Cette perspective a été annoncée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à l’issue de la première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef), tenue le week-end dernier à Brazzaville.
L’économie congolaise devrait poursuivre sa consolidation en 2026, avec un taux de croissance projeté à 5,3 %. Présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette session a permis d’examiner la situation macroéconomique nationale et d’évaluer les perspectives pour l’année en cours. Selon les conclusions des travaux, la dynamique de croissance sera principalement soutenue par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié ainsi que la poursuite des réformes économiques engagées par le gouvernement.
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Le Cnef a également relevé la maîtrise de l’inflation, estimée à 2,7 %, un niveau inférieur au seuil communautaire de 3 % fixé par la Cémac. Ce résultat traduit une relative stabilité des prix dans un contexte régional marqué par des tensions inflationnistes ces dernières années.
Sur le plan du financement de l’économie, le Comité a noté avec satisfaction la progression des crédits bancaires, portée par une amélioration notable de la qualité du portefeuille. L’encours des crédits accordés au secteur privé a atteint 1 300,7 milliards de FCFA, soit une hausse de 23 %. Parallèlement, le taux des créances en souffrance a reculé à 13,5 %, contre 16,5 % en 2024, tandis que le taux de couverture de ces créances par les provisions a progressé à 65,1 %, témoignant des efforts d’assainissement du secteur bancaire.
Concernant le financement de l’État sur le marché des valeurs du Trésor de la Cémac, le Cnef a souligné une amélioration du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor congolais, passé de 46,3 % en 2024 à 49,4 % en 2025.



