Congo-emploi : 265 jeunes en quête de formation à Gamboma

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’éducation civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Hugues Ngouélondélé, a inauguré le 8 avril, la « Maison de la jeunesse pour l’emploi »

 

À Gamboma, chef-lieu de la Nkeni-Alima, la question de l’emploi des jeunes n’est plus une abstraction, 300 jeunes sont déjà inscrits à l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) dans le département, dont 265 en attente de formations qualifiantes. Des chiffres révélateurs de l’urgence sociale à laquelle entend répondre la toute nouvelle Maison de la jeunesse pour l’emploi, inaugurée le 8 avril par le ministre Hugues Ngouélondélé.

Cette infrastructure moderne en R+1, financée sur fonds propres par le ministre avant d’être léguée à l’État, marque un tournant pour la jeunesse locale. Désormais, plus besoin de parcourir des centaines de kilomètres jusqu’à Brazzaville pour accéder aux services liés à l’insertion professionnelle.

Le centre fonctionne comme un guichet unique regroupant quatre structures majeures : l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE), le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage, l’Agence congolaise pour la création d’emploi et l’Agence de développement des petites et moyennes entreprises. Cette synergie vise à proposer une prise en charge complète, de l’orientation à la formation qualifiante, jusqu’à l’accompagnement entrepreneurial.

« Ce guichet unique facilitera une meilleure coordination entre les services techniques pour soutenir les initiatives entrepreneuriales », a souligné Hugues Ngouélondélé lors de la cérémonie officielle.

Au regard des 300 jeunes déjà recensés et des 265 dossiers en attente de formation, la Maison de la jeunesse pour l’emploi apparaît comme un levier stratégique pour réduire le chômage et offrir des perspectives concrètes à la jeunesse de la Nkeni-Alima.

Congo-disparition : décès à Paris du député Joseph Mbossa

Le député de la circonscription électorale unique d’Abala, dans le département de la Nkeni-Alima, Joseph Mbossa, est décédé le 28 septembre à Paris, en France.

 

Secrétaire permanent aux affaires électorales, à l’administration du territoire et à l’urbanisme du PCT, Joseph Mbossa occupait également le poste de président de la commission plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local de l’Assemblée nationale. Il était par ailleurs rapporteur général du comité préparatoire du 6ᵉ congrès ordinaire du parti, prévu en décembre prochain.

Docteur-ingénieur en planification et gestion des ressources hydroélectriques, l’homme politique siégeait au Parlement congolais depuis juillet 2017. Son parcours dans l’administration publique et les projets de développement lui ont valu une reconnaissance au-delà de son ancrage politique.

Avant son entrée à l’Assemblée nationale, Joseph Mbossa fut directeur de cabinet de la ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement (2011-2012), puis coordonnateur du Projet d’appui à la diversification de l’économie (2013-2017). De 2001 à 2010, il avait également dirigé le Projet de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, une mission stratégique pour la consolidation de la paix en République du Congo.

Avec sa disparition, le PCT perd un cadre chevronné et un organisateur clé de son prochain congrès. Son départ intervient à un moment où le pays, et particulièrement sa famille politique, avait encore besoin de son expertise et de son engagement.