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Festival Maloba : des auteurs africains et caribéens à l’honneur

Au festival Maloba

Le groupe Grace Art Théâtre a présenté, le 25 avril à l’Institut français du Congo(IFC) de Brazzaville, la pièce « Encre noire », dans le cadre de la poursuite de la première édition du festival international de théâtre, de danse et du cirque qui a débuté le 22 avril.

La pièce théâtrale, riche en son et en image, est un hommage aux grands noms de la litterature comme Nelson Mandela, Aimé Césaire, Guy Tirolien , Léopold Sédar Senghor et autres. L’histoire de cette pièce est un cri des hommes de part et d’autre de l’océan, qui ont décidé de briser les chaînes pour dire non à la soumission et la peur. « Encre noire » réunit les pensées des écrivains africains et caraïbéens qui se sont positionnés dans la littérature francophone et ont souvent été persécutés, décriés, emprisonnés voire assassinés.

La scène dramatique se déroule à l’approche de la fête de Noël, dans une cellule de prison où se développe le quotidien des prisonniers, marqué par des tracasseries et de fantasmes. Là, surgit aussi la crainte de perdre toute inspiration par la pression carcérale.

Cette pièce, mise en scène par Éric Checco, a plongé le public dans un univers artistique où les auteurs sont privés de liberté pour l’engagement de leurs textes contre le pouvoir colonial et l’oppression.« La pièce relate l’histoire de deux frères qui n’ont pas grandi dans la même maison mais qui sont emprisonnés un soir de Noël à cause de leurs écrits engagés », a indiqué le comédien guadeloupéen d’origine camerounaise, Nicolas Mouen.


Interprétée par quatre comédiens de la Guadeloupe, notamment Isabelle Menal, la gardienne de prison, Nicolas Mouen, Filip Calodat et Didier Andenas qui ont joué le rôle d’écrivains détenus, cette pièce a émerveillé le public. Présente dans la salle, Patricia Kancel, directrice du centre culturel Marie-José- Emmanuel-Albon-du-Raizet de la ville d’Abymes, en Guadeloupe, a déclaré : « Ma mission ici consiste à établir un lien entre le Congo et la ville d’Abymes à travers ce festival. Son déroulement m’inspire des projets que j’irai présenter à mon maire et à mes responsables culturels. Nous avons de belles choses à consolider entre Brazzaville et notre ville en matière culturelle ».

« Nous voulons donc susciter l’envie des jeunes à faire du théâtre car, passer deux heures dans une salle de théâtre, c’est deux heures sans boire de l’alcool », a précisé l’un des organisateurs du festival. Dans les jours qui viennent, les acteurs venus de plusieurs pays du monde iront jouer dans les quartiers, afin de sensibiliser les Brazzavillois à l’importance de l’art dans la vie.

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