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Projet Lisungi : les familles sortent peu à peu de la précarité

Plusieurs bénéficiaires des allocations du projet Lisungi réalisent des micro-projets pour améliorer leurs conditions de vie. Dans les circonscriptions d’action sociale de l’arrière-pays, certains d’entre eux ont donné de la voix pour témoigner.

Le projet Lisungi dont l’objectif principal est de mettre fin à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté porte des fruits au sein des couches sociales défavorisées et vulnérables concernées auxquelles ledit projet est dédié même si beaucoup reste à faire. Dans les circonscriptions d’action sociale de l’intérieur du pays, les conditions de vie de plusieurs bénéficiaires s’améliorent peu à peu grâce aux fonds qui leur sont alloués, soit 250 000FCFA par micro-projet éligible, pour réaliser des activités lucratives qu’ils réussissent à diversifier. Les témoignages recueillis sur le terrain concernant les activités réalisées grâce à ce projet en disent long.

« En dehors du charbon, j’ai étendu mon commerce à la vente de maniocs. Je suis désormais capable de soigner mes enfants, de les envoyer à l’école avec toutes les fournitures scolaires nécessaires. Les bénéfices que je réalise me permettront à court terme de changer la toiture de ma maison faite de paille pour améliorer davantage mes conditions de vie », a expliqué Emilie Okoundou, mère de six enfants vivant à Oyo, dans le département de la Cuvette.


Dans le département des Plateaux, Edith Césarine Dinga mère de quatre enfants a abondé dans le même sens. Avec ses propres moyens, elle s’est lancée dans le commerce. Au marché de Gamboma, elle vendait des vivres à terre faute de moyens pour disposer d’une table. Edith Césarine Dinga a fait faillite à cause des charges familiales trop pesantes. Grâce aux allocations du projet Lisungi, la commerçante a relancé ses activités qui lui permettent aujourd’hui de sortir progressivement de l’ornière. Par ailleurs, dans le district de Ngo Célestine Eko s’est lancée dans le commerce des produits alimentaires de première nécessité avant de commencer à cultiver un hectare de champs de maniocs. Dominique Mayembo, dans la même localité, a réussi à relancer son élevage de moutons et de cabris. De quatre têtes, il est passé à trente-six.

À dire vrai, la majorité des bénéficiaires du projet Lisungi a compris que la bonne gestion des fonds alloués à travers la réalisation des activités génératrices de revenus leur permettra d’améliorer leurs conditions de vie. Ainsi, progressivement le pays réussira à réduire le taux de pauvreté. Selon les chiffres donnés il y a quelques mois par la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, au niveau national il y a 46,5% de ménages pauvres. Au niveau des départements, le taux dépasse les 78%. Les poches de grande pauvreté existe même si la moyenne nationale varie entre 25 et 30%.


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