La Cémac harmonise les statistiques environnementales à Brazzaville

Une cinquantaine d’experts des pays d’Afrique centrale planchent sur la production de données fiables pour mieux répondre aux défis climatiques et environnementaux.

 

Brazzaville abrite depuis ce 23 mars 2026, un atelier régional consacré à l’harmonisation des statistiques environnementales et climatiques au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). La rencontre réunit des représentants des instituts nationaux de statistique et des ministères en charge de l’Environnement des six États membres : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Organisé par la Cémac en collaboration avec Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat), avec l’appui de la Banque mondiale, l’atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’Harmonisation des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (2024-2029). L’objectif est de mettre en place un dispositif coordonné permettant de produire des données fiables, comparables et utiles à la prise de décision.

À l’ouverture des travaux, la ministre congolaise de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, a rappelé l’urgence d’agir face à la déforestation, à la dégradation des sols, à la pollution des sites miniers et industriels, à la perte de biodiversité et à la surexploitation des ressources en eau. Des défis aggravés par les effets du changement climatique et qui freinent les efforts des États pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Pour le commissaire de la Cémac chargé des politiques économiques, monétaires et financières, Nicolas Beyeme Nguema, la disponibilité de données harmonisées constitue un outil stratégique. Elles permettent d’orienter les politiques publiques, d’évaluer les actions engagées et de mieux planifier les réponses aux enjeux environnementaux.

Pendant cinq jours, les participants dressent un état des lieux des données existantes dans chaque pays, renforcent leurs capacités sur les cadres internationaux de référence et s’approprient des outils d’autoévaluation tels que OAESE et CISAT. Ils devront également identifier les indicateurs prioritaires et valider une fiche régionale harmonisée de collecte.

À terme, ces travaux devraient aboutir à l’élaboration d’un compendium régional des statistiques environnementales et climatiques.