Réunions et manifestations publiques : le préfet de Brazzaville rappelle la procédure à suivre

Dans un communiqué publié le 16 janvier 2026, le préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, rappelle aux partis politiques et aux organisations de la société civile l’obligation de déclarer à l’avance toute réunion ou manifestation publique, au moins sept jours avant sa tenue.

 

Gilbert Mouanda-Mouanda a tenu à rappeler aux responsables des partis et groupements politiques ainsi qu’aux organisations de la société civile les règles encadrant l’organisation des réunions publiques et des manifestations sur la voie publique.

Selon la note préfectorale, toute demande d’autorisation doit être introduite au moins sept jours avant la tenue de l’activité. Ce délai, précise le document, est indispensable pour permettre à l’autorité administrative de mettre en place les dispositions nécessaires, tant sur le plan administratif que sécuritaire, afin d’assurer le bon déroulement de l’événement et d’éviter toute déconvenue.

Le préfet souligne par ailleurs que les réunions publiques, les manifestations sur la voie publique, ainsi que toute autre activité de quelque nature que ce soit, sont soumises à une déclaration préalable obligatoire auprès de ses services. Après examen du dossier, l’autorité préfectorale se réserve le droit d’apprécier l’opportunité de délivrer ou non l’autorisation sollicitée.

Concert Roga Roga : trente-deux interpellations

Des opposants au régime de Sassou Nguesso ont appelé à faire annuler le concert de cet artiste congolais qui a finalement eu lieu le samedi 26 mai, à Paris.

Un groupe qui se fait appeler « Les combattants », ont manifesté dans l’après- midi du samedi 26 mai, aux abords du palais des congrès de Montreuil, salle de spectacle où devait prester l’artiste Roga Roga. Pour ces opposants, l’artiste congolais profite de ses concerts et de sa présence en France pour faire passer dans ses chansons des «Libangas», des dédicaces en faveur du président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Rappelons que, quelques jours avant la tenue du concert, des manifestations d’hostilité ont été posées et des lettres de menaces avaient été adressées au propriétaire de la salle. Mais, malgré tout le concert l’artiste congolais Roga Roga, qui fête ses 25 ans de carrière a bel et bien eu lieu.

Des dégradations contre le bâtiment et des voitures ont été déplorées dans la nuit de vendredi à samedi. Six fourgons de gendarmes mobiles ont été déployés sur place. «Nous sommes attentifs, avait précisé la préfecture, avant le concert. Il n’est pas question d’annuler le concert. Nous avons les moyens de contrôler la situation.».

« Je pouvais accepter qu’on les appelle « combattants » parce que je pensais qu’ils menaient un combat digne. Mais là, ils se sont vautrés dans une vallée de quiproquos, dans une confusion totale. Je ne sais pas si vraiment je dois maintenir cette appellation de « combattants » parce que là ils mènent un combat rempli de confusion, un combat rempli d’aigreur, un combat rempli de haine. Je ne vois pas comment un homme qui se dit combattant congolais, donc qui défend les causes justes soit là pour prohiber l’évolution de la musique congolaise. On ne peut pas se battre contre la culture d’un pays, parce que la culture congolaise est toute l’identité du Congo. On ne peut pas confondre la culture d’un pays avec la politique. Quand le peuple congolais se comporte mal, Roga Roga dénonce. Quand le pouvoir ou le gouvernement se comporte mal, Roga Roga dénonce. Roga Roga, c’est la voix des sans voix. Donc, il ne faut pas lui attribuer la veste de politique, ou la veste d’un homme qui représente un régime quelconque. Non. », a déclaré Bertrand Bebert Etou manager de Roga Roga.

Trente-deux personnes ont été placées en garde à vue, a indiqué la préfecture de police de Paris.