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Soudan : les généraux contre l’accord sur le partage du pouvoir

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Les généraux au pouvoir au Soudan ont dénoncé l’accord signé mercredi devant permettre de mettre en place un organe de partage du pouvoir, après des semaines de négociations pour sortir le pays de la crise politique dans laquelle il se trouve depuis la destitution d’Omar al-Bashir en avril 2019.L’accord a été signé mercredi par le Conseil militaire de transition (TMC) et l’Alliance des Forces de liberté et de changement (FFC), après une série de négociations menées par l’Ethiopie et l’Union africaine.

Les deux parties travaillent toujours sur une déclaration constitutionnelle beaucoup plus consensuelle qui devrait être signée vendredi, selon un médiateur de l’Union africaine.

« L’accord politique précise qu’il y aura cinq membres de chaque côté au sein du conseil souverain, qui assurera la présidence du pays », a déclaré Hiba Morgan d’Al Jazeera à Addis-Abeba.

« Il y aura des membres nommés par le FFC au conseil exécutif qui seront considérés comme des ministres », a-t-elle ajouté.

Le document ne mentionne pas les rôles que les conseils souverain et exécutif auront et qui seront définis dans la déclaration constitutionnelle qui sera contenu dans l’accord transitoire.


Selon l’accord-cadre qui a été conclu le 5 juillet, un général dirigera le conseil souverain pendant les 21 premiers mois de la transition, suivi d’un civil pendant les 18 mois restants.

L’organe au pouvoir doit superviser la formation d’une administration civile de transition qui gouvernera pendant un peu plus de trois ans, après quoi des élections auront lieu.

Mme Morgan a déclaré que si la signature de l’accord politique mercredi a été importante, estimant qu’ « il reste encore beaucoup d’obstacles à surmonter avant que la transition du Soudan ne soit complète ».



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