Se présentant comme candidat indépendant, Vivien Manangou envisage, s’il est élu, procéder au préalable à l’assainissement des finances publiques.
C’est l’un des sept candidats retenus par la Cour constitutionnelle en vue de l’élection présidentielle du 15 mars 2026. Son cas est singulier. Vivien Manangou est sa première tentative comme candidat en lice pour le fauteuil présidentiel au Congo. Il se présente en indépendant et doit se battre face aux six autres candidats pour remporter la victoire. Président du parti « Debout pour le Congo » et coordonnateur de la dynamique « Les mécontents », il doit pouvoir compter sur sa base militante réduite et son réseau de « mécontents » pour convaincre le maximum d’électeurs.
Son plus gros challenge est de convaincre les masses de s’aligner derrière sa candidature, là où la majorité présidentielle est perçue comme prédominante et où l’opposition éparse, favorise la dispersion de l’électorat. Très peu connu au plan national, il doit faire face au géant qui teint le poste présidentiel depuis des décennies et qui ne lésine sur aucun moyen pour se déployer durant cette campagne. Il évolue ainsi dans un environnement difficile.
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Pour venir à bout de ces obstacles, le candidat met en œuvre des stratégies pour se rapprocher des populations. Il effectue des descentes sur le terrain pour porter son message de campagne à l’électorat. Spécialiste des questions de droit et enseignant-chercheur à l’université Marien Ngouabi, le Dr Vivien Romain Manangou se présente comme un candidat qui a la maîtrise de l’organisation, du fonctionnement de l’Etat, du moins dans la théorie qu’il distille au quotidien dans les amphithéâtres.
Son objectif affirmé au bout de ce processus électoral est de procéder au préalable à l’assainissement des finances publiques pour pouvoir dégager une marge budgétaire. Le candidat, une fois élu, promet aussi de réduire la pauvreté à la faveur des bénéfices tirés de l’assainissement des finances publiques.



