Leur interpellation fait suite à des opérations de contrôle et de surveillance que des autorités ont effectuées au cours l’année 2025.
Des éléments de la Gendarmerie nationale, des agents du ministère de l’Économie forestière avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage ont effectué au total, sept opérations d’envergure dans plusieurs localités du Congo en 2025. Au terme de celles-ci, ils ont interpellé 13 présumés trafiquants de produits fauniques, en l’occurrence des trophées d’animaux intégralement protégés. Leur action a aussi permis de démanteler plusieurs réseaux de trafiquants de produits en violation de la loi de 2008 relative à la faune et les aires protégées.
Au cours des opérations, plusieurs produits fauniques ont été saisis, en l’occurrence les ivoires d’éléphants, les peaux de panthère, les écailles de pangolin géant entre autres. Un bébé chimpanzé a été sauvé de justesse des mains d’un trafiquant. Étant tombés sous le coup de cette loi, ils ont écopé des sanctions pénales. Les 13 individus ont été placés en détention. Puis, au terme des procédures judiciaires, quatre doivent purger une peine d’emprisonnement pour les faits commis en 2025. Aussi, pour des infractions à la loi faunique commises entre 2024 et 2023, six autres trafiquants ont été condamnés à des peines privatives de liberté.
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La République du Congo protège certaines espèces animales en voie de disparition et la loi de 2008 adoptée pour intensifier la lutte contre le trafic sur ces espèces énonce des interdictions. Cette loi classe les animaux sauvages en trois catégories : les espèces intégralement protégées, les espèces partiellement protégées et les autres. La même loi interdit à son article 27, sauf dérogation spéciale, l’exportation, l’importation, la détention et le transit des espèces intégralement protégées ainsi que de leurs trophées. Ces espèces sont entre autres les éléphants, les chimpanzés, gorilles, pangolins géants, léopards entre autres.



