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Sida: « notre vie a de la valeur », lance une jeune Burundaise au Fonds mondial

« Notre vie a de la valeur, vous ne devez jamais l’oublier », a plaidé une jeune Burundaise née avec le VIH, jeudi, aux côtés du président Macron, lors de la conférence de refinancement du Fonds mondial contre les maladies infectieuses à Lyon.

Amanda Dushime, 18 ans, ambassadrice du réseau « Grandir ensemble » (soutenu par l’ONG Sidaction), s’exprimait juste avant que le chef de l’État, hôte de cette 6e conférence, ne prenne la parole pour annoncer le montant de la contribution française.

« Nous vivons et grandissons avec le sentiment d’un avenir incertain », a lancé à la tribune la jeune fille, dépistée tardivement, à l’âge de 11 ans.

« Les filles sont particulièrement touchées en Afrique subsaharienne », où « seul un enfant sur deux a accès aux traitements », « les soins pédiatriques sont insuffisants » et « certains d’entre nous attendent plus de trois ans avant de savoir si leur traitement fonctionne », a-t-elle dit.


« Nous ne voulons plus de cela, être soignés à l’aveuglette, nous ne réclamons rien de plus que le respect de nos droits, tout simplement le droit de vivre et d’espérer un avenir », a insisté Amanda Dushime en dénonçant les « multiples discriminations et stigmatisations » que subissent les jeunes porteurs du virus.

Amanda Dushime « a fait le travail », « nous n’avons pas le droit de ne pas être au rendez-vous », a affirmé Emmanuel Macron avant d’entamer son discours.

La contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme plafonne à 1,08 milliard de dollars depuis 2010. Un collectif de 12 organisations de la société civile, dont Aides, Oxfam, Solidarité sida ou Sidaction, a réclamé « une augmentation de la contribution française d’au moins 25% » afin d’atteindre l’objectif de financement que le Fonds s’est fixé (14 milliards USD).



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