Santé publique : le Ciespac lance 18 formations certifiantes pour accélérer l’ODD 3

Réuni le 19 mars 2026 à Brazzaville, le Centre inter-États d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac) a dévoilé dix-huit formations certifiantes destinées à renforcer les compétences des professionnels de santé et à soutenir l’atteinte de l’Objectif de développement durable 3 dans la sous-région.

 

Face aux défis sanitaires persistants en Afrique centrale, le renforcement du capital humain apparaît plus que jamais comme une priorité stratégique. C’est dans cette dynamique que le Centre inter-États d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac) a lancé le 19 mars 2026 à Brazzaville, un programme de dix-huit formations certifiantes.

Présentée au cours d’une table ronde de haut niveau, cette nouvelle offre académique se décline en trois vagues successives, dont la première débutera le 4 mai 2026. Elle couvre des domaines jugés essentiels à la performance des systèmes de santé nationaux, notamment la lutte contre les endémies et les épidémies, le management hospitalier, la promotion de la santé communautaire, la sécurité sanitaire des aliments, ainsi que la surveillance épidémiologique et la gestion des ressources humaines.

À travers ces certificats spécialisés, le Ciespac ambitionne d’outiller efficacement les professionnels de santé et les étudiants en médecine afin d’améliorer la planification, la gouvernance et la qualité des soins offerts aux populations. L’objectif affiché est clair : faire de la formation continue un levier d’accélération vers l’atteinte du troisième Objectif de développement durable (ODD 3), consacré à la santé et au bien-être pour tous.

La table ronde a été dirigée par le directeur général du Ciespac, Pierre-Marie Tebeu, en présence de plusieurs experts et décideurs. Parmi eux, la Pre Yolande Voumbo, conseillère du chef de l’État en matière de santé, ainsi que le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, Vincent Dossou, intervenu par visioconférence. Leur participation a mis en lumière la volonté d’aligner ces formations sur les priorités nationales et les orientations internationales en matière de santé publique.

CEMAC : le Ciespac sensibilise sur l’impact du covid-19 en maternité

L’initiative du Ciespac vise à contribuer à une meilleure appréhension de la lutte contre la Covid-19 en zone Cémac.

 

L’épidémiologie et la lutte contre la Covid-19 en zone Cémac c’est le thème de la septième édition des jeudis du Centre inter-Etats d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac).

En organisant cette rencontre, le Ciespac veut contribuer à une meilleure appréhension de la lutte contre la Covid-19 en zone Cémac.  Les réflexions menées au cours de l’action de communication qu’organise le Ciespac, « contribuent à alimenter une politique et une gouvernance multisectorielle de la santé publique en zone Cémac », a indiqué le Pr Pierre Marie Tebeu, directeur du Ciespac.

Les participants à cet échange ont été informés en rapport avec le sous thème « la place de la maternité dans le contexte de la Covid-19 », des dangers encourus par les femmes enceintes avec les risques de développer  l’éclampsie, les accouchements précoces…

« La condition de la Covid-19 complique l’évolution de la grossesse. Et, il n’y a pas encore de documentation en ce qui concerne la contamination des cas de nouveau-nés à la Covid-19 », a expliqué le docteur Woromogo.

Les participants ont été aussi édifiés sur le rôle du laboratoire dans la gestion de la pandémie de Covid-19, le cas du Cameroun et autres. Le Pr Richard Njouom a expliqué la transmission zoonotique de la pandémie de Covid-19 et les outils virologiques du diagnostic. « Le laboratoire identifie rapidement le pathogène, le caractérise et indique le niveau de l’immunité acquise par une population après une vaccination », a-t-il commenté.

L’épidémiologie de la pandémie de Covid-19 et les stratégies de lutte ont été présentées par le docteur Norbert Tanké qui a plaidé pour que les pays de la Cémac œuvrent davantage à une gouvernance multisectorielle de santé publique dans la sous-région notamment le niveau de coordination transfrontalière, de surveillance biologique, d’intervention rapide, d’amélioration des conditions des laboratoires et de communication des risques avant l’arrivée d’une troisième vague de la pandémie.

Signalons que la septième édition des jeudis du Ciespac a connu la présence des délégués de la Guinée équatoriale, de la Centrafrique, du Cameroun et de l’Organisation mondiale de la santé.