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Mécomptes de la Can, économie et crise anglophone à la Une des journaux camerounais

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Les journaux camerounais parus jeudi n’ont toujours pas digéré l’élimination, en 8èmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football, de la sélection championne d’Afrique en titre, en même temps qu’ils abordent des sujets économiques et l’interminable crise sécessionniste.Avec une photo sur 4 colonnes surmontée du titre «Clarence Seedorf : avis de recherche», le quotidien à capitaux privés Mutations ouvre le feu sur le coach batave, qui n’a pas rejoint son poste de travail depuis l’élimination des «Lions indomptables», alors que son rapport sur cet échec est pourtant attendu.

Tout son staff et lui-même devaient regagner, le Cameroun question de tirer avec leur employeur les leçons de l’expédition égyptienne, ne serait-ce que par considération pour les autorités et surtout pour le contribuable camerounais.

Le bilan de cette Can foireuse, c’est le président de la fédération nationale de la discipline (Fecafoot), Seidou Mbombo Njioya, qui le tire dans les colonnes de Défis Actuels. Pour dire, justement, que «l’heure n’est pas encore venue de faire un bilan», qu’«on est tous déçus pour nos joueurs, pour les Camerounais qui nous ont donné beaucoup de joie».

«Il va sans dire que nous allons analyser le rôle qu’a joué le staff technique et nous prendrons des décisions en conséquence. Je suis de ceux qui pensent que dans ce genre de circonstance, il ne faut pas agir avec empressement. (…) Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si Seedorf reste ou s’il doit partir. Nous allons globalement analyser la situation avec sang-froid et prendre des décisions dans un cadre bien précis.»

Pour Le Messager, pas besoin de grands discours : tous sont coupables de cette honteuse débâcle, des dirigeants fédéraux au staff technique en passant par les joueurs et le gouvernement.

Bien rivé dans son domaine de prédilection, Le Quotidien de l’Économie se penche sur les difficultés des cacaoculteurs face aux fluctuations des prix sur le marché international, au moment même où la Côte d’Ivoire et le Ghana, principaux producteurs mondiaux de l’«or brun», ont du mal à faire plier les industriels du secteur afin d’imposer un prix plancher de 2600 dollars la tonne.

Che Défis Actuels, ce sont les contraintes sur le budget 2020 qui préoccupent avec, notamment, l’accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie d’import-substitution de certains produits, le soutien des prix des carburants à la pompe, ou encore l’organisation de la restructuration des infrastructures dans la région du Sud-Ouest,


De cette zone du pays, mais aussi du Nord-Ouest où sévit une guerre sécessionniste depuis octobre 2016, l’une des principales victimes collatérales de la déstabilisation se trouve être l’agro-industriel Cameroon Development Corporation (Cdc), le plus gros employeur du pays après l’État et qui, selon Aurore Plus, paie les pots cassés de la crise anglophone, sont patrimoine étant aujourd’hui soit vandalisé, ou alors totalement laissé à l’abandon.

Une autre entreprise publique, également victime d’un sinistre depuis fin mai dernier dans la ville de Limbe (Sud-Ouest), c’est la Société nationale de raffinage (Sonara) dont 4 unités de production ont été sérieusement touchées par un incendie, le rapport de la commission d’enquête y relative ayant, selon le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, été remis la veille au Premier ministre Joseph Dion Ngute.

De la crise anglophone proprement dite, il en est question dans The Guardian Post au sujet des tractations actuellement menées en Suisse en vue d’un retour à la paix durable mais qui, à en croire le quotidien de langue anglaise, viennent de connaître un rebondissement, le camp séparatiste rejetant la demande des manifestants anti-Biya de la diaspora, qui poursuivent d’autres combats contre le régime de Yaoundé, de se joindre auxdits pourparlers.

Sur le terrain, renchérit Baromètre Communautaire, c’est la situation humanitaire des populations qui non seulement se dégrade, mais surtout vient de pousser le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, à dénoncer le manque de transparence et de traçabilité dans la mise en œuvre du plan d’assistance d’urgence des populations impactées par la guerre.

Un autre rapport, dont The Guardian Post publie de larges pans, c’est celui réalisé par des organisations non gouvernementales et qui, dans les régions sinistrées, révèle des cas de traumatismes et de décès d’enfants non scolarisés du fait de la guerre.



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