Congo : le BCBTP adopte un budget 2026 excédentaire de 200 millions FCFA

Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA.

 

Le budget exercice 2026 du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP) a été adopté le week-end dernier à Brazzaville, à l’issue des travaux du comité de direction. Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 200 millions de FCFA.

L’ensemble des quatre points inscrits à l’ordre du jour a été validé par les administrateurs. Outre l’adoption du budget 2026, le comité a approuvé le rapport financier de l’exercice 2025, le rapport d’exécution budgétaire de la même année, ainsi que le programme d’activités pour l’année à venir.

Selon le directeur général du BCBTP, Marius Boris Miéré-Onka, l’excédent budgétaire enregistré sera prioritairement orienté vers l’investissement.

« Cet excédent sera consacré essentiellement à l’investissement, notamment à l’achat de pièces de rechange pour les machines et à l’acquisition de nouveaux équipements techniques, en vue de renforcer efficacement le parc automobile et les capacités opérationnelles du bureau », a-t-il précisé.

L’adoption de ces différents dossiers vise à permettre au BCBTP d’améliorer ses performances techniques et institutionnelles, afin de remplir pleinement ses missions régaliennes de régulation et de contrôle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics sur l’ensemble du territoire national.

Une mission au cœur du développement des infrastructures

Créé le 19 mars 1986, le Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics est un établissement public à caractère scientifique et technique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Le BCBTP a pour missions principales d’assurer le contrôle technique des chantiers à travers la vérification de la conformité des travaux (bâtiments, routes, ponts et réseaux), le respect des normes de construction et des cahiers des charges, ainsi que le suivi rigoureux de l’exécution des ouvrages.

Il intervient également dans les études de faisabilité, les reconnaissances géotechniques, les essais de matériaux en laboratoire, la garantie de la qualité des ouvrages, la sécurité des constructions, la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage, la gestion des projets, sans oublier la promotion de l’innovation technologique et de la formation dans le secteur.

Congo-BCBTP : les agents accusent plus de 20 mois d’arriérés de salaire

La situation sociale et financière est critique au niveau du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP).

 

Lors d’une visite de la structure le 16 juin par le ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, Jean Jacques Bouya, les agents du BCBTP ont confié qu’ils trainaient plus de 20 mois de salaires impayés.

Le ministre Jean Jacques Bouya a visité les quatre directions générales et autres structures placées sous sa tutelle. Dans l’ensemble, il a relevé des problèmes structurels, financiers et logistiques.

Au niveau du BCBTP, structure publique d’expertise, d’études des chaussées et de contrôle technique en bâtiment et travaux publics, le ministre de l’Aménagement du territoire a noté une situation sociale et financière préoccupante. Il n’a pas dévoilé la situation réelle qui y prévaut, mais quelques agents ont indiqué à la presse certaines difficultés auxquelles ils sont confrontés.

« Depuis un moment, nous vivons une situation sociale difficile au BCBTP. A la date d’aujourd’hui, nous sommes à 21 mois d’arriérés de salaire. A peine une semaine, on nous a versé un demi salaire sur l’ensemble des mois dus. Hormis cela, on ne nous paye pas les cotisations sociales. Il y a quelques semaines, notre syndicat avait amorcé des réclamations mais il a été vite combattu et dissout », a confié l’un des travailleurs.

Au Fonds routier, le ministre de l’Aménagement du territoire a constaté le manque d’un siège digne et quelques dysfonctionnements.

Il s’est rendu ensuite à la direction générale de l’équipement et à celle de l’entretien routier, ainsi qu’au Projet eau électricité et développement urbain (PEEDU), cofinancé par le Congo et la Banque mondiale.

« Nous venons de visiter les installations sous notre tutelle. Chacun des directeurs de ces structures m’a présenté la structure de l’organe. J’ai noté en premier que les agents travaillent dans des conditions difficiles. Ce qui revient à dire que nous avons beaucoup du travail à faire car il y a beaucoup de problèmes à résoudre. Après les visites, j’aurai des entretiens personnels avec eux avant de décider de la suite », a-t-il déclaré.