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Mozambique: sept morts dans une attaque revendiquée par l’EI

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Sept personnes, dont un policier, ont été tuées dans le nord du Mozambique lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, at-t-on appris samedi de sources locales.

Un policier et six civils, dont deux enfants, ont été tués dans cette attaque, menée mercredi soir dans le village de Lidjungo, dans le district de Nangade, a indiqué à l’AFP un responsable local basé dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, sans donner de détail sur le mode opératoire des assaillants.

Depuis octobre 2017, les militants islamistes ont pris pour cible les communautés isolées de la province de Cabo Delgado, une province riche en gaz et majoritairement musulmane, tuant plus de 250 personnes et forçant des milliers d’autres à quitter leur foyer malgré une forte présence policière et militaire dans cette région qui borde la Tanzanie.

Selon le SITE Intelligence, qui surveille les activités jihadistes, le groupe État islamique a publié une déclaration vendredi soir, affirmant sa participation à l’attaque du mercredi. C’est la deuxième fois qu’il revendique une attaque dans le nord du Mozambique.

« Les soldats du califat ont attaqué les casernes de l’armée mozambicaine, dans la région de Nangade, dans le nord du Mozambique, il y a deux jours », selon une traduction du SITE. Le groupe a prétendu s’être heurté aux militaires « tuant et blessant un certain nombre d’entre eux et contraignant les autres à fuir ».


L’EI avait déjà revendiqué son implication dans une attaque dans le nord du Mozambique le 3 juin, dans le village de Metubi, à 150 km à l’est de Nangade.

La police et les autorités ont pour règle de ne pas commenter les activités des insurgés, même si les attaques sont confirmées par la population locale.

L’identité des militants islamistes actifs dans le nord du Mozambique reste incertaine et leurs motifs inconnus. Plusieurs analystes ont exprimé des doutes sur les revendications de l’EI, suggérant qu’il est peu probable que le groupe ait des contacts directs avec des combattants au Mozambique.


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