Congo-Conseil des ministres : feu vert à de nouveaux projets miniers

Le Conseil des ministres a examiné et adopté quatre projets de décret présentés par le ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba.

 

 

Les ministres viennent d’accorder quatre permis aux entreprises BAO, SHI et OMINIS SARLU. Ces décisions s’inscrivent dans la stratégie nationale de valorisation du potentiel minier et de diversification de l’économie.

Invité à prendre la parole, le ministre d’État Pierre OBA a d’abord soumis à l’examen du Conseil deux projets de décret portant attribution de permis d’exploitation de polymétaux à la société BAO SHI SARLU, dans les zones de Mindouli et de Mpassa-Moubiri, situées dans le département du Pool.

Ces deux périmètres miniers, anciennement détenus par la société Lulu de Mine, avaient été réintégrés dans le domaine public par décrets du 8 octobre 2024, à la suite d’une absence prolongée de travaux de développement et du non-respect de la convention d’exploitation minière signée le 21 février 2014. Conformément aux dispositions du Code minier, une nouvelle attribution était donc engagée.

Les réserves cumulées de polymétaux sont estimées à près de 30 millions de tonnes, avec une production annuelle projetée de 250 000 tonnes sur une durée de vie de la mine évaluée à 25 ans. La société BAO SHI SARLU ambitionne de valoriser ces ressources à travers leur transformation locale, notamment pour la production de câbles électriques, contribuant ainsi à la réduction de la dépendance du pays aux importations d’équipements électriques.

Le projet prévoit la réalisation d’études de faisabilité ainsi que d’impact environnemental et social. Il devrait générer environ 350 emplois, dont 250 au profit de la main-d’œuvre locale, pour un investissement global estimé à 350 millions de dollars américains, incluant les infrastructures spécifiques nécessaires.

Après examen, le Conseil des ministres a adopté les deux décrets attribuant à BAO SHI SARLU les permis d’exploitation dits Mindouli et Mpassa-Moubiri.

Poursuivant son exposé, le ministre d’État a présenté deux autres projets de décret relatifs à l’attribution de permis de recherches minières à la société OMINIS SARLU, dans le département du Kouilou. Il s’agit des permis dits Monza et Mboubissi, ciblant les sels de potasse.

La société avait précédemment bénéficié de trois autorisations de prospection dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza. Les travaux réalisés ont permis d’identifier des prospects prometteurs, justifiant la conduite de recherches plus approfondies dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherche, dont le coût prévisionnel est évalué à 5 milliards de francs CFA, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus entre la République du Congo et la Chine, dans le contexte du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), coprésidé par les deux pays.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret attribuant à OMINIS SARLU les permis de recherches minières dits Monza et Mboubissi.

Congo : Pierre Oba visite le Gisement de sel de potasse de Mboukoumassi

Le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie minière et de la Géologie a eu un échange avec les populations du département du Kouilou.

 

Le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie minière et de la Géologie, Pierre Oba, a visité le 25 août le chantier du gisement de sel de potasse du permis Mboukoumassi, dans la sous-préfecture de Loango, département du Kouilou. Lancé en juin 2023, le projet d’investissement est estimé à 1,3 milliard de dollars.

Sur près de 2000 emplois directs attendus dans le cadre de l’exploitation du gisement de sel de potasse du permis Mboukoumassi par la société Luyuan des mines Congo, environ 700 sont déjà disponibles.

Lors de sa visite du chantier, le ministre Pierre Oba a eu un échange avec la population. Il a recueilli des plaintes liées entre autres au mauvais traitement des travailleurs. Au terme des échanges, les différentes parties ont réitéré leur désir de voir ce projet aller jusqu’au bout.

Pour le directeur général de l’industrie minière, Goga Awoua Ngatali, les travaux avancent normalement et l’extraction commencera en fin 2025.

Congo : 6000 emplois directs seront créés dans le projet sel de potasse

La première phase de construction des installations et des travaux souterrains du gisement de sel de potasse du permis Mboukoumassi sera lancée en juin 2023.

 

La réunion d’évaluation au lancement de la phase de construction des installations et des travaux souterrains du gisement de sel de potasse du permis Mboukoumassi s’est tenue samedi 20 mai dernier, à Brazzaville. Celle-ci a été présidé par le ministre d’Etat, ministre des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba.

Cette phase qui s’étendra jusqu’en 2025 va créer 6 000 emplois directs. Les travaux été ont été confiés à la société Luyuan des mines Congo (LMC). Notons que le gisement de sel de potasse divisé en deux sections : le Sud et le Nord.

Selon le directeur général adjoint de LMC, Liu Jin, l’estimation en réserve de minerai de potasse dans la section Nord s’élève à 112 millions de tonnes, d’une teneur moyenne en chlorure de potassium de 30,13 % et celle de la section Sud à 896 millions de tonnes avec une teneur de 21,36%. Il estime que sa société va également produire près de 40 000 tonnes de bromure de sodium par an.

Dans cette phase de construction et d’installation, la société va se focaliser sur l’extraction souterraine, l’usine de traitement au sol et la zone industrielle abritant le dépôt et le quai portuaire.

Selon le directeur général des Mines, Urbain Fiacre Opo, toutes les conditions sont presque réunies pour le lancement, en juin, de la première phase de ce projet.

Congo/Cameroun : vers le développement d’un projet minier

Le sujet était au centre des échanges entre le ministre d’État, Ministre des Mines, Pierre Oba et le Premier ministre Camerounais Joseph Dion Nguté.

 

Le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, a été reçu vendredi 28 mai 2021 par le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Nguté. Au menu des échanges, le développement d’un projet minier de fer dans la zone qui chevauche entre l’Etat du Cameroun et le Congo Brazzaville.

L’arrivée de Pierre Oba fait suite à l’attribution de trois titres d’exploitation par décret présidentiel du 30 novembre 2020 à la compagnie minière Sangha Mining Development pour l’exploitation du gisement de fer d’Avima Badondo et Nabeba dans le département de la Sangha pour une durée de 25 ans.

Avec donc un investissement estimé à près de 5495 milliards de Francs CFA, il est question de voir avec le Cameroun pour booster l’économie et développer les infrastructures des deux Etats. Ce partenariat aura « un impact direct sur la création des emplois au Cameroun », a fait comprendre un expert minier.

Il faut bien le préciser, le Congo s’est engagé dans la lutte contre les indélicatesses de certaines structures qui ne respectent pas les clauses. C’est dans ce contexte qu’il a été procédé au retrait des permis des sociétés minières Congo Iron, propriété de l’australienne Sundance et à Avima fer pour « insuffisance d’exploitation et non-paiement des redevances prescrites par la loi congolaise », selon des sources diplomatiques. Et dans la dynamique de propulser le développement, le ministre Pierre Oba, a signé en mars 2021 un nouveau contrat avec la société Sangha Mining Development à qui on a fait confiance à leur volonté et à leur engouement dans l’exploitation de ce minerai.

Même si rien n’a été filtré, Pierre Oba a été reçu par le président Paul Biya.