Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité administrative du district de Mayoko, la jeunesse de Tsinguidi dénonce le non-respect du cahier de charges liant l’entreprise à la communauté locale.
La tension est montée d’un cran à Tsinguidi, dans le département du Niari, au sud du pays. La population locale exprime une indignation contre la société chinoise Good-Luck, engagée dans l’exploitation aurifère dans la localité, qu’elle accuse de ne pas respecter les engagements pris envers la communauté.
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Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité administrative du district de Mayoko, la jeunesse de Tsinguidi dénonce le non-respect du cahier de charges liant l’entreprise à la communauté locale. Au cœur du mécontentement, des promesses jugées non tenues et l’absence de retombées concrètes pour le village.
Selon les signataires, l’implantation de la société minière devait s’accompagner d’actions sociales et économiques en faveur de la population, notamment en matière d’emploi, d’infrastructures et de développement communautaire. Or, plusieurs mois après le démarrage des activités, les habitants affirment ne constater aucun impact positif tangible.
Plus préoccupant encore, les jeunes dénoncent leur exclusion des opportunités d’embauche. Ils estiment être les premiers concernés par les emplois générés par l’exploitation de l’or sur leurs terres. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs pendant que nos ressources sont exploitées sans bénéfice pour notre communauté », confie un membre du collectif des jeunes.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer justice et équité. La population appelle à la suspension des activités de Good-Luck tant que les clauses sociales et économiques prévues dans le cahier de charges ne seront pas effectivement mises en œuvre.
Dans une atmosphère de plus en plus tendue, les habitants affirment leur détermination à se faire entendre par les autorités compétentes. Ce bras de fer naissant pourrait prendre de l’ampleur si un dialogue franc et constructif n’est pas rapidement engagé entre l’entreprise, l’administration locale et les représentants de la communauté.



