Le coordonnateur de l’Observatoire 242, Prince Michrist Kaba-Mboko, a présenté, le 23 janvier à Brazzaville, au président du Sénat, Pierre Ngolo, les conclusions d’une enquête consacrée à l’évaluation du quinquennat 2021-2026 du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.
Cette enquête, menée sur un échantillon de 5 200 Congolais, s’est attachée à recueillir les aspirations, le ressenti, les difficultés mais aussi les motifs de satisfaction des citoyens quant à la mise en œuvre des politiques publiques au cours des cinq dernières années. L’objectif, selon les initiateurs, est d’apporter une lecture citoyenne et scientifique de l’action publique, tout en ouvrant des perspectives pour le prochain cycle politique.
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« Quoi de plus normal que de venir ici au Sénat, chambre haute du Parlement et véritable temple de la démocratie, pour présenter ces conclusions. Il s’agit de montrer que, même si tout n’a pas été rose durant ce quinquennat, beaucoup de choses ont été faites, mais aussi d’esquisser des pistes capables d’éclairer les autorités de la République dans l’élaboration de l’offre 2026-2031 », a expliqué Prince Michrist Kaba-Mboko.
Pour le coordonnateur de l’Observatoire 242, cette initiative démontre que la jeunesse congolaise ne reste pas en marge du débat public, mais s’implique activement dans la réflexion sur l’avenir du pays. Réalisée sur une période d’environ un an, l’enquête s’est appuyée sur la méthode statistique hypothético-déductive, couvrant les neuf arrondissements de Brazzaville, y compris le district de l’île Mbamou ainsi que la commune de Kintelé.
Les thématiques abordées sont larges et englobent l’ensemble des préoccupations sociales majeures : énergie, eau, électricité, éducation, santé, mais aussi d’autres problématiques structurelles de la société congolaise. « Ce ne sont pas nos propres jugements qui ont été évalués, mais bien ceux des citoyens. C’est le ressenti du Congolais lambda, exprimé de manière indépendante, sur les défis mais également sur les réussites du quinquennat 2021-2026 », a-t-il insisté.
Prince Michrist Kaba-Mboko a ainsi appelé le Sénat à s’approprier ce document, qu’il considère comme un outil d’aide à la décision pour légiférer en toute conscience. Il s’agit, selon lui, d’un apport significatif de la jeunesse à l’évaluation, à l’amélioration et à la conception des politiques publiques.
« La jeunesse a compris, à travers cet exercice, que partout où les institutions ont été bousculées, rien de bon n’en est sorti. Il suffit de regarder autour de notre pays. Cette offre est donc destinée à nos décideurs, à nos dirigeants, qui, nous l’espérons, auront encore la lourde responsabilité de conduire le Congo lors du prochain quinquennat », a-t-il conclu.



