Congo : le président Sassou N’Guesso à la conquête de son dernier mandat à la tête de l’État

En lice pour la présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le président sortant livre bataille sur le terrain pour…

En lice pour la présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le président sortant livre bataille sur le terrain pour gagner un dernier séjour de cinq ans au Palais du peuple.

A la tête de la République du Congo depuis près de 30 ans successifs (1997-2026) après avoir dirigé le même pays pendant 13 ans (1979-1992), le président Denis Sasssou N’Guesso met les bouchées doubles pour gagner un dernier mandat à la tête de l’Etat. Dans cette perspective, le locataire du Palais du peuple bat campagne sur le terrain.

Depuis le 28 février dernier, il va à la rencontre des populations pour convaincre les électeurs d’accomplir leur devoir de vote en sa faveur, tout en présentant les axes majeurs de ses prochaines réalisations s’il est réélu. Mais au-delà des certitudes des uns et du scepticisme des autres quant à la suite du processus électoral, il est à noter que le président sortant, même réélu, est presqu’à la porte de sortie du palais présidentiel. Son départ n’est qu’une question de temps si la Constitution est respectée.

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En effet, selon l’article 65 de la Constitution de 2015 modifiée par la loi de 2022, « le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois ». Sa victoire à l’élection présidentielle de 2016 marque le début du décompte. Le mandat entamé à l’issue de sa réélection en 2021 est le premier renouvellement. En cas de victoire en 2026, les cinq prochaines années constituant le 2è renouvellement seront les dernières pour cet ancien militaire. Conscient de cette échéance, lui-même, dans un entretien récent accordé à l’AFP, déclarait qu’il « ne resterait pas au pouvoir éternellement » et prévenait les jeunes que leur temps viendra.

Président de la République pendant plus de 40 ans et âgé de 82 ans, Denis Sassou N’Guesso a gouverné l’un des Etats de la sous-région riches en pétrole. Mais près de la moitié de la population est constituée des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Et une bonne partie de cette population ne sait ni lire ni écrire. Pourtant, le pays est indépendant de la colonisation française depuis 1960 et la gouvernance n’a pas pu favoriser le développement général et le bien-être de chacun.

Par contre, le gouvernant a fait l’objet d’accusations pour « détournement de deniers publics ». L’opposition l’accuse aussi au fil des élections, d’employer la fraude pour remporter les victoires. Dans ce sillage, les opposants Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa, anciens candidats à la présidentielle de 2016 sont encore détenus. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté nationale en 2018 et 2019. Cette année, les principaux partis d’opposition sont hors de la course pour le fauteuil présidentiel laissant le camp de la majorité présidentielle sans adversaire de poids.

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