Congo : plus de 14.000 ménages bénéficient du projet Lisungi en 2021

En dépit de la conjoncture économique et financière préoccupante aggravée par la pandémie de Covi-19, le gouvernement congolais, n’a pas lésiné sur les moyens en 2021 dans le cadre de la protection sociale non contributive. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso l’a annoncé dans son message sur l’État de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre dernier.

Sans faire le bilan de son mandat qui n’a commencé qu’en avril dernier, le président de la République du Congo a, au cours de son message sur l’État de nation en 2021, fait le point sur la marche du pays pendant l’année dernière et dans tous les secteurs. En ce qui concerne le social, il a annoncé que le projet Lisungi a soutenu 147 389 ménages congolais pauvres à travers des transferts monétaires. Cette protection sociale non contributive dans le cadre du projet Lisungi a concerné les ménages vivant dans les chefs-lieux des départements et dans quelques districts du département de la Likouala à la date du 30 novembre 2021.

Denis Sassou-N’Guesso a également annoncé que le gouvernement prendra des dispositions nécessaires pour l’achèvement d’autres hôpitaux généraux dont celui de Loango dans le département du Kouilou, après la mise en service de l’hôpital général de Djiri à Brazzaville. Courant 2021, a indiqué le chef de l’Etat, le centre hospitalier universitaire de Brazzaville a bénéficié d’un recrutement de 625 nouveaux agents de santé, toutes catégories confondues ainsi que de la mise en stage d’immersion de médecins formés à l’étranger, principalement à Cuba.

Les efforts du gouvernement en 2021 ont également abouti au à la sélection à Brazzaville et Pointe-Noire de 5 000 jeunes en vue de l’acquisition de nouvelles compétences pour l’employabilité. Cette action intègre la mise en œuvre du projet de développement des compétences pour l’employabilité.

Un autre challenge à mettre à l’actif du gouvernement congolais en 2021 aura été le capital humain. A cet effet, 06 nouveaux lycées ont été ouverts sur l’ensemble du territoire congolais : à Okoyo (département de la Cuvette-Ouest), à Tchikapika (département de la Cuvette), à Ngamakosso (Brazzaville), à Tsila à Dolisie (département du Niari) et deux à Pointe-Noire. Dans le même cadre, un peu plus de 1 200 enseignants ont été recrutés en 2020 et 1 445 autres au titre du quota de 2021. L’enseignement technique et professionnel a bénéficié, pour sa part, de 267 nouveaux enseignants recrutés cette année a assuré le chef de l’Etat congolais.

Dans le secteur de l’eau d’importantes activités ont été réalisées. Denis Sassou-N’Guesso a énuméré la réhabilitation des ouvrages d’eau dans les localités d’Ongoni, d’Allembé, de Souanké, de Komono, de Zanaga, Mfouati et Bétou, puis la reconstruction de la digue de captage de l’usine d’eau de Dolisie. En outre, le président de la République a fait savoir que les travaux d’extension et de réhabilitation des infrastructures de distribution d’eau potable à Brazzaville et Pointe-Noire se sont poursuivis pendant l’année écoulée.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a assuré les fonctionnaires sur le statut général de la fonction publique et les textes d’application subséquents qui ont été validés, alors que l’élaboration du Code du travail et des textes réglementaires est en cours d’achèvement, a-t-il affirmé. Il a aussi salué le dialogue entrepris avec les différentes catégories sociales, tels les retraités, les sinistrés du 4 mars 2012, ainsi que les expropriés pour cause d’utilité publique.

Parlant de la restructuration des quartiers précaires, le chef de l’Etat congolais annoncé la poursuite avec succès du projet DurQuaP, après l’expérience concluante de quatre (04) quartiers à Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre d’une urbanisation reconfigurée et mieux organisée.

L’on se souviendra qu’en 2020, Denis Sassou-N’Guesso plaidait pour la levée du handicap qui entravait la mise en service du joyau industriel prometteur, en termes d’opportunités d’emplois pour la jeunesse.

Congo : détention pour la bande des policiers tortionnaires

Le Procureur de la République, Antoine Oko Ngakala a présenté et ordonné le placement en détention de quatre policiers et trois civils.

 

Détention pour les quatre policiers et trois civils, coupables de faits de tortures sur des tiers sous le viaduc de Kintélé. Le Procureur de la République, Antoine Oko Ngakala a présenté et ordonné leur placement en détention. C’était au cours d’une brève cérémonie qui a eu au Palais de Justice de Brazzaville jeudi 06 janvier 2022.

Devant la presse, le procureur de la République est revenu sur la vidéo qui a circulé sur la place de Brazzaville. Celle-ci, montrait des policiers en train de torturer des personnes. Sur instruction du commandement territorial des Forces de Police de Brazzaville, ces malfaiteurs, au nombre de sept, ont été tous identifiés présentés au parquet.

Il s’agit de quatre agents de police et trois civils habillés en tenue de policier, notamment, l’adjudant-chef de police Ngakégni Tadet, en service au commissariat de police de Makabandilou. L’adjudant de police Gandou Charel, chef du poste de police du quartier Château-d’eau Ngamakosso. Le brigadier-chef Mobié Color alias Tyson, chef du poste de police ‘’Viaduc’’. Le brigadier-chef Makélé Éric, chef du poste de police arrêt Église, quartier Manianga. Nzaba Ronnel, Bakala Ngandziami et Samba Hugues.

Au terme des dispositions de l’article 55 du code de procédure pénale, ces présumés auteurs sont poursuivis pour les faits d’association de malfaiteurs et de coups et blessures volontaires. Ils ont été mis aux arrêts.

Du rappel des faits, dans une vidéo d’une barbarie insoutenable, les mis en cause se livrent à une séance de torture sur des personnes ligotées, en leur broyant les pieds au moyen d’un marteau-masse d’environ cinq kilos. Malgré les pleurs des suppliciés disant sentir leurs os broyés, les coups sont portés avec plus de violence, en toute indifférence.

Ces faits commis par des agents de police en fonction dont certains assument des fonctions et identifiés sur la vidéo, ont aussitôt conduit le commandement de la Police nationale, à diligenter une enquête, afin de mettre hors de ses rangs, ces brebis galeuses dont les pratiques renvoient aux yeux de l’opinion, une mauvaise image de la Police.

Outre les poursuites judiciaires, les policiers encourent des sanctions disciplinaires pour non-respect des règlements et du code éthique. Cela peut conduire jusqu’à leur radiation des effectifs de la Police.

Congo-Coronavirus : 100 cas positifs détectés chaque jour

Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, nous avons enregistré 2 412 cas confirmés de covid-19, soit en moyenne 114 cas par jour.

 

La république du Congo fait face à une augmentation considérable de cas positif de coronavirus. Un nombre de contaminations a été atteint depuis le début de l’année avec plus de 100 cas positifs détectés chaque jour contre une trentaine en moyenne l’année dernière. L’annonce a été faite mardi à Brazzaville, par le coordonnateur technique du Comité national de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi.

« Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, nous avons enregistré 2 412 cas confirmés de covid-19, soit en moyenne 114 cas par jour, comparé au 39 cas moyen par jour enregistrés au cours de l’année 2021, on observe une flambée sans précédent et de nouvelles contaminations dans notre pays », a déclaré le coordonnateur technique du Comité national de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi.

Selon les autorités sanitaires, cette augmentation exponentielle est aussi liée à la circulation d’un nouveau variant Covid-19, à savoir le variant Omicron qui sévit partout dans le monde.

Le Ministère en charge de la Santé appelle les populations à plus de responsabilité et à adhérer massivement à la vaccination pour se protéger contre les risques de formes graves de la maladie.

Le taux de couverture vaccinale est seulement de 10,29%.

Congo : la Fédération de l’opposition s’oppose à la révision de la Constitution

C’est ce qui ressort de la session ordinaire du conseil fédéral de la Fédération de l’opposition congolaise qui s’est tenu le 05 janvier 2021.

 

La Fédération de l’opposition congolaise regroupant l’Initiative pour la démocratie au Congo, le Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko a tenu la session ordinaire de son Conseil fédéral national le 5 décembre, à Brazzaville. A cet effet, elle a rejeté le processus de modification de la Constitution enclenchée par le gouvernement.

Douze points, tous adoptés, figuraient à l’ordre du jour de la session ordinaire du Conseil fédéral national de l’opposition congolaise, dirigée par son président, Clément Mierassa. L’opposition congolaise n’a pas adopté de recommandations phares à l’issue des travaux mais est revenue sur la détention de deux de ses membres influents, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qu’elle appelle à la libération pure et simple.

« S’agissant des prisonniers politiques, le Conseil national de l’opposition rappelle que le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées a reconnu que la détention de Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa était arbitraire. Au Mali, Sénégal, RDC, en Guinée et dans d’autres pays, des mesures d’apaisement, de réconciliation nationale et de libération des prisonniers politiques ont été prises, mais aujourd’hui, le Congo fait tristement exception », relève le communiqué final des travaux.

La Fédération de l’opposition congolaise a, par ailleurs, décortiqué, point par point, le dernier message à la nation du chef de l’Etat. Sur le sujet, l’opposition radicale a fustigé la modification en cours de la Constitution du 25 octobre 2015, notamment en son article 157 sur la durée de l’état d’urgence sanitaire. L’opposition congolaise voit derrière ce processus le début d’une manoeuvre politicienne qui pourrait s’étendre à d’autres articles de la loi fondamentale, au profit d’une infime minorité.

« Sur la révision de la Constitution du 25 octobre 2015, le Conseil national de l’opposition rappelle aux Congolais que le Congo caracole tristement au faîte des pays d’instabilité constitutionnelle. La Fédération de l’opposition congolaise désapprouve et condamne fermement cette révision qui n’est simplement qu’une manœuvre politicienne du pouvoir pour matérialiser ses ambitions politiques », a indiqué Clément Miérassa.

Congo : Brazzaville accueille le 3ème séminaire gouvernemental

Du 05 au 08 janvier l’exécutif fait une troisième auto-évaluation sur le thème « L’opérationnalisation du PND pour relever les défis sociaux, gage de succès du projet de société du président de la République ».

 

Le troisième séminaire gouvernemental se tient du 5 au 8 janvier à Brazzaville, sur le thème « L’opérationnalisation du PND pour relever les défis sociaux, gage de succès du projet de société du président de la République ». Il est une nouvelle occasion pour le gouvernement Makosso d’évaluer ses actions.

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, dans son discours d’orientation, a invité les ministres à plus d’engagement, à davantage d’efforts et de créativité, pour donner plus d’effectivité au Programme d’action du gouvernement. Cette énième rencontre est une occasion pour le gouvernement de faire le bilan de son action au titre de l’année écoulée et de dessiner de nouvelles perspectives pour l’année qui commence.

« Ce séminaire se veut un cadre de réflexion partagée sur l’action du gouvernement, de manière générale, mais aussi un cadre programmatique et prédictif des actions urgentes qui visent, dans le court et moyen terme, d’une part, la marche collective, ordonnée et méthodique vers les objectifs stratégiques de notre programme d’action et, d’autre part, la satisfaction dans l’immédiat des besoins de la population congolaise », a déclaré le chef du gouvernement.

Le troisième séminaire permettra, entre autres, d’identifier le dividende social que l’Etat voudrait retirer du Programme national de développement (PND) 2022-2026. Les domaines concernés étant la sécurité, l’emploi, la lutte contre la vie-chère, l’éducation et la santé. C’est pour le bien-être et le mieux-vivre des Congolais que doit, a précisé le chef du gouvernement, être consacrée la richesse nationale additionnelle attendue « Les leçons que nous pouvons tirer des séminaires gouvernementaux et qui justifient leur utilité sont évidentes. D’abord, parce que l’équipe gouvernementale demeure concentrée et soudée derrière le président de la République, pour progresser selon ses orientations stratégiques. Ensuite, parce que le travail en équipe a créé une dynamique collective, y compris dans le traitement des dossiers transversaux qui peuvent être parfois source des conflits de compétence » de ce PND.

« Comme vous le savez tous et loin de moi tout sentiment d’autosatisfaction, je peux dire que si nous avons pu obtenir des résultats encourageants, c’est que nous sommes tous mus par la recherche permanente de l’efficacité, elle-même tributaire d’une bonne organisation interne, rendue nécessaire pour deux raisons essentielles », a rappelé Anatole Collinet Makosso.

Il s’agit notamment de l’efficacité qui répond à une exigence maintes fois énoncée par le chef de l’État et l’obligation de résultats auxquels les membres du gouvernement sont individuellement et collectivement tenus. En effet, les deux premiers séminaires avaient respectivement pour but l’appropriation par les membres du gouvernement du projet de société du président de la République, et l’appréciation des progrès accomplis au cours des cent premiers jours ainsi que des mesures à impact immédiat à mettre en œuvre.

« Les leçons que nous pouvons tirer des séminaires gouvernementaux et qui justifient leur utilité sont évidentes. D’abord, parce que l’équipe gouvernementale demeure concentrée et soudée derrière le président de la République, pour progresser selon ses orientations stratégiques. Ensuite, parce que le travail en équipe a créé une dynamique collective, y compris dans le traitement des dossiers transversaux qui peuvent être parfois source des conflits de compétence », a expliqué le Premier ministre, précisant que le gouvernement s’autoévalue à chaque séminaire par rapport à des feuilles de route sectorielles permettant de suivre la progression vers les objectifs définis en amont.

Congo : après un an de travaux, le marché Tié-Tié reste inachevé

Ce chantier ne connaît pas d’évolution depuis plusieurs mois, même si les autorités locales se montrent plutôt confiantes.

 

Les travaux du futur marché Tié-Tié Massola après un an sont toujours inachevés. Ce marché est situé dans le troisième arrondissement de Pointe-Noire. Ce chantier ne connaît pas d’évolution depuis plusieurs mois, même si les autorités locales se montrent plutôt confiantes.

Le marché Tié-Tié Massola a été démoli le 28 mai 2015 puis délocalisé sur un nouveau site dans l’attente de la construction d’un futur marché. De nombreux vendeurs, habitués de ce site, s’attendent chaque jour à voir sortir de terre le nouveau marché dans sa nouvelle version.

Alors que les travaux ont démarré en octobre 2020, actuellement rien ne bouge ou presque; les grues ne tournent plus et le site est devenu désert. Les travaux ont été interrompus juste quelques mois après la construction de poteaux poutre en béton armé.

Les commerçants avaient même obtenu un avant-goût de ce à quoi ressemblera le nouveau marché à l’affichage de la maquette. Malheureusement, leurs visages qui commençaient à peine à retrouver le sourire ont aussitôt été crispés au lendemain de l’arrêt des travaux.

Notons que le marché Tié-Tié Massola est parmi les plus connus de la ville océane. Il doit sa réputation à la vente de friperie, « Massola » en langue locale.

Congo-coronavirus : 2 412 cas enregistrés en trois semaines

La République du Congo est confrontée à une augmentation considérable des cas de coronavirus due au relâchement des mesures barrières.

 

Ce sont quelques 2412 nouveaux cas de Covid-19 que le Congo a enregistrés. Ces cas ont été détectés en trois semaines. « Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, 2 412 cas covid-19 ont été enregistrés, soit en moyenne 114 cas par jour », a indiqué le coordonnateur technique du Comité national de riposte à la pandémie, le Dr Gilbert Ndziessi.

Le Dr Gilbert Ndziessi a donné cette information lorsqu’il faisait le bilan de la situation épidémiologique y relative, mardi 4 janvier 2022, à Brazzaville. Selon lui, le pays est actuellement confronté à Cette augmentation du nombre des cas de covid-19, due au relâchement dans l’observation des mesures barrières. Mais aussi à la circulation du variant Omicron.

Il faut par ailleurs noter que le taux de couverture vaccinale contre la pandémie au C’est de 10.29%. « L’intérêt dans la vaccination réside dans la prévention des formes les plus graves de la maladie qui conduisent aux soins intensifs ou entraînent la mort », a souligné le coordonnateur technique du Comité national de riposte à la pandémie.

Le ministère de la Santé et de la Population demande à la population de se faire vacciner.

Can Cameroun 2021-Coaching : les entraîneurs locaux ont la cote

Pour la première fois depuis 1965, 2/3 des entraîneurs africains sont à la tête des équipes engagées à une Coupe d‘Afrique des nations de football.

 

Révolution. 16 des 24 sélectionneurs à la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football sont africains. Une grande première depuis 50 ans. Il s’agit d’un revirement significatif en faveur des locaux, qui ont longtemps été éclipsés par les entraîneurs étrangers d’Europe et d’Amérique du Sud lors des phases finales de Can. Les fameux « sorciers blancs » sont en chute libre.

Le fait que le Sénégal et l’Algérie, les deux premières équipes africaines au classement Fifa,  soient entraînés par des nationaux a certainement influencé le choix des sélectionneurs sur le continent ces derniers temps.  Mieux, Aliou Cissé, au Sénégal et Djamel Belmadi en Algérie, ont réussi à hisser leur équipe respective à la dernière édition de la Can en Egypte. Une édition remportée par les Fennecs.

Lors de cette phase finale en Égypte en 2019, 15 des 24 entraîneurs étaient étrangers. En 2015 en Guinée équatoriale, seuls trois des 16 finalistes avaient des locaux à leur tête. La phase finale de 2002 au Mali a été la dernière fois où il y a eu plus d’entraîneurs africains que d’étrangers, mais à l’époque, sur un terrain de 16 équipes, il y avait une répartition presque égale avec neuf Africains et sept expatriés.

Depuis 1965 en Tunisie, où les six équipes sur huit étaient dirigées par des locaux, il n’y a jamais eu un tel pourcentage d’entraîneurs africains, dans ce qui sera considéré comme un vote de confiance dans le talent local.

Des pays comme le Burkina Faso, la Guinée équatoriale, Mali, et tout récemment la Guinée et le Nigéria, dont les dernières participations à la phase finale avaient été confiées à un entraîneur étranger, ont changé d’approche et opté pour des locaux.

Le débat sur le manque d’opportunités pour les entraîneurs africains dans leur propre pays a longtemps, fait couler encres et salives. Certains observateurs pensent que les fédérations africaines ont tendance à privilégier les étrangers puisqu’ils sont jugés, à priori, plus expérimentés et compétents.

D’autres pensent que le statut des entraîneurs africains est encore faible et qu’ils ne bénéficient pas du même respect de la part des joueurs qu’un entraîneur étranger.

Sur les 32 éditions passées de la Can, seuls six ont vu des entraîneurs africains dominer. Il y a eu huit tournois où la répartition était égale, mais 18 où les entraîneurs non africains étaient en majorité sur le banc. Ce chiffre inclut les sept dernières éditions, qui remontent à 2008. Cette fois-ci, du 9 janvier au 6 février, au Cameroun,  seulement 8 expatriés, sur 24, iront à la conquête du trophée.

Liste des 24 sélectionneurs de la Can Cameroun 2021

Algérie : Djamel Belmadi (Algérie)

Burkina Faso : Kamou Malo (Burkina Faso)

Cameroun : Antonio Conceição (Portugal)

Cap-Vert : Pedro Leitão (Cap-Vert)

Comores : Amir Abdou (Comores)

Côte d’Ivoire : Patrice Beaumelle (France)

Egypte : Carlos Queiroz (Portugal)

Ethiopie : Wubetu Abate (Ethiopie)

Gabon : Patrice Neveu (France)

Gambie : Tom Saintfiet (Belge)

Ghana : Milovan Rajevac (Serbie)

Guinée : Kaba Diawara (Guinée)

Guinée-Bissau : Baciro Candé (Guinée-Bissau)

Guinée Equatoriale : Rodolfo Bodipo (Guinée Equatoriale)

Malawi : Meke Mwase (Malawi)

Mali : Mohamed Magassouba (Mali)

Maroc : Vahid Halilhodzic (Bosnie Herzégovine)

Mauritanie : Didier Gomes (France)

Nigéria : Augustine Eguavoen (Nigéria)

Sénégal : Aliou Cissé (Sénégal)

Sierra Leone : John Keister (Sierra Leone)

Soudan : Burhan Tiya (Soudan)

Tunisie : Mondher Kebaier (Tunisie)

Zimbabwe : Norman Mapeza (Zimbabwe)

Cemac : la Beac entrevoit des pressions inflationnistes plus fortes dans la zone

Ceci à cause de la pandémie du Covid-19 qui a impacté la capacité de transport des navires porte-conteneurs, provoqué la pénurie de conteneurs.

 

Dans son rapport de politique monétaire comptant pour le mois de décembre 2021, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) entrevoit, en 2022, des pressions inflationnistes plus fortes dans la zone Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) qu’en 2021 du fait des surcoûts du fret maritime. Ceci à cause de la pandémie du Covid-19 qui a impacté la capacité de transport des navires porte-conteneurs, provoqué la pénurie de conteneurs, la carence en main-d’œuvre, les restrictions permanentes d’accès dans les régions portuaires et la congestion des ports.

« Les pays de la Cemac devraient se préparer à faire face à des pressions inflationnistes plus fortes en 2022 et 2023 qu’en 2021, en lien avec les coûts du fret, qui impliquent un surcoût pour les entreprises aussi bien industrielles que commerciales, qui seront reportés sur les prix des produits et services aux ménages », apprend-on.

La Banque centrale explique que cela pourrait arriver parce que les importateurs ont généralement l’habitude de répercuter une partie de la hausse du coût du transport sur les consommateurs par le biais d’augmentations des prix, entraînant ainsi des tensions inflationnistes. Pour soutenir son hypothèse, la Beac s’appuie sur une étude relative à l’impact des coûts du fret sur les niveaux des prix importés et à la consommation publiée le 18 novembre 2021 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

À en croire cette étude, « l’impact des frais de transport élevés sera plus important dans les petits États insulaires en développement (PEID), qui pourraient voir les prix à l’importation augmenter de 24% et les prix à la consommation de 7,5%. Dans les pays les moins avancés (PMA), le niveau des prix à la consommation pourrait augmenter de 2,2% ».

Pour l’heure, la Beac projette un taux d’inflation de 2,2% dans la Cemac en 2022, soit une hausse de 0,5% par rapport au 1,7% de 2021. Et pour contenir ces pressions inflationnistes, la Beac suggère de suivre l’exemple du Cameroun. « Les mesures fiscales douanières à l’instar de celle prise le 16 novembre 2021 par l’État du Cameroun d’accorder aux importateurs un rabattement de 80% du montant du fret à prendre en compte pour la détermination de la valeur en douane des marchandises importées par voie maritime pourrait contribuer à contenir au moins à court terme l’effet des coûts du fret sur les prix au Cameroun », indique la Banque centrale.

Le Groupement inter-patronal du Cameroun, la plus importante organisation patronale du pays, estime que cette mesure est insignifiante. « Le gouvernement devra poursuivre les échanges avec le secteur privé, à l’effet d’identifier les mesures supplémentaires susceptibles d’être mises en œuvre », a indiqué le président de la République dans son discours à la Nation le 31 décembre 2021. Paul Biya s’est dit « conscient des sacrifices considérables que les opérateurs économiques nationaux ont consenti pour atténuer les effets de la pandémie », à l’instar du « renchérissement du fret maritime, avec pour incidence immédiate, une inflation du coût des produits de première nécessité ».

Congo : incendie dans une crèche

Plusieurs dégâts matériels après l’incendie qui s’est déclaré mardi 04 janvier 2022, au complexe Crèche-pouponnière-garderie, à Moungali.

 

Dans la matinée du 4 janvier, le feu s’est déclaré au complexe Crèche-pouponnière-garderie, à Moungali. Cet établissement qui appartient au ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, accueille des enfants dont l’âge varie entre 0 et 3 ans. Le sinistre a fait plusieurs dégâts matériels.  Tous les enfants ont été mis à l’abri.

L’origine de l’incendie n’a pas été formellement établie. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre le feu qui commençait à s’étendre à d’autres compartiments du bâtiment.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, s’est rendue en urgence sur les lieux pour toucher du doigt la réalité. Elle annonce une évaluation approfondie et la réhabilitation très prochaine de cet établissement.

L’incendie n’empêche pas l’arrêt des activités. C’est du moins ce qu’a annoncé la directrice du complexe, Virginie Itoua Onanga. Le centre dispose des salles susceptibles d’abriter les pensionnaires de la pouponnière.