Le dialogue de quatre jours qui s’est ouvert lundi 16 février et se tiendra jusqu’au 19 février, vient baliser le chemin d’un scrutin présidentiel apaisé en mars prochain. Le président en exercice Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, au pouvoir depuis plus de 40 ans, prend part à ce scrutin.
À moins d’un mois des élections présidentielles de mars en République du Congo, les différents acteurs politiques, majorité et opposition, se réunissent à Djambala, dans le centre du pays.
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Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a ouvert la rencontre devant plus d’une centaine de personnalités, expliquant le bien-fondé d’un tel rendez-vous. « La concertation renforce les relations entre les acteurs et crée une synergie politique plus saine, dans une société ainsi rendue plus pacifique. Pour y parvenir, cela exige que nous surmontions nos émotions, nos préjugés et nos intransigeances », a-t-il déclaré.
Les organisateurs décrivent cet espace de concertation comme une opportunité de clarifier des modalités opérationnelles et de réduire les risques d’affrontements, en privilégiant les mécanismes de règlement pacifique des différends jusqu’à la tenue du vote.
Les travaux se déroulent sur plusieurs jours et visent, selon les intervenants, à produire des accords ou des engagements susceptibles d’apaiser le climat politique avant le rendez-vous électoral de mars.
Destin Gavet, candidat du parti d’opposition Mouvement Républicain (MR), demande à ce que les recommandations soient prises en compte. « Nous souhaitons que les recommandations issues de cette concertation soient automatiquement applicables à l’élection à venir, contrairement à ce que nous avons vu par le passé », a-t-il indiqué.
Parmi les grands absents, on note l’Union patriotique pour le renouveau national de Mathias Dzon qui a décliné l’invitation du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, qualifiant ce rendez-vous de « simulacre de dialogue politique ». Bien qu’ayant déposé sa candidature à l’élection présidentielle en tant que candidat indépendant (opposition), le président du parti Les Souverainistes, Uphrem Dave Mafoula, dont la formation n’est pas agréée par l’Etat, n’a pas été invité à la réunion.



