International › APA

Niamey sous haute sécurité à la veille du Sommet de l’UA

Pas d'image

La présence remarquable des forces de défense et de sécurité dans la capitale nigérienne offre un décor exceptionnel à la veille du 33ème Sommet des Chefs d’état et de gouvernement de l’Union Africaine.Les fréquentes attaques terroristes enregistrées au Niger dont la dernière en date remonte au 1er juillet semblent expliquer l’important dispositif militaires mis en place par le ministère de la Défense.

Or « Le Niger accueille l’Afrique » comme l’indiquent les drapeaux et les affiches qui jalonnent les routes, rappelant aux passants que la capitale Niamey vit au rythme des préparatifs du Sommet prévu les 7 et 8 juillet.

Cette sécurisation à outrance est différemment appréciée par les populations, notamment les chauffeurs obligés très fréquemment de céder le passage aux multiples cortèges des délégations présidentielles.

« Aujourd’hui, les restrictions sont très serrées mais le jour du Sommet proprement dit, il y aura un filtrage énorme », a confié Abdou Aziz.

Ce chauffeur de circonstance qui offre ses services aux participants au Sommet ne manque pas de raconter les difficultés rencontrées pour tenter en vain d’obtenir un laissez-passer des organisateurs de la rencontre.

Blotti dans sa 207, Aziz faufile entre deux voitures sans se soucier des ralentisseurs, et tente toutefois d’éviter les nombreux checkpoints.

À chaque coin de la capitale, particulièrement aux carrefours, sont postés des militaires lourdement armés.


Les routes et avenues menant aux hôtels et résidences des Chefs d’État sont hyper quadrillées.

Pour Oumarou, la situation est exceptionnelle, car « même avec un laissez-passer, la sécurité reste stricte et tout est passé au peigne fin ». Le macaron collé visiblement sur la pare-brise de son véhicule ne lui ouvre pas toutefois tous les accès, surtout au centre-ville interdit aux taxis pour la circonstance.

Le Niger comme d’autres pays du G5 Sahel est confronté à des attaques terroristes répétitives.

Le 1er juillet dernier, le poste militaire avancé d’Inates, dans l’ouest du pays près de la frontière avec le Mali a repoussé une attaque menée par des éléments terroristes. Le bilan de cette attaque menée par deux véhicules kamikazes fait état de 18 morts parmi les forces de défense et de sécurité nigériennes, selon le ministère de la Défense.

Le 4 juin, 53 terroristes ont été tués au cours d’une opération menée contre les positions du groupe Boko Haram dans la région du Lac Tchad, sans compter les nombreux attentats qui ont été déjoués à Diffa et à Niamey, la capitale.



À LA UNE
loading...
Retour en haut