Décès IBK: Ouattara rend hommage à « un grand homme d’Etat »

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a exprimé dimanche sa compassion à la suite du décès de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Kéïta dit « IBK », saluant un « grand homme d’Etat », dans une note.

Dans cette note, M. Ouattara indique avoir « appris avec une grande tristesse » le décès de son « frère » Ibrahim Boubacar Kéïta, ancien président du Mali, qui a tiré sa révérence dimanche à son domicile, à Bamako, à l’âge de 76 ans.  

« Je rends hommage à un grand homme d’Etat et un ami de la Côte d’Ivoire », a ajouté le président ivoirien, avant de présenter ses « condoléances les plus émues à son épouse Ami, à ses enfants, à sa famille ainsi qu’au peuple malien ». 

IBK, arrivé au pouvoir en 2013 à la suite d’un scrutin démocratique, a été renversé lors d’un coup d’Etat en août 2020. Son décès intervient dans un contexte où son pays est sous sanctions de la Cedeao qui appelle à un retour à l’ordre constitutionnel.

La Côte d’Ivoire veut porter la scolarité des filières techniques à plus de 15% d’ici 2025

Le gouvernement ivoirien envisage de porter la scolarité des filières d’enseignement technique et de formation professionnelle à plus de 15% d’ici 2025, face aux enjeux d’industrialisation de l’économie du pays. »Face aux enjeux d’industrialisation de notre économie, l’ambition du gouvernement, avec la création d’un ministère dédié, est de faire passer le taux de scolarité dans ce secteur à plus de 15% d’ici 2025″, a déclaré samedi le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi qui s’exprimait, à l’occasion de l’inauguration du Centre de bureautique, de communication et de gestion (CBCG) de Bouaké, la métropole du centre ivoirien, devant des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses. 

Il a dit qu’après Bouaké, sont en cours d’achèvement ou d’équipement les collèges d’enseignement technique d’Issa, de Bouaflé et le Lycée professionnel hôtelier de Yamoussoukro, pour une valeur globale de près de 6 milliards FCFA, dont 80% sur financement du Fonds saoudien pour le développement. 

Les travaux au niveau du Lycée professionnel agroalimentaire et de maintenance industrielle de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, eux, sont financés par la France via le C2D, pour un investissement de plus de 11,5 milliards de F CFA.

A ce propos, le premier ministre a salué les enseignants et les élèves du Lycée Technique de Yopougon à travers le Huawei IdeaHub, une écran intelligente interactif « Smart Board » doté de plusieurs fonctionnalités de communication, surtout pour la formation à distance. 

Pour l’avenir, dira-t-il, « les travaux de construction de 19 établissements ont démarré dans l’ensemble du pays, pour un investissement de plus de 217 milliards FCFA ». La construction d’autres établissements est en négociation avec des partenaires techniques et financiers.

« Je salue particulièrement les responsables du Fond saoudien pour le développement, dont la contribution et l’engagement ont permis la bonne exécution du CBCG de Bouaké », a ajouté le chef du gouvernement ivoirien.  

Le géant chinois des technologies, Huawei a fait un don au CBCG de Bouaké d’un tableau numérique avec écran interactif de 65 Pouces et équipera une salle multimédia en matériels informatiques estimés à 17,5 millions FCFA ( 35 mille dollars).

« Notre politique ambitieuse permettra également, à travers des programmes spécifiques, de capter le stock des diplômés sans emplois, des déscolarisés ou non-scolarisés qui sont plein d’énergie, de volonté et de talents », a-t-il relevé.  

L’inauguration du CBCG de Bouaké « incarne parfaitement l’intérêt stratégique de l’éducation » du chef de l’Etat dont le projet de société « Côte d’Ivoire Solidaire » est fondé sur l’atteinte d’ici 2030 d’objectifs majeurs de progrès humains, a-t-il poursuivi.  

La vision de la Côte d’Ivoire est le renforcement du capital humain, des talents et la promotion de l’emploi, qui constitue un pilier majeur du progrès tout en assurant une éducation performante pour la jeunesse, lui permettant de maîtriser les savoirs fondamentaux tel le digital.

M. Achi a soutenu que l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’apprentissage constituent un volet cardinal de cette stratégie; car ils correspondent à la stratégie de développement du pays, à la croissance de l’industrie et aux besoins en main d’œuvre des entreprises.

Covid-19: 133 nouveaux cas et 5 décès en Côte d’Ivoire dimanche

La pandémie de Covid-19 connaît un regain en Côte d’Ivoire avec 133 nouveaux cas positifs et cinq décès enregistrés dimanche, selon un bilan du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle.

 Le bilan du ministère de la Santé indique qu’il a été « enregistré ce dimanche 15 janvier 2022, 133 nouveaux cas de Covid-19 sur 2 821 échantillons prélevés soit 4,7 % de cas positifs, 648 guéris et 5 décès ». 

A la date du 16 janvier 2022, la Côte d’Ivoire compte 79 221 cas confirmés dont 74 296 personnes guéries, 758 décès et 4 167 cas actifs, souligne la note bilan qui montre que le nombre total d’échantillons est de 1 319 798. 

Le 15  janvier, 8831 doses de vaccin ont été administrées soit un total de 7 832 924 doses du 1er mars 2021 au 15  janvier 2022, mentionne le ministère qui invite « toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination ». 

Côte d’Ivoire: les boulangers saisissent la tutelle pour un réajustement du prix du pain

Dans une situation quasiment « intenable » et « délétère » avec des fermetures de fours, le Haut patronat des boulangers ivoiriens saisit la tutelle en vue d’un réajustement du prix du pain.

« Nous avons déposé un courrier afin que le gouvernement permette un réajustement du prix », a confié le président du Haut Patronat de la boulangerie et de la pâtisserie de Côte d’Ivoire (HPBP-CI), M. Amadou Coulibaly, dans un entretien à APA.  

Pour l’heure, l’organisation patronale table sur la négociation avec la tutelle, le ministère du Commerce et de l’industrie, « maintenant, c’est lorsque cette demande n’aurait pas de réponse favorable que nous envisagerions un arrêt de travail », a-t-il dit.  

« Il ne s’agit pas d’emblée d’une grève, nous avons compte tenu des problèmes auxquels nous sommes confrontés depuis belle lurette, l’impossibilité d’ajuster nos prix pour être rentable par rapport aux prix de nos intrants qui ont augmenté » et c’est d’instruire la tutelle, a-t-il ajouté. 

Mais, « nous pensons qu’aujourd’hui, l’augmentation n’est pas négociable, parce qu’on n’a plus le choix. On a pressé, pressé mais nous sommes en train de nous noyer, et notre exploitation est menacée », a-t-il fait observer.  

Selon M. Amadou Coulibaly, la continuité de l’activité des boulangers est « vraiment menacée aujourd’hui ». La situation est « intenable » en termes de charges d’exploitation et à cela s’ajoutent d’autres obligations telles les taxes fiscales. 

Le plafond de verre empêche les boulangers d’ajuster. « Donc, aujourd’hui, les  boulangers sont dans une situation délétère et de dégradation de leur fonds de commerce et beaucoup sont endettés et d’autres sont en train de fermer », a indiqué M. Amadou Coulibaly. 

« Nous estimons que produire et puis perdre, autant ne pas produire », a-t-il lancé. Cette démarche envers la tutelle vise à « attirer l’attention » du gouvernement pour le réajustement du prix et que déjà le principe de l’augmentation soit un acquis.  

« Concernant le montant, nous sommes prêts à négocier et à discuter avec le gouvernement, naturellement avec d’autres leviers que le gouvernement pourrait prendre afin que nous situons le prix », a-t-il poursuivi.  

Il a fait savoir que soit la population supporte le prix réel ou le gouvernement consent à faire des subventions, en prenant des mécanismes pour que les citoyens ne subissent pas directement le prix réel.  

Toutefois, « nous mettons le prix en discussion avec le gouvernement », a laissé entendre le président du HPBP-CI. Le gouvernement ménage les acteurs du secteur en mentionnant que le prix du pain est « sensible et social ». 

« Si tant que notre produit est sensible et social, que l’Etat songe à faire des subventions dans le domaine » et à « une fiscalité adaptée à l’idée que le gouvernement se fait du pain » car le blé qui sert à la fabrique est importé,  a-t-il souligné. 

Il a par ailleurs remarquer que le prix du blé a flambé sur le marché international ainsi que les intrants qui viennent de l’Europe, appelant à « un acte fort » de la part du gouvernement ivoirien favoriser « un prix juste ». 

Aujourd’hui, le sac de farine de blé de 50 Kg revient à 23.000 Fcfa en moyenne, alors qu’il était à 11.000 Fcfa lorsque le prix de la baguette de pain est passé à 150 Fcfa en 2006, a fait savoir le président du HPBP-CI, M. Amadou Coulibaly. 

La Côte d’Ivoire lance un « benchmark » pour renforcer l’éthique de son administration

L’Etat de Côte d’Ivoire, à travers les experts de la modernisation de l’administration, lance un « benchmark » (référence) local, en vue du renforcement de l’éthique et de la déontologie dans les administrations publiques.

Dans cet élan, le directeur des Systèmes de gestion et de l’appui à l’éthique (DISGAE), Antoine Bessin et ses équipes ont visité l’Observatoire de l’éthique et de la déontologie (OED) du Trésor public et la Direction générale du guichet unique de l’automobile (DGGUA) sise à Vridi, à Port-Bouët.  

Ces deux missions, qui se se déroulées respectivement le 11 et le 13 janvier 2022, ont été initiées sur instruction du Secrétaire d’État Brice Kouassi, et s’inscrivent dans le cadre d’un benchmark local.

Ce « benchmark » local vise notamment à élaborer une stratégie d’accompagnement du changement, de promotion de l’éthique et de la déontologie au sein des administrations publiques ivoiriennes. 

La première visite avait pour facilitateur M. N’Guessan Koffi, le coordinateur de l’OED qui a présenté le Code d’éthique et de déontologie du Trésor public, une matrice conçue par l’OED pour encadrer le travail des agents et qui sert de base de promotions, récompenses et sanctions.  

Au cours de cette rencontre, les échanges ont permis aux équipes de l’OED de répondre aux préoccupations de la DISGAE relativement à la certification, aux résultats de l’application du Code et à la gestion des résistances au changement. 

La seconde mission, elle, avait pour destination le Bureau d’Immatriculation des Véhicules Automobiles (BIVA). Ici, la délégation de la DISGAE était conduite par M. Amani Olivier Yao, sous-directeur chargé de la conduite du Changement, de la promotion de l’éthique et de la déontologie. 

Son interlocuteur était M. Lambert Konan du BIVA. Les échanges ont essentiellement porté sur le système de dématérialisation mis en place par la Direction Générale du Guichet Unique de l’automobile (DGGUA) afin d’accélérer et de fluidifier le service offert aux usagers.  

Les avantages de ce système digital dans le nouveau processus d’importation des véhicules ont été présentés. Par ailleurs, les représentants du BIVA ont souhaité que les experts de la modernisation les accompagnent dans la mise sur pied d’un Comité interne d’Ethique et de Déontologie. 

Les dirigeants de la structure comptent également accentuer la dématérialisation de leurs procédures afin de répondre aux demandes de plus en plus croissantes des services proposés aux usagers. 

Neufs administrations publiques devraient être visitées par la DISGAE dans son « benchmark » en vue d’élaborer une stratégie efficace de promotion de l’éthique et de la déontologie dans les administrations publiques en s’inspirant des réussites et des besoins locaux.

Les Patrons en concert au Zénith de Paris le 10 septembre 2022

Le groupe « Zouglou » Les Patrons, se lance à l’assaut du Zénith, une mythique salle de spectacle à Paris, où Éric et Clemso, deux jeunes ivoiriens, donneront un concert le 10 septembre 2022.

Cet événement, arrêté avec le staff managérial du groupe, intervient dans la célébration de leur 20 ans de carrière musicale. Ce concert en Europe qui intervient également dans un contexte de la pandémie de Covid-19, dénote d’un engagement de relance de leur projet.

Depuis le 2 octobre 2021, le groupe de musique a signé avec un promoteur dans l’arène du showbiz, « pour toute l’année 2022 ». Le 5 février, débute le premier concert dans un prestigieux hôtel d’Abidjan. 

Après cette étape, Les Patrons communieront avec leurs fans le 12 février au Palais de la culture de Treichville, dans le Sud d’Abidjan, avant d’effectuer une « tournée nationale » à l’Intérieur de la Côte d’Ivoire. 

Nguessan Kouakou Clément « Clemso » a dit que c’est une fierté pour lui. Le groupe a maintes fois joué au Palais de la culture, en bordure de la lagune Ebrié, mais au Zénith du Paris, c’est un autre challenge.

Pour sa part, Yahou Corneille Éric dit « Éric », s’est réjoui de cette expérience qui hisse, à l’extérieur, la musique ivoirienne. Rempli d’émotions, il a remercié Dieu qui « trace l’histoire des Patrons » dans cette aventure musicale.    

La marraine des différents concerts du groupe Les Patrons, en Côte d’Ivoire, est la ministre ivoirienne de la Culture, de l’industrie des arts et du spectacle, Mme Arlette Badou Nguessan Kouamé. 

Orange Côte d’Ivoire inaugure un nouveau siège d’un coût de 40 milliards Fcfa

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a procédé vendredi à l’inauguration d’un nouveau siège social d’Orange Côte d’Ivoire à la Riviera Golf, dans l’Est d’Abidjan, d’un cout d’investissement de 40 milliards de Fcfa.

Ce nouveau siège dénommé « Orange village », a été inauguré en présence de M. Stéphane Richard, le Président directeur général (PDG) du Groupe Orange, de M. Alioune N’Diaye, le directeur général d’Orange Moyen Orient et Afrique; et d’un parterre de personnalités.

M. Stéphane Richard s’est félicité de la bâtisse de ce bâtiment de 18.000 m2 qui trône face à la lagune Ebrié et qui va accueillir 900 collaborateurs répartis sur Abidjan. Il comprend entre autres, un parc des sports, des espaces verts et de multiples installations écologiques. 

Pour lui, c’est un sentiment de fierté ce nouveau siège qui constitue un symbole d’ancrage et d’engagement du groupe dans le pays. Orange Côte d’Ivoire est d’ailleurs un cluster régional composé des filiales du Burkina Faso et du Libéria. 

Le directeur général du Groupe Orange Côte d’Ivoire, Mamadou Bamba, s’est dit fier d’inaugurer avec ses collaborateurs, ce joyau architectural qui va favoriser le déploiement du numérique et accompagner la transformation digitale de l’économie ivoirienne.  

Le ministre ivoirien de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation, Roger Adom a salué ce projet qui, selon lui, contribuera sans nul doute à positionner davantage la Côte d’Ivoire comme leader dans le domaine de l’économie numérique et de l’innovation.

Premier employeur du secteur des Télécoms, Orange Côte d’Ivoire qui revendique plus de 15 millions de clients sur le sol ivoirien, est leader sur les principaux indicateurs de performance dans le domaine du fixe, du mobile, de l’Internet et du mobile money.  

Etats généraux de l’éducation: lancement des travaux des commissions thématiques

Les travaux des commissions thématiques des états généraux de l’éducation et de l’alphabétisation en Côte d’Ivoire ont été lancés, vendredi à Abidjan, par le directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Mamadou Binaté.

Cette étape des commissions thématiques a pour objectif d’analyser les cadres de référence du développement du secteur éducation/formation.

« Dès sa prise fonction à la tête du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, madame la ministre Mariatou Koné a voulu projeter l’école ivoirienne dans une nouvelle trajectoire adossée à la fois sur la consolidation des acquis et sur l’administration de remèdes nouveaux issus des consultations nationales », a rappelé le directeur de cabinet.

C’est dans ce cadre que le ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation a initié un dialogue ouvert sur l’école ivoirienne, dénommé les états généraux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (EGENA).  Il s’agit pour tous les acteurs et partenaires de s’accorder sur un diagnostic et de faire des recommandations en vue d’une école plus performante.

Les états généraux sont meublés de plusieurs étapes dont les commissions thématiques. Ces commissions prennent le relais après les concertations régionales et les concertations de districts qui ont été réalisées.

 « Nous sommes à l’étape des commissions thématiques dont l’objectif est d’analyser les cadres de référence du développement du secteur éducation/formation   à travers leurs différentes expressions (vision, dispositifs intentionnels, légaux et réglementaires, programmes et plans nationaux) » a expliqué M. Binaté.

Ces commissions thématiques devront également faire des recommandations au regard des évolutions du contexte national, des objectifs du Plan national de développement  (PND) et des engagements nationaux par rapport aux défis internationaux de l’éducation.

« Vous avez été choisis sur la base de vos expériences, expertises et maîtrises du système éducatif pour conduire les commissions thématiques », a souligné le directeur de cabinet en s’adressant aux présidents des sept commissions thématiques.

La séance de travail de ce jour après le lancement des travaux a eu pour objectif de présenter les termes de références des commissions thématiques et les modalités de l’organisation pratique des travaux.

Selon Biney John Francis, Commissaire général des états généraux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, chacune des sept commissions thématiques est constituée d’une trentaine de personnes. Les travaux en commission démarrent le lundi  17 janvier 2022.

La première commission planche sur la politique éducative et le cadre légal, tandis que la deuxième est consacrée à l’insertion, l’équité et à l’égalité dans la scolarisation.

La troisième commission réfléchit sur  la qualité des apprentissages et des enseignements. La thématique de la quatrième commission est relative à la société apprenante.

La cinquième commission travaille sur la gouvernance, la décentralisation et la déconcentration, quand la pertinence du système éducatif constitue la thématique de la sixième commission. Enfin, la septième commission est consacrée à la digitalisation du système éducatif.

Lancés le 19 juillet dernier par le Premier ministre Patrick Achi, les états généraux de l’éducation et de l’alphabétisation sont prévus pour durer six mois, à travers des consultations dans les 31 régions et 14 districts du pays.

Ils doivent contribuer à construire un pacte social durable en faveur d’une école ivoirienne centrée sur l’excellence, la réussite des élèves et l’appropriation des valeurs de la République. La Côte d’Ivoire est à son 5e « états généraux de l’éducation», après ceux de 1977, 1985, 1993 et 1994, rappelle-t-on.

Côte d’Ivoire: 725 millions Fcfa pour renforcer le cadastrage d’Abidjan

Une opération de renforcement du cadastrage dans le District d’Abidjan, d’un coût de 725 millions de Fcfa, a été lancé jeudi dans le cadre d’un projet d’appui institutionnel au gouvernement ivoirien.

Le projet a été officiellement lancé au Cabinet du ministre de l’Économie et des finances, en présence de responsables de l’administration publique, des autorités municipales et coutumières des dix communes ciblées de l’opération.

 M. Vassogbo Bamba, le directeur de Cabinet adjoint du ministère de l’Économie et des finances, a indiqué que cette initiative qui intervenant dans le cadre du Projet d’appui à la gestion économique et financière (PAGEF), vise à « accroître les recettes budgétaires ». 

Pour sa part, le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, a d’abord relevé que sur les questions foncières, les élus et les collectivités locales sont des « partenaires obligés avec une communauté de destin ». 

Ce projet a pour objectif d’améliorer de façon significative le cadre de vie et la gouvernance foncière notamment à Abobo, Adjamé, Attecoubé, Bingerville, Cocody, Marcory, Koumassi, Plateau, Treichville et Yopougon qui constituent les cibles pilotes.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire qui compte plus de 322.000 Km carrés, est cadastrée selon le directeur général des impôts, à moins d’un quart du territoire national ivoirien, soit un taux de moins de 25%. 

La Côte d’Ivoire a adopté en 2014 un schéma directeur des réformes des finances publiques qui constitue le cadre de référence de l’intervention des partenaires techniques et financiers. Cela a motivé la mise en place du Pagef en mars 2017.

Le Pagef, d’un montant total de 15,96 milliards Fcfa dont 13,45 milliards Fcfa financés par la Banque africaine de développement (BAD) et 2,5 milliards Fcfa par l’Etat ivoirien, a pour but de de moderniser la gestion des finances publiques. 

Les filières non porteurs d’emploi du BTS ivoirien seront supprimées (ministre)

Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara, a annoncé jeudi face à la presse que les filières non porteurs d’emploi du Brevet de technicien supérieur (BTS) seront supprimées.

M. Diawara présentait le bilan 2021 et les perspectives de l’année 2022 en vue du développement des projets de son département ministériel, lors d’une conférence de presse, au sein dudit ministère.  

 Évoquant des reformes qui sont en cours d’élaboration, il a fait mention de l’examen du BTS pour  « voir les filières non porteurs d’emploi qui seront supprimés et les filières porteuses d’emploi où les curricula seront revisités ».

Cela conduira à actualiser les accords avec le secteur privé, à revoir la loi sur l’enseignement supérieur et le parachèvement de la mise en œuvre du LMD qui nécessitera un certain nombre de chantier, a-t-il signalé. 

Il a annoncé le démarrage du programme d’extension des anciennes universités publiques avec la construction et l’équipement de nouveaux amphis, de nouveaux bâtiments de travaux dirigés, des bureaux d’enseignants et de travaux pratiques etc…

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a aussi assuré du démarrage de la construction de nouvelles résidences universitaires, notamment à Korhogo et Daloa et de nouveaux restaurants universitaires, à Cocody et à Abobo-Adjamé.    

Le ministre a rassuré de « l’achèvement des travaux d’extension des anciennes universités publiques et de l’ouverture des cités universitaires périphériques d’Abobo 1, Abobo 2, Port Bouet 3 et vridi » ainsi que de nouvelles résidences universitaires en construction à l’Université Félix Houphouët Boigny et à l’Université Nangui Abrogoua. 

Le ministre a fait état des réalisations infrastructurelles avec l’ouverture de l’université de San-Pedro qui a été effective le 19 octobre 2021, et l’inauguration de la cité et du restaurant universitaire de Korhogo. 

Il a énuméré l’ouverture du restaurant universitaire de Daloa. Des cités universitaires périphériques qui étaient en réhabilitation ont également ouvert précisément à  williamsville, Port-Bouet I et Port-Bouet 2.

Le gouvernement ivoirien, ajoutera-t-il, a fait beaucoup au niveau du recrutement des assistants ce qui s’est concrétisé avec le recrutement de 610 assistants, assistants chefs de cliniques et attachés de recherche, dont 210 glissements catégoriels et 200 recrutements nouveaux.

Au niveau du volet recherche scientifique, il a noté la mise en place de 5 milliards Fcfa comme Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (Fonsti) et pour 2021 une innovation avec l’orientation des bacheliers 2021, en septembre 2021, ce qui a permis une rentrée unique.

Il a terminé ses propos en insistant sur les perspectives 2022 avec l’achèvement des travaux de la phase 1 de l’université de San-Pedro ce qui pourrait amener l’inauguration de celle-ci par le président de la République de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara.

Pour cette année 2022, l’ouverture de l’université de Bondoukou qui a été déjà annoncée par le président de la République dans son discours de fin d’année à la nation, devrait être effective grâce à un fort avancement des travaux. 

Le ministre a souligné que pour cette année 2022 le gouvernement octroie 660 postes de recrutement en assistant, assistants Chefs de clinique et attachés de recherche, dont 210 glissements catégoriels et 450 recrutements nouveaux.

Côte d’Ivoire: test des équipements du projet éducation numérique

Le ministre ivoirien de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation, Mariatou Koné, a lancé jeudi à Abidjan les tests des équipements de la phase 1 du Projet éducation numérique dont le taux d’exécution global est de 85%.

Il s’agit d’un « test grandeur nature afin de corriger toutes les erreurs qui seront éventuellement constatées afin de faire le bilan de la phase 1 », a indiqué Mme Mariatou Koné, lors du lancement de l’opération au Lycée moderne jeunes filles de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan.

Démarré en avril 2020, la phase 1 du Projet éducation numérique a permis l’aménagement de salles multimédias dans 64 établissements secondaires et dix Centres d’animation et de formation pédagogique (CAFOP) dans dix villes (Abidjan, Bonoua, Grand-Bassam, Dabou, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo, Odienné, Daloa et San-Pedro).

« Je voudrais remercier notre partenaire Huawei technologies pour son expertise qui permet redynamiser le système éducatif ivoirien par le numérique et d’être en adéquation avec la vision du président de la République »,  a poursuivi la ministre Mariatou Koné.

La phase pilote du projet a été réceptionnée en juin 2021 au Lycée classique d’Abidjan. A cette période, le taux d’achèvement du projet était de 70% contre 90% pour la zone d’Abidjan. Aujourd’hui, le projet a atteint un taux d’exécution global de 85%.

L’objectif du projet éducation numérique, dira-t-elle, est la formation d’un capital humain, capable de relever tous les défis de développement de la Côte d’Ivoire dans la quête d’une école de qualité.

Elle s’est réjoui de la présence du député de Yopougon, Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, un leader de l’opposition en Côte d’Ivoire, faisant observer que « l’école n’a pas de couleur politique ».

Ce projet dont la phase de tests entre dans sa phase opérationnelle va « réduire la fracture numérique dans plusieurs zones en Côte d’Ivoire (et) dynamiser l’éducation elle-même », a déclaré le député Michel Gbagbo.

M. Étienne Liu, le président de Huawei Afrique de l’Ouest, dont l’entreprise est l’opérateur technique, a réitéré que la phase I du Projet d’éducation numérique réalisée par le ministère de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation a « déjà couvert 10 villes ».

« Notre motivation première est de doter l’Etat de Côte d’Ivoire d’un Intranet éducatif, de booster la transformation digitale par l’apprentissage et la gestion par le numérique, en vue d’accompagner le Gouvernement dans son élan de développement numérique », a-t-il ajouté.

Il a relevé qu’une équipe de 15 informaticiens du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation a suivi une formation du 03 au 18 décembre 2021 à Dubaï, dans le cadre du transfert des compétences pour la mise à l’échelle dudit projet.

Des sessions de formation pour les formateurs et les techniciens sur les différents sites ont été également initiées et devraient permettre aux enseignants une meilleure prise en main des équipements et un accompagnement permanent dans chaque établissement, a-t-il poursuivi.

Les enseignants formés devront servir de relais et d’appui pour la formation de l’ensemble des enseignants des écoles du périmètre du projet. Les plateformes de communication unifiée, elles, ont été déployées dans 149 directions, écoles et institutions administratives.

Le projet a permis en outre d’installer des systèmes de vidéo protection, de WIFI, des salles multimédia, des plateformes e-learning, des logiciels de l’environnement numérique de travail et de gestion des enregistrements, des bibliothèques en ligne.

Ce projet a vu également la création d’un Data Center dédié à l’éducation et la construction d’un bâtiment R+3 dans la commune de Grand-Bassam, à 40 Km, au sud-est d’Abidjan, a fait remarquer M. Étienne Liu.

« La Côte d’Ivoire a une jeunesse qui a d’énormes potentialités dans le domaine de la technologie, un atout qui doit être encadré pour permettre au pays d’en profiter efficacement. Huawei a, par conséquent, pour objectif de participer à ce vaste et ambitieux programme », a-t-il déclaré.

Le Lycée moderne de jeunes filles de Yopougon en est un des sites bénéficiaires. Le Lycée Sainte Marie de Cocody, dans l’Est d’Abidjan, quant à lui sera érigé en un Centre de campus intelligent sur la base du Projet éducation numérique.

Covid-19 en Afrique : Omicron a atteint son pic (OMS)

Le nombre de cas hebdomadaires s’est stabilisé au cours de la semaine se terminant le 9 janvier, comparé à la semaine précédente selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Après une hausse de six semaines, la quatrième vague de la pandémie alimentée principalement par le variant Omicron s’est stabilisée. C’est l’augmentation la plus brève jusqu’à présent sur le continent, où un total de 10,2 millions de cas cumulés de Covid-19 avait été recensé à la date du 11 janvier dernier, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Afrique australe, qui a connu une forte augmentation du nombre d’infections pendant la vague pandémique, a enregistré une baisse de 14 % des infections au cours de la semaine écoulée. En Afrique du Sud, où le variant Omicron a été répertorié pour la première fois, le nombre d’infections hebdomadaires a diminué de 9 %, soutient l’OMS.

Selon cette dernière, l’incidence de la pandémie est aussi en baisse en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. Cependant, note-t-elle, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest connaissent une augmentation du nombre de cas, l’Afrique du Nord ayant enregistré une hausse de 121 % la semaine dernière par rapport à la semaine qui l’a précédée.

Par ailleurs, ajoute l’organisme onusien, sur l’ensemble du continent, le nombre de décès a augmenté de 64 % au cours de la semaine qui s’est achevée le 9 janvier par rapport à la semaine précédente, principalement à cause des infections chez les personnes à haut risque.

La quatrième vague est toutefois moins meurtrière que les vagues précédentes. Le nombre d’hospitalisations est resté faible. En Afrique du Sud par exemple, environ 9 % des plus de 5600 lits en unités de soins intensifs du pays sont occupés par des patients atteints de la pandémie.

D’après l’OMS, le variant Omicron, qui se propage rapidement, est devenu prédominant dans les pays qui connaissent une recrudescence des cas. Alors qu’il a fallu environ quatre semaines au variant Delta pour surclasser le variant Bêta auparavant dominant, le variant Omicron a surclassé son prédécesseur en seulement deux semaines dans les pays africains les plus touchés.

« Les premières indications montrent que la quatrième vague en Afrique a été abrupte et brève, mais non moins déstabilisante. La mesure essentielle de riposte à la pandémie dont l’Afrique a grand besoin reste la même, à savoir une augmentation rapide et conséquente du nombre de personnes vaccinées contre la COVID-19. La prochaine vague pourrait être moins indulgente », a déclaré la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti. Elle s’exprimait au cours d’une conférence de presse virtuelle organisée ce jeudi.

Le nombre de tests, qui sont essentiels à la détection et à la surveillance de la COVID-19 – dont la surveillance génomique, a connu une légère augmentation de 1,6 % au cours de la semaine écoulée avec plus de 90 millions de tests – principalement des tests d’amplification en chaîne par polymérase (PCR) – réalisés sur le continent. Au cours de la semaine dernière, 23 pays ont enregistré un taux de positivité élevé, supérieur à 10 %.

Partout en Afrique, l’OMS dit apporter son appui aux pays pour renforcer le séquençage génomique par des formations dans des domaines essentiels tels que la bio-informatique et la manipulation des échantillons. L’Organisation contribue également à l’achat et à la livraison d’équipements et de matériel de laboratoire essentiels aux pays.

À ce jour, 30 pays africains – et au moins 142 pays dans le monde – ont détecté le variant Omicron. Le variant Delta a été signalé dans 42 pays d’Afrique. En Afrique de l’Ouest, où l’incidence du coronavirus est en augmentation, le nombre de séquences d’Omicron réalisées par des pays comme Cabo Verde, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal est en hausse. À Cabo Verde et au Nigéria, Omicron est désormais le variant dominant.

Même si le continent semble résister à la dernière vague pandémique, le taux de vaccination reste faible. Environ 10 % seulement de la population africaine est entièrement vaccinée. L’approvisionnement en vaccins s’est récemment amélioré sur le continent et l’OMS affirme renforcer son appui aux pays pour qu’ils puissent distribuer efficacement les doses à l’ensemble de leur population.

« Cette année devrait marquer un tournant dans la campagne de vaccination contre la Covid-19 en Afrique. Dans la mesure où une grande partie de la population n’est toujours pas vaccinée, nos chances de limiter l’émergence et l’impact des variants meurtriers sont bien minces », a alerté Dr Moeti.

« Nous disposons du savoir-faire et des outils nécessaires et, grâce à une action concertée, nous pouvons à coup sûr faire pencher la balance en notre faveur contre la pandémie », a-t-elle assuré.

Côte d’Ivoire: une application traçant l’historique des véhicules

Expert en business intelligence et Big data, l’Ivoirien Sionfongo Koné (44 ans), s’installe à Abidjan, après plusieurs années à l’extérieur, et pour contribuer au développement de son pays, conçoit une application web traçant l’historique des véhicules.

Certifié en Big data and Hadoop developer College bois-de-Boulogne Montréal, au Canada, Sionfongo travaille sur des projets mettant en synergie des flux d’informations sur la traçabilité des véhicules. 

L’idée lui vient suite à un constat d’usage de tracer le parcours des véhicules de proches après de graves accidents et se rend compte de grosses défaillances. Devant des journalistes à Abidjan, jeudi, il clame que des engins ont « des problèmes que l’usager ne sait pas ». 

« On a décidé alors de mettre en place cet outil pour aider tous les acteurs autour du véhicule, les  acheteurs, les revendeurs, les assureurs et l’Etat pour que tout le monde puisse avoir l’information sur un véhicule en temps réel, l’information claire, intègre et sincère », a-t-il dit. 

Cette application dénommée « Vehistoric » ressort un rapport sur « les incidents, les réparations sur un véhicule depuis sa sortie d’usine jusqu’à l’instant », a-t-il relevé, ajoutant qu' »on peut aussi avoir des rapports de vols déclarés, des retenues gouvernementales ou communales ». 

Il a fait observer qu' »il y a des véhicules qui sont importés et qui ont subi de la grêle ou des incendies, et qui ont été achetés, retapés et retrouvés sur des voies ivoiriennes, africaines et qui peuvent poser un problème de sécurité ». 

Vehistoric se veut une application permettant de résoudre un problème existentiel que la plupart des usagers de la route vivent à savoir l’information erronée, voire falsifiée sur les véhicules usagés. 

L’application via sa plateforme offre également aux autorités en charge du suivi des véhicules et les compagnies d’assurance la possibilité de vérifier les interventions et sinistres sur le véhicule qu’ils désirent inspecter ou assurer via un rapport unique.  

Décès de l’ex-ministre ivoirien de l’Education nationale Lambert Amon-Tanoh

L’ex-ministre ivoirien de l’Education nationale Lambert Amon-Tanoh est décédé, jeudi, à l’âge de 96 ans.

L’information est confirmée par plusieurs sources concordantes dans la capitale économique ivoirienne. 

Ministre de l’Education nationale de 1963-1970 sous Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire indépendante, Lambert Amon-Tanoh  est le père du nouveau Secrétaire exécutif du Conseil de l’entente, Marcel Amon-Tanoh.  

Côte d’Ivoire: inscription au BTS session 2022 du 1er au 31 janvier

Les inscriptions à la session 2022 de l’examen du Brevet de Technicien Supérieur(BTS), en Côte d’Ivoire, sont ouvertes du 1er au 31 janvier 2022, annonce le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les inscriptions pour la session 2022 de l’examen du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), seront « ouvertes en ligne sur la plate-forme : www.examensbts.net du samedi 1er au lundi 31 janvier 2022 », précise le ministère dans un communiqué. 

« Les dossiers de candidature après l’inscription en ligne, sont à déposer dans les établissements pour les candidats officiels, et à la Direction des examens et des concours, à l’immeuble Daoud (ex-Osdi) au Plateau, pour les candidats libres, selon un programme qui sera diffusé ultérieurement », mentionne le communiqué. 

Le communiqué signé du  directeur des Examens et concours,  Dr Fofana Al Hassane, mentionne que « peut faire acte de candidature toute personne ayant suivi le cycle complet de formation au BTS dans une école agréée par l’Etat ».

Les conditions requises pour faire acte de candidature sont : deux années de formation après l’obtention du BAC, du Brevet de Technicien (BT) ou de tout autre diplôme équivalent.

Il est également requis trois années de formation incluant une année préparatoire, après l’échec à l’un des diplômes requis, l’année préparatoire n’étant autorisée qu’aux personnes ayant obtenu une moyenne d’au moins huit sur vingt (08/20) au BAC ou au BT. 

Par ailleurs,  il faut avoir à son compte une année de formation après l’obtention du Brevet Professionnel (BP) pour les options Assistanat de Direction et Finance comptabilité. La dernière année de scolarité ne doit en aucun cas dater de plus de trois ans.

Foot CAN 2021: la Côte d’Ivoire bat la Guinée-Équatoriale (1-0)

Les Éléphants de Côte d’Ivoire se sont imposés mercredi face à la Guinée-Équatoriale sur le score de (1-0), à leur entrée en lice à la CAN 2021 de football, à Douala, au Cameroun.

Avec cette victoire, les Eléphants prennent la tête du groupe E. Le capitaine des Éléphants, Max-Alain Gradel, recevant une passe près de la surface de réparation, tire avec énergie le balon qui échappe au portier équato-guinéen et se loge en pleine lucarne, à la 6e minute de jeu.

Les athlètes ivoiriens protégeant cet avantage, possèdent durant les trente premières minutes le ballon. Mais, au terme de la première mi-temps, la Guinée-Équatoriale apporte le danger dans le camp des pachydermes, en capitalisant les espaces qui leurs sont offerts.  

A la deuxième mi-temps, il y a toujours des failles à exploiter dans le jeu de la Côte d’Ivoire. La Guinée -Equatoriale a une grosse occasion à la 62e minute avec l’attaquant Basilio Owono, dont le shoot est arrêté par le gardien de but des Éléphants.

Dans le dernier quart d’heure, la sélection ivoirienne n’arrive pas à finaliser des occasions de but. L’équipe adverse se montre moins inquiétante dont l’opportunité aux Éléphants de conserver leur unique but jusqu’au sifflet final. 

L’Ivoirien Jean Michaël Seri a été déclaré le meilleur jouer du match. L’ex-international, Didier Drogba, qui était dans le bus des Éléphants de Côte d’Ivoire pour soutenir les pachydermes, a assisté à la rencontre.  

Côte d’Ivoire: adoption d’un décret instituant le télétravail

Le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, a annoncé mercredi l’adoption d’un décret instituant le télétravail, notamment pour les employés régis par le Code du travail, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités de mise en œuvre du télétravail pour les travailleurs régis par le Code du travail », a indiqué à la presse le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien. 

Ce décret, dira-t-il, intervient en application du Code du travail qui a intégré récemment la notion du télétravail, permettant au salarié d’exécuter partiellement ou entièrement son travail aux moyens des technologies de l’information, « sur la base d’un contrat avec son employeur ». 

Le texte précise en outre les conditions de travail, les modalités d’exécution du télétravail ainsi que les droits et obligations du télétravailleurs et de son employeur, « de façon à assurer la continuité du travail dans des circonstances exceptionnelles, en cas de forces majeures ». 

Côte d’Ivoire: création de l’Ordre national des infirmiers et infirmières

Le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, a annoncé mercredi l’adoption d’un projet de loi portant création de l’Ordre national des infirmiers et infirmières de Côte d’Ivoire (ONII-CI), à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Le Conseil a adopté un projet de loi portant création de l’Ordre national des infirmiers et infirmières de Côte d’Ivoire (ONII-CI) », a indiqué à la presse M. Mamadou Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien. 

Ce projet de loi, dira-t-il, organise la pratique de la profession infirmière et renforce les mécanismes de contrôle infirmiers en vue de d’améliorer la sécurité sanitaire des populations, la qualité des soins et la performance du système national de santé. 

Le porte-parole adjoint du gouvernement a relevé qu’il fixe les conditions particulières d’accès à la profession d’infirmier, définit les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’Ordre ainsi que les procédures d’élection ordinales. 

Il met en outre, à la charge de l’Ordre, de veiller au respect des principes de moralité, de probité et de dévouement ainsi que l’observation par tous les membres des devoirs professionnels auxquels sont assujettis les infirmiers et les infirmières.

Côte d’Ivoire: le Conseil régional du Gbêkê mis sous administration

Le porte-parole adjoint du gouvernement ivoirien, Mamadou Touré, a annoncé mercredi l’adoption d’un décret mettant sous administration directe de l’Etat le Conseil régional du Gbêkê (centre) avec une Commission spéciale présidée par le préfet.Cette commission spéciale, présidée par le préfet, comprend notamment dix membres, indique ce décret pris en Conseil, portant mise sous administration directe de l’Etat de Côte d’Ivoire du Conseil régional du Gbêkê.   

Le ministère de tutelle avait procédé à la suspension du Conseil régional du Gbêkê et la création en juillet 2021 d’une délégation spéciale pour assurer le fonctionnement régulier du Conseil. La mission de cette délégation, arrivant à son terme, l’Etat a pris cette nouvelle mesure. 

Suite à des ennuis judiciaires du président de ce Conseil régional, Jacques Mangoua, un président intérimaire avait été désigné, mais certains blocages existant toujours ont fait qu’aucune session de ce Conseil n’avait pu se tenir. 

Des dissensions graves étaient alors observées après des tentatives de conciliation, mettant en péril le fonctionnement normal du Conseil régional du Gbêkê. Ce qui avait amené la tutelle à prendre les commandes. 

M. Jacques Mangoua qui est accusé dans une affaire de détention illégale de munitions et d’armes blanches, découvertes à son domicile dans la région, a été mis en liberté provisoire par la justice ivoirienne, en avril 2020.   

Sanctions contre le Mali: le parti de Gbagbo juge « impertinentes » les mesures

Le parti de Laurent Gbagbo, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) juge « impertinentes » les sanctions de la Cedeao contre le Mali et se dit disposé à accompagner une approche pacifique de la crise, dans une déclaration. »Le Ppa-CI, conformément à la philosophie du dialogue prôné par son président, Laurent Gbagbo et de son orientation panafricaniste résolue (…) trouve excessives et impertinentes les mesures de rétorsions prises par la Cedeao contre le peuple malien », indique la déclaration.

Dans cette déclaration, signée du porte-parole du Ppa-CI, Katinan Koné, la formation politique « envisage d’envoyer, dès que possible, une mission d’information au Mali et en Guinée afin de mieux s’imprégner de la situation qui prévaut dans chacun des deux pays frères ». 

Le parti « se dispose à accompagner toute approche de règlement pacifique de la crise au Mali  et invite la Cedeao à observer une rigueur dans le respect des principes démocratiques afin de prévenir les crises répétitives dans son espace ».

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, qui se sont réunis en sommet extraordinaire, le 9 janvier 2022 à Accra, ont au cours de cette session passé en revue les développements politiques au Mali, dans le contexte de la transition en cours, imposant des sanctions. 

Ces sanctions aggravantes indiquent une fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cedeao et le Mali, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la Cedeao et le Mali.  

La Cedeao a également décidé du gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la Cedeao, la suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la Cedeao (Bidc et Boad)  et l' »activation de la force en attente de la Cedeao ».  

Pour le Ppa-CI, « la situation exceptionnelle au Mali est une entorse au protocole additionnel A/SP1/12/01 de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance », s’interrogeant sur la pertinence des lourdes mesures coercitives prises à l’encontre du pays. 

Le parti de Gbagbo « s’inquiète particulièrement de la tendance de plus en plus affirmée d’instrumentaliser les banques centrales, notamment la Beceao dont est membre le Mali, à des fins de règlement de crises politiques internes aux Etats ».  

Le Ppa-CI émet en outre « de fortes réserves sur le recours à la force, comme l’annonce le point 5 du communiqué, pour résoudre les crises politiques dans les Etats membres de notre espace communautaire ».  

Les forces de défense et de sécurité du Mali font face à la guerre que leur imposent les groupes djihadistes, déclarer une autre guerre à ces forces n’est qu’une forme d’aide directe apportée aux vrais ennemis de ce pays et de la sous-région que sont les djihadistes, poursuit la déclaration.  

Le Ppa-CI encourage la Cedeao à continuer plutôt dans la voie du dialogue avec les autorités du Mali afin de trouver une solution définitive à la longue crise qui prévaut dans le pays et ce, dans l’unique intérêt du peuple malien, conclut la déclaration.

Afrique subsaharienne : vers une hausse de la croissance économique

Le dynamisme économique de la région devrait reprendre légèrement pour s’établir à 3,6 % en 2022 et 3,8 % en 2023, a annoncé l’institution basée à Bretton Woods (États-Unis).Après une première récession en 25 ans, le continent noir renoue avec la croissance.  Selon la Banque mondiale (BM), le niveau élevé des prix des produits de base devrait favoriser la reprise à court terme dans la région. Le Nigéria et l’Angola profiteront de l’augmentation des cours pétroliers et de l’assouplissement graduel des baisses de production dans les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), souligne l’institution financière.

La croissance devrait ainsi atteindre 2,5 % en 2022 et 2,8 % en 2023 au Nigéria, tandis qu’elle s’accélérera à 3 % en moyenne en 2022-23 en Angola. En Afrique du Sud, la croissance retomberait aux niveaux d’avant la pandémie, freinée par des obstacles structurels et le lourd endettement du pays.

Par ailleurs, la Banque signale que les prix élevés du coton et des denrées alimentaires comme le café bénéficieront aux exportateurs de produits agricoles (Éthiopie, Kenya et Tanzanie).

Ces chiffres représentent toutefois près d’un point de pourcentage de moins que la moyenne sur la période 2000-19. Cette situation est la conséquence des effets persistants de la pandémie et de la réduction des mesures d’aide. A cela s’ajoutent l’incertitude en matière de politique publique et l’aggravation de l’insécurité dans certains pays.

Dans certains pays, l’expansion des activités agricoles sera aussi limitée par des incertitudes diverses, notamment des périodes de sécheresse et des précipitations inférieures à la moyenne, ainsi que l’intensification des conflits, poursuit la BM.

D’après cette dernière, la pandémie a entravé les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté et dans la réalisation des principaux objectifs de développement dans l’ensemble de la région, effaçant plus d’une décennie de gains enregistrés dans le revenu par habitant pour certains pays.

Dans plus d’un tiers des pays de la région, dont l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria, le revenu par habitant en 2022 restera inférieur au niveau d’il y a dix ans, soutient-elle.

Les risques pesant sur ces prévisions sont plutôt orientés à la baisse, affirme la BM. Toutefois, la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des produits alimentaires et les tensions géopolitiques pourraient peser sur la demande des consommateurs et freiner la croissance.

En outre, un net ralentissement de la croissance économique mondiale pourrait entraîner d’importantes corrections à la baisse des prix des produits de base au détriment des pays producteurs de pétrole et de métaux, avertit la Banque. Celle-ci ajoute que les pays confrontés à des problèmes de surendettement pourraient avoir plus difficilement accès aux financements extérieurs, ce qui nécessiterait un ajustement budgétaire brutal.

La BM note enfin que les faibles taux de vaccination contre la Covid-19 exposent les pays de la région à une résurgence et une aggravation des vagues épidémiques. Ce qui pourrait ébranler à nouveau l’activité économique. La prolongation de la pandémie risque quant à elle d’exacerber les problèmes de développement et de santé existants, d’enrayer les réformes structurelles et budgétaires, et d’entraîner des pertes de capital humain durables.

Décès à Abidjan de 4 personnes dans un appartement

Quelque quatre personnes prises de malaise dans un appartement de Koumassi, dans le Sud d’Abidjan sont décédées, rapporte, mardi soir, le Groupement des sapeurs pompiers militaires (GSPM).

Dans une note, le GSPM informe qu’il a été alerté ce mardi à 16h45 pour « plusieurs personnes prises de malaise dans un appartement à Koumassi, quartier Divo près du centre communautaire ».

« A l’arrivée 05 victimes (ont été constatées) dont 04 décès certains  et 01 dans le coma », ajoute le GSPM, précisant que les victimes présentaient des « vomissures et des selles pour la plupart ».

La victime comateuse conditionnée par le médecin de garde a été évacuée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville par l’ambulance de réanimation 11. La police et gendarmerie ont été déployées les lieux.

Les USA saluent les « mesures » de la Cedeao contre le Mali

Les États-Unis saluent les « mesures vigoureuses » prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour « défendre la démocratie et la stabilité au Mali », dans une déclaration.

« Nous partageons la profonde déception de la Cedeao face au manque d’action ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections, comme s’il s’était engagé à le faire après le coup d’Etat d’août 2020 », indique la déclaration. 

Washington « soutient la décision de la Cedeao d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour inciter le gouvernement de transition à tenir son engagement envers le peuple malien de ramener son pays à la démocratie ».

« Nous relayons également les préoccupations de la Cedeao quant au probable impact déstabilisant des forces du groupe Wagner, soutenues par la Russie, au Mali », poursuit le texte, qui note que « ces forces n’apporteront pas la paix au Mali ».

Pour les États-Unis, les forces du groupe Wagner « détourneront les ressources destinées aux forces armées maliennes dans leur lutte contre le terrorisme ». Selon des sources concordantes, des hommes de ce groupe ont été aperçus au Mali. 

La France et l’Union européenne ont également exprimé leur soutien à la décision de l’organisation sous-régionale contre le Mali. 

Le Mali a décidé à son tour de fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

En réponse aux lourdes sanctions économiques et financières de la Cedeao, le Mali a décidé d’appliquer la « réciprocité ». En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement de transition a décidé de « rappeler ses ambassadeurs » dans les pays de l’organisation régionale, informe un communiqué du porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

 Selon le dirigeant malien, « ces mesures prises par la Cedeao contre l’Etat malien contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections au Mali ».

Trafic de bois: 700 madriers saisis sur la lagune à Abidjan

Un équipage nautique de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI), une unité de lutte contre la criminalité liée à la forêt et aux ressources en eaux, a saisi mardi environ 700 madriers sur la lagune Ebrié, à Abidjan.

L’équipage nautique de la BSSI, en patrouille sur le plan de la lagune Ebrié donnant sur la commune de Koumassi, une commune dans le Sud d’Abidjan, a intercepté à 5 h, trois embarcations de trafic de bois issus de sciage à façon. 

« Ce sont environ 700 madriers d’essence iroko qui ont été saisis », indique un rapport de cette unité qui  a également saisi la semaine dernière 6 000 madriers dans la commune d’Abobo, dans le Nord d’Abidjan, avec 11 personnes interpellées. 

Le 10 janvier 2022, des éléments de la BSSI, ont saisi 600  planches de bois dans la cité de Divo, dans le centre-Ouest du pays, et 2.000 autres planches de bois à Bouaké, la métropole du centre ivoirien.  

Ces fortes saisies interviennent suite aux consignes du ministre des Eaux et Forêts, Alain-Richard Donwahi, qui à l’investiture de nouveau commandant de la BSSI,  a recommandé « la tolérance zéro pour les trafiquants du bois ». 

Afrique de l’ouest : l’insécurité crée une crise multiforme (Onu)

L’instabilité qui mine plusieurs parties de la région ouest africaine met en péril les acquis enregistrés par les pays selon le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), Mahamat Saleh Annadif.La partie occidentale du continent noir reste en proie à l’insécurité. Malgré les efforts nationaux, régionaux et internationaux, la situation sécuritaire dans la région demeure complexe et difficile. Les groupes extrémistes violents continuent d’étendre leur champ d’opérations au Sahel, notamment dans la zone des trois frontières du Liptako-Gourma entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ciblant à la fois les civils et les forces de sécurité.

« Au Nigeria, le regain de criminalité et de conflits entre agriculteurs et éleveurs a détourné l’attention de la violence extrémiste dans le nord-est, qui reste néanmoins omniprésente. D’autres incidents, bien que de faible ampleur, dans le nord de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo démontrent que la menace tant évoquée des actes de terrorisme se déplaçant du Sahel en direction des pays côtiers du Golfe de Guinée est une réalité », a souligné le Représentant spécial.

Mahamat Saleh Annadif présentait, lundi dernier, par visioconférence, au Conseil de Sécurité des Nations Unies, le dernier rapport du Secrétaire général sur les activités d’Unowas. Le rapport couvre la période du 18 juin au 21 décembre 2021.

M. Annadif a, par ailleurs, énuméré les conséquences des développements sécuritaires dont l’effet majeur est la crise humanitaire multiforme que vit la région. Cette crise est « caractérisée par la hausse des prix des produits alimentaires, l’augmentation de la pauvreté du fait de la Covid-19 et la perte des récoltes du fait de la sécheresse. »

Sur la question du changement climatique, M. Annadif a mentionné la nécessité d’une approche à long terme et a informé du soutien d’Unowas pour le développement de stratégies d’adaptation à la dégradation climatique dans la région Afrique de l’Ouest et Sahel. « Ceci dans le but de protéger les plus vulnérables qui sont victimes des urgences humanitaires et de la détérioration sécuritaire qui en résultent », a-t-il ajouté.

En outre, le Représentant spécial a appelé à un plus grand engagement dans la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, paix et sécurité, et de l’Agenda des jeunes pour la paix et la sécurité.

« Bien que plus de 50% d’électeurs de la sous-région sont des femmes, leur présence de façon significative au niveau des organes de décision tarde à se concrétiser », a dit M. Annadif, non sans ajouter qu’« une plus grande volonté politique, se traduisant entre autres par le financement sur les budgets nationaux de ces plans d’action est nécessaire. »

Ce tableau sombre dressé par M. Annadif n’éclipse pas les avancées démocratiques, notamment les élections réussies au Cabo Verde et en Gambie.

« Malgré toutes les inquiétudes justifiées suscitées par les turbulences actuelles en matière de gouvernance démocratique, ces exemples confirment l’attrait de la démocratie, comme le plus sûr vecteur pour façonner l’avenir des communautés », s’est félicité Mahamat Saleh Annadif.

Le Représentant spécial a également salué les progrès accomplis par la Commission mixte Cameroun-Nigeria en charge de la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice sur le conflit frontalier entre les deux pays, depuis sa création en 2002.

« Ces réalisations sont autant d’exemples positifs de résolution des conflits, démontrant concrètement la manière dont le règlement pacifique des différends frontaliers peut renforcer la confiance et la coopération bilatérale entre des pays voisins », s’est-il réjoui.

Côte d’Ivoire: la FIFA confirme la suspension de Sylvain Gbohouo

La FIFA confirme la suspension du gardien de but, titulaire, des Éléphants footballeurs, Sylvain Gbohouo, pour dopage, et l’invite à soumettre « une explication complémentaire » à la Commission de discipline de l’organisation dans un délai de 20 jours.

« A toutes fins utiles, nous notons que la suspension provisoire imposée à l’encontre du joueur Sylvain Gbohou, en date du 22 décembre 2021 a été confirmée », indique le président de la Commission de discipline de la FIFA, à la suite de l’audience du 5 janvier 2022. 

Avec ce délai de 20 jours accordé au portier ivoirien, à partir de la réception de la présente « communication », signée le 10 janvier 2022 à Zurich, la FIFA souligne que « la présente procédure suit son cours ordinaire ». 

Il devra soumettre une « explication complémentaire à la Commission de discipline de la Fédération internationale de football association (FIFA), conformément à l’article 53 (5) du règlement antidopage » de l’organisation.

M. Gbohou risque de manquer la CAN au Cameroun qui se tient du 9 janvier au 6 février 2022. Il a été suspendu de toute compétition de football à la suite d’un contrôle antidopage positif mi-novembre 2021.  

Le Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (CN-FIF) a fait appel de la suspension infligée au portier titulaire de la sélection ivoirienne. Si d’ici au 6 février, il y a un retour favorable de la FIFA, il pourra prendre part à la CAN 2021. 

Guinée – Mali : les limites d’une alliance frontalière

Le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD) qui dirige la Guinée depuis le coup d’Etat du 5 septembre 2021, a signifié dans une déclaration qu’il gardait ses frontières ouvertes avec le Mali prenant ainsi le contrepied de la Cedeao.La Guinée dans le viseur de la Cedeao, ignore les sanctions prises par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest envers le Mali. Le CNRD dirigé par Mamady Doumbia motive sa décision par le fait que son pays était déjà suspendu des instances de l’institution sous-régionale lors du sommet de la Cedeao du 8 septembre 2021.

Partant de là, la Guinée ne se sent pas concernée par ces mesures contre le Mali car selon le communiqué signé du Colonel Sadiba Koulibaly, chef d’Etat-major général des Armées guinéennes, la République de Guinée n’a pas été associée aux décisions. En conséquence, « le CNRD souligne que les frontières aériennes, terrestres et maritimes de la République de la Guinée restent ouvertes à tous les pays frères conformément à sa vision panafricaniste », martèle le communiqué.

La Guinée réitère sa volonté de « respecter et d’appliquer les conventions, accords et traités bilatéraux et multilatéraux auxquels elle est partie ». Pays côtiers, Conakry pourrait se positionner durant cette crise comme le nouvel et principal allié du Mali. La frontière entre les deux pays s’étend d’ouest en est sur 858 kilomètres. Mais cette large zone minière riche en or, fait souvent l’objet d’affrontements meurtriers entre Guinéens et Maliens. 

Conflits communautaires à la frontière

Il s’agit de la résurgence d’un vieux conflit frontalier datant des années 70 qui oppose les villages de Siradiouba (Mali) et Dalakan (Guinée Conakry). En 2017, un différend au sujet de la paternité de la zone minière de Niaouleni située entre un village guinéen et malien avait viré en affrontements faisant 22 morts dont l’adjoint au commandant de la compagnie de Kati. Le projet de la matérialisation de la frontière entre les deux pays, longtemps annoncée, pourrait être réactivé au grand bonheur de la partie malienne qui en aura besoin pour ses activités de transit en vue d’éviter l’étouffement. Mais cette supposée alliance frontalière peut-elle prospérer si les pays de la Cedeao durcissent leurs sanctions contre Conakry à l’avenir ?

Pour le Mali qui importe 70% de ses besoins alimentaires, le corridor routier Dakar – Bamako reste un axe stratégique. Si conséquences économiques risquent aussi de toucher Dakar, il est important de noter que 80% du fret malien passe par le Sénégal et le Port de Dakar ravitaille en grande partie Bamako. Dans ce cas de figure, la Mauritanie pourrait être une porte de sortie pour le Mali qui n’a pas accès à la mer. Toutefois, la République arabe comme le Sénégal devront trouver un compromis avec la Cedeao pour adopter une position qui ne la fragilisera pas dans cette crise malienne.

Les « sanctions économiques et financières » prononcées par l’organisation intergouvernementale ouest-africaine mise sur pied en 1975, bien que reposant sur un éventail de mesures très large, ne concernent toutefois pas les denrées alimentaires, les produits de premières nécessités comme les médicaments ou encore les produits pétroliers.

Alpha Blondy s’indigne des sanctions de la Cedeao contre le Mali

La star internationale du raggae, Alpha Blondy, déclare dans une vidéo s’indigner des lourdes sanctions imposées par la Cedeao et l’Uemoa contre le Mali.

« Je voudrais m’indigner de la décision des sanctions qui ont été prises contre le Mali, ou les Maliens. Je voudrais m’adresser singulièrement à tous les présidents de la Cedeao; ces sanctions que vous avez adoptées contre le Mali est un aveu de votre impuissance », a dit Alpha Blondy.

Selon la star mondiale du reggae, les Maliens n’ont pas à être victimes de l' »incapabilité » des chefs d’Etat de la région à trouver une solution aux problèmes djihadistes auquel le Mali fait face,  un facteur majeur d’instabilité du pays.  

« Quand ils ont fait le coup d’Etat contre IBK, vous n’avez pas eu cette réaction aussi violente, aussi radicale. Vous aurez du mal à faire comprendre aux gens que ce n’est pas la France qui vous a dicté cette attitude par rapport à son problème avec le Mali et Wagner », a-t-il martelé.  

« C’est très maladroit de votre part. Les Maliens n’ont pas à payer le prix de votre incapacité à gérer un problème africain, domestique », a lancé Alpha Blondy, pour qui « on ne peut pas fermer toutes les frontières » et bloquer leur compte à la Bceao, la banque centrale.  

Il a estimé que « ce n’est pas juste », avant d’ajouter « je vous demande de réviser votre copie » et de lancer « ça coûtait quoi, si vous voulez aider le Mali que chaque pays de la Cedeao donne 1.000 soldats », une opération que peut d’ailleurs financer la Bceao. 

« Vous donnez l’impression que c’est parce que le Mali refuse la collaboration avec l’armée française qu’il fait appel à Wagner, que vous prenez cette décision », a-t-il dit sans ambages. 

En tant qu’Africain et ambassadeur de la Cedeao pour la paix en Côte d’Ivoire, il a affirmé s’être permis de s' »indigner de cette décision aussi arbitraire contre un peuple frère » et que les  chefs d’Etat ne feront « pas payer à tous les Maliens les erreurs de (leur) politique ». 

« Depuis votre Union africaine, bourrée de marionnettes, le peuple africain ne mérite pas ça. C’est à vous de trouver les solutions, comment aider le Mali à se défaire de ces djihadistes », a-t-il poursuivi.  

Pour lui, le problème djihadistes est la cause du « coup d’Etat contre ATT et IBK », alors il faut régler le thermomètre, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on va baisser la fièvre ». Et de conclure « messieurs les présidents, je vous en prie, ressaisissez-vous ».  

Le Mali a décidé à son tour de fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

En réponse aux lourdes sanctions économiques et financières de la Cedeao, le Mali a décidé d’appliquer la « réciprocité ». En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement de transition a décidé de « rappeler ses ambassadeurs » dans les pays de l’organisation régionale, informe un communiqué du porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

 Selon le dirigeant malien, « ces mesures prises par la Cedeao contre l’Etat malien contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections au Mali ».

Sécurité routière: « moins de 44% de décès » sur les routes à Abidjan en 2021

Le District autonome d’Abidjan a enregistré en 2021 « moins de 44% de décès » sur les routes par rapport à l’année précédente, a indiqué lundi le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, lors de l’inauguration d’une chaîne d’assemblage de minibus.

Selon M. Amadou Koné, le fléchissement de la courbe des accidents de la circulation est le fruit de la stratégie nationale de sécurité routière, engagée par l’Etat, en septembre 2021, en plus du « rajeunissement rapide du parc automobile ».  

« En attendant la consolidation, en cours des données statistiques de 2021, nous notons une baisse importante du nombre d’accidents et de tués sur nos routes depuis le lancement de la stratégie nationale de sécurité routière en septembre 2021 », a-t-il dit. 

« Ainsi, sur Abidjan, selon les chiffres de l’Oser (Office de la sécurité routière) et de la police nationale, nous avons enregistré moins de 44% de décès sur nos routes à la même période par rapport à l’année dernière », a relevé M. Amadou Koné. 

Pour « stabiliser » les accidents de la circulation, l’Etat ivoirien a mis en place une stratégie qui devrait permettre d’inverser la courbe des accidents à partir de juillet 2022 pour atteindre une réduction majeure dans les cinq prochaines années.  

« Plus de 5 milliards Fcfa ont été mobilisés pour accélérer la réforme du permis de conduire, équiper le ministère des Transports en radars et accentuer la sensibilisation des usagers », avait indiqué le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi. 

Les accidents graves et mortels se concentrent à Abidjan pour plus 40%, selon des données statistiques qui mentionnent que les causes des collusions sont essentiellement humaines pour 92% des accidents.

Blé Goudé estime que sa « chaise est vide » au dialogue politique ivoirien

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, estime que sa « chaise est vide » au dialogue politique en cours dans son pays, la Côte d’Ivoire, dans un entretien diffusé lundi sur TV5.

« Personne ne peut dire que la voix de Blé Goudé ne compte pas en Côte d’Ivoire. Si elle a compté et pour cela on m’a envoyé ici (à La Haye), je pense que là où on recherche la solution, je dois être là, ma chaise est vide là autour de cette table et ma chaise a besoin de moi pour que je puisse ajouter mon grain de sel » aux débats, a dit le président du Cojep. 

Interrogé sur les raisons de l’absence de son parti à ce dialogue politique lancé depuis le 16 décembre 2021, il a répondu que « seuls les organisateurs peuvent expliquer un tel oubli », avant d’ajouter « je pense que c’est une erreur qui va certainement être réparée ». 

Il soutient que s’il a été « considéré comme un problème », pour lequel il été remis à la Cour pénale internationale (CPI), il « pense qu’au moment où on cherche la solution pour réconcilier les Ivoiriens de nouveau, évidemment, (il) dois être à cette table ». 

Sur la grave crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts, Blé Goudé a déclaré qu’il « faut tourner définitivement la page de la crise qui secoue (le) pays et rebâtir la Côte d’Ivoire dans le respect des différences, et rassembler les Ivoiriens de nouveau ». 

Au sujet de sa demande de passeport, il a relevé que les autorités de son pays ont dit que son passeport se trouverait dans un « circuit normal » qui dure depuis plus de sept mois maintenant, et ajouté aux six mois d’attente de rendez-vous, il est aujourd’hui à sept mois d’attente.  

« Je préfère ne plus en parler parce que ce n’est pas un honneur pour mon pays qu’on puisse parler d’un document simplement administratif sur toutes les antennes des chaînes internationales », a-t-il poursuivi.  

« Pour le respect que j’ai pour la Côte d’Ivoire je préfère ne plus en parler et attendre, a-t-il insisté. Toutefois, il entend jouer un rôle dans l’avenir de la Côte d’Ivoire en tant d’acteur politique en Côte d’Ivoire. 

« Même loin, je joue déjà un rôle dans la vie politique de mon pays. Ce que je demande, c’est de participer au débat politique dans mon pays et au processus de réconciliation en cours », a renchéri le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep).

M. Blé Goudé, acquitté le 31 mars 2021, avec l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a déposé une demande d’indemnisation auprès de la Cour de La Haye, pour préjudice subi afin de réclamer près de 820.000 euros de dommages et intérêts. 

« Bien-sûr, le préjudice, il est là, il est su de tous, toutes les années de jeunesse m’ont été bouffées,  mon image a été bafouée, a été salie, j’ai été loin de mes enfants pendant plus de dix ans, pour à la fin venir me dire que je suis innocent et acquitté », a-t-il déclaré. 

« Oui, j’ai bon espoir parce que j’ai foi en la loi et je me suis toujours adossé à la loi », a-t-il affirmé. Depuis son acquittement, Charles Blé Goudé, attend son passeport pour rentrer dans son pays, où son mentor Laurent Gbagbo l’a devancé depuis le 17 juin 2021.