La pénurie observée dans plusieurs villes de la RDC, dont Kinshasa, s’explique en grande partie par la flambée des cours internationaux du pétrole, provoquée par les tensions autour du détroit d’Ormuz.
Depuis le début de la semaine, de longues files de véhicules se forment devant les stations-service à Kinshasa et dans d’autres grandes villes du pays. Cette situation traduit une nouvelle tension sur l’approvisionnement en carburant.
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Cette pénurie ne résulte pas uniquement de difficultés internes. Elle s’explique par des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
En quelques jours, le prix du baril de Brent est passé d’environ 75 à près de 100 dollars. Cette hausse se répercute directement sur les coûts d’importation, même si la RDC s’approvisionne en grande partie auprès de pays voisins comme l’Angola, le Nigeria ou le Congo-Brazzaville. Les prix locaux restent en effet liés aux cours internationaux.
Les autorités ont dans un premier temps réussi à limiter l’impact de cette flambée grâce à des stocks achetés à des prix plus bas. Mais l’arrivée de nouvelles cargaisons, acquises à des coûts plus élevés, a provoqué un ajustement rapide sur le marché local.
Face à la situation, le gouvernement a annoncé des mesures temporaires pour atténuer le choc. Parmi elles, la suspension pour 45 jours du mécanisme de plafonnement du différentiel de transport, afin de donner plus de flexibilité aux opérateurs dans un contexte de forte volatilité des coûts.
Les autorités assurent suivre de près l’évolution du marché international, en espérant un apaisement rapide des tensions pour stabiliser l’approvisionnement et les prix à la pompe.



