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Un militaire français tué au Mali par un engin explosif

Un militaire français a été tué lors d’une opération samedi matin au Mali, dans la région de Menaka où l’armée malienne a subi une attaque qui a fait 49 morts, ont annoncé les autorités françaises.

Mais son décès n’a « aucun lien » avec l’attaque du camp malien d’Indelimane, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’état-major, le colonel Frédéric Barbry.

Son véhicule « a été frappé par un engin explosif », alors qu’il faisait partie d’un détachement « engagé dans une escorte de convoi » à 20 km d’Indelimane, dans la région de Ménaka au Mali, près de la frontière avec le Niger, ont précisé le ministère de la Défense et l’état-major.

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, qui faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence, est mort après « le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », avait auparavant annoncé la présidence française dans un communiqué.

La ministre des Armées, Florence Parly, a immédiatement annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ».

Le président Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ».


M. Macron a assuré « de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances ».

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d’une « attaque terroriste » attribuée aux jihadistes. Cette attaque est l’une des plus graves subies par l’armée malienne.

« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », a poursuivi la ministre de la Défense dans un communiqué.

Deux autres militaires de ce régiment avaient été tués le 21 février par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule entre les villes de Gao et Ménaka, dans la zone dite « des trois frontières ».

Basés à Valence, les 750 militaires du 1er régiment de Spahis, héritiers des traditions du prestigieux régiment de Spahis marocains, participent à la plupart des opérations extérieures françaises. Ils portent le burnous, une longue cape et sont coiffés de la chechia en laine.



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