canal+ University» a été lancé à Brazzaville et à Libreville pour dispenser des formations professionnelles aux acteurs de l’audiovisuel en Afrique.

Ce programme vise à encourager les transferts de compétences sur le continent africain dans le secteur des médias. Les Journalistes, réalisateurs, monteurs et autres membres des équipes de production de Canal+ International se déplaceront sur le continent africain pour des sessions pratiques.

L’initiative naît du succès rencontré par l’Afrique au Féminin à Abidjan (Côte d’Ivoire), les formations aux métiers du cinéma et de la télévision qui se sont tenues à Bamako (Mali) et Cotonou (Bénin) en début d’année 2019. Canal+ International entend alors aller plus loin et faire de Canal+ University un centre de formation itinérant dans les villes africaines.

Pour lancer Canal+ University, Libreville (Gabon) et Brazzaville (Congo) ont été reçus les premiers ateliers ce mois de juin. Joëlle Edédéghé Ndong et Charles Mbuya, deux des journalistes vedettes de Canal+ en Afrique, les ont animés.

Joëlle Edédéghé Ndong, journaliste-reporter gabonaise présentatrice de l’émission Bonjour Santé, a délivré du 5 au 8 juin, une formation sur les techniques d’écriture et les techniques de présentation à 20 gabonais lors des Sambas Professionnels à Libreville.

Charles Mbuya, journaliste sportif de Canal+, présentateur de Talents d’Afrique, était quant à lui à Brazzaville du 3 au 8 juin pour préparer 15 journalistes du service de la production des programmes sportifs de Télé Congo à commenter un évènement sportif, à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Canal+ University a aussi pour objectif de former des journalistes, producteurs, réalisateurs africains afin qu’ils puissent offrir des programmes, sous différents formats, qui s’exportent hors du continent.

«Nous sommes engagés auprès des acteurs locaux du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique. Canal+ International est un partenaire des talents africains, et nous mettons tout en œuvre pour leur offrir le plus d’opportunités possibles», déclare Grâce Loubassou, Responsable Relations Institutionnelles Afrique de Canal+International, qui pilote le projet.

Ce n’est pas une première pour Canal+ en Afrique, la structure a déjà dispensé plus de 15 000 heures de formation ces deux dernières années sur le continent grâce à des partenariats avec des sociétés de production et des chaînes de télévision nationales.