La quiétude dominicale a été brutalement interrompue dimanche 11 janvier sur la Nationale 1, dans le département du Pool.
Des échanges de tirs ont opposé un détachement de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) à un groupe d’ex-miliciens ninjas, dans la périphérie du district de Mindouli, selon plusieurs sources concordantes.
Les faits se sont déroulés alors qu’un convoi de la DGSP faisait route vers Pointe-Noire dans le cadre de l’« opération zéro kulunas », lancée depuis plusieurs mois pour lutter contre l’insécurité et le banditisme urbain. À leur passage à Ngamadzambala, à l’entrée de la localité de Mayama, les éléments de la DGSP auraient incendié deux motocyclettes jugées en situation irrégulière.
Selon des sources sécuritaires, ces engins à deux roues, non enregistrés, seraient assimilés par les autorités à des moyens fréquemment utilisés dans des activités criminelles. Toutefois, aucune information officielle ne permettait, en fin de journée, d’établir un lien avéré entre les propriétaires des motos incendiées et des réseaux de banditisme.
Cet acte aurait suscité la colère de certains ex-miliciens ninjas, présentés comme démobilisés et proches de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntoumi. Armés de fusils de chasse, ces derniers auraient tendu une embuscade au convoi de la DGSP au niveau du carrefour menant à Mindouli, à plusieurs kilomètres de Mayama.
S’en est suivie une confrontation armée pendant plusieurs heures. Aucun bilan officiel n’a été fait, ni en termes de pertes humaines ni de dégâts matériels.
En fin de journée, des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montraient des éléments de la DGSP affirmant avoir repris le contrôle de la situation. « Ils tentaient de nous empêcher de poursuivre notre mission vers Pointe-Noire sous prétexte que nous avions incendié des motos. Ils l’ont appris à leurs dépens », déclarait l’un des agents.

