À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux du nouvel an, le 16 janvier, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Emilienne Raoul, a réaffirmé la volonté de l’institution d’accompagner le pays dans la mise en œuvre du traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), dont l’application effective est attendue d’ici à 2030.
Face aux enjeux de cette intégration économique continentale, Emilienne Raoul a annoncé la poursuite du travail engagé avec les représentants des ministères et les chefs d’entreprises afin d’anticiper les impacts de la ZLECAF sur l’économie nationale. Se projetant dans l’avenir, la présidente du CESE a également mis l’accent sur la prise en compte des réalités territoriales dans les projets à venir, en étroite collaboration avec les collectivités locales. L’objectif, a-t-elle précisé, est d’identifier un modèle de développement local adapté aux spécificités du pays.
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Sur le plan interne, Emilienne Raoul entend renforcer le rôle du secrétariat général, pilier de l’administration permanente du CESE. « Il est l’élément moteur du bon fonctionnement de notre institution. Aussi, avons-nous prévu dans le plan d’action de le réformer pour améliorer son fonctionnement et garantir les résultats attendus », a-t-elle déclaré.
Abordant la question des ressources humaines, la présidente du CESE a rappelé que 36 agents décisionnaires ont été intégrés à la fonction publique au titre des quotas des années 2021, 2022 et 2023. Par ailleurs, 52 personnes n’ayant pas rempli les critères requis ont été immatriculées à la Caisse nationale de sécurité sociale.
Revenant sur les actions menées en 2025, Emilienne Raoul a souligné le rôle stratégique du CESE, tel que défini par la loi organique. L’institution est notamment chargée d’analyser les évolutions économiques, sociales et environnementales et de formuler des avis et recommandations à l’attention des pouvoirs publics. « Nos avis doivent être éclairés par les travaux des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes et des acteurs de terrain », a-t-elle insisté.
Dans cette dynamique, le CESE a innové en lançant des rencontres citoyennes, espaces de dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics autour de thématiques d’actualité impactant la vie quotidienne des citoyens, telles que les nouvelles formes de délinquance et de criminalité juvénile.
À la suite de ces échanges, le CESE a proposé la création d’un observatoire de la délinquance juvénile, afin de disposer de données fiables et actualisées. L’institution envisage également de conduire une étude sur la santé mentale des jeunes congolais, en collaboration avec des spécialistes, et a déjà produit une étude sur les stratégies de gestion efficace des déchets solides, dont les recommandations ont été transmises au ministère en charge de l’Assainissement.
Présentant les grandes orientations du Plan d’action 2026-2029, le vice-président du CESE, Jean de Dieu Goma, a mis en avant plusieurs priorités : la formation du personnel, la restructuration du secrétariat général, le renforcement de la coopération avec les institutions de l’État, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, sans oublier l’amélioration du cadre de travail du personnel.



