Environ 13 800 réfugiés ayant fui les violences dans les provinces du Mai-Ndombe et du Nord-Kivu ont trouvé refuge en République du Congo.
La République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont engagé, le 20 octobre à Brazzaville, les travaux de la sixième réunion tripartite consacrée à la situation des réfugiés congolais de la RDC installés sur le territoire congolais. La rencontre a été officiellement ouverte par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Lydie Pongault.
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Au cœur des échanges figure la préparation d’un éventuel retour volontaire des réfugiés dans leurs zones d’origine. L’objectif est de définir les modalités permettant d’organiser ce retour dans des conditions garantissant leur sécurité, leur protection et leur réintégration dans les communautés d’accueil.
À l’ouverture des travaux, Lydie Pongault a souligné l’importance d’évaluer la mise en œuvre des recommandations issues de la cinquième réunion tripartite, organisée en 2019 en République démocratique du Congo. Les participants doivent également apprécier les progrès accomplis depuis cette rencontre et identifier les actions nécessaires pour favoriser un retour volontaire et digne des personnes déplacées.
La situation humanitaire concerne principalement deux zones de la RDC. Dans le territoire de Kwamouth, situé dans la province du Mai-Ndombe, à l’ouest du pays, environ 5 800 personnes ont fui les violences intercommunautaires de 2022 pour se réfugier dans le district de Ngabé, dans le département du Djoué-Léfini, en République du Congo.
À l’est de la RDC, les affrontements armés dans la province du Nord-Kivu ont également provoqué des déplacements de population. Environ 8 000 personnes ont ainsi trouvé refuge au Congo au cours de l’année 2025, selon les données présentées.
Ces deux groupes représentent un total d’environ 13 800 personnes. À cette situation s’ajoute celle des réfugiés ayant fui les violences intercommunautaires survenues dans la région de Yumbi, à la fin de l’année 2018. Ces événements avaient contraint près de 16 000 personnes à traverser le fleuve Congo pour trouver refuge en République du Congo.



