Réuni le 20 mars à Brazzaville, le comité de direction du Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso (CNRDr) a adopté un budget 2026 arrêté à 1 137 331 750 FCFA.
Le Centre national a arrêté en emplois et en ressources à la somme globale de 1 137 331 750 FCFA, son budget exercice 2026. Ce budget enregistre une baisse de 21,44 % comparativement à l’année précédente. Les membres du comité de direction ont examiné et validé ledit budget, après amendements, plusieurs documents stratégiques, notamment le procès-verbal de la VIIIe session ainsi que le rapport annuel d’activités 2025. Ce rapport comprenait le rapport technique, le compte administratif et le compte de gestion. Ces deux derniers documents ont été certifiés par la direction générale des comptes publics et du patrimoine, attestant de la régularité et de la transparence dans la gestion financière de l’établissement.
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S’exprimant à l’issue des travaux, le directeur général du CNRDr, le Pr Alexis Elira Dokekias, a souligné les défis persistants. « Ce comité de direction a permis de constater qu’il y a des succès importants, mais ces succès sont encore partiels, parce que la sensibilisation est insuffisante », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement accru des associations, déplorant le manque de moyens dont elles disposent pour mener efficacement des actions de sensibilisation autour de la drépanocytose, souvent considérée comme une maladie négligée.
Au-delà de l’adoption du budget et des rapports, le comité a formulé plusieurs recommandations structurantes. Celles-ci portent notamment sur la révision et la standardisation des coûts des séances d’hémodialyse afin de mieux refléter les charges réelles de fonctionnement. Les membres ont également préconisé la révision du décret portant organisation et fonctionnement du CNRDr, en adéquation avec ses missions et ses charges actuelles.
Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur le renforcement du plaidoyer en vue du financement d’une unité de greffe des cellules souches hématopoïétiques au sein du centre. Ce projet, s’il aboutit, constituerait une avancée majeure dans la prise en charge des patients drépanocytaires au Congo.



