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Maroc : Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 79 à 22 pour mille entre 1990 et 2018 (chef de gouvernement)

Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 79 à 22 pour mille entre 1990 et 2018, dépassant l’objectif de 2030 pour le développement durable fixé à 27 pour mille, s’est félicité le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani.Le Royaume a réalisé des avancées importantes en matière des droits des enfants à la faveur des efforts cumulés sur les plans législatif et organisationnel depuis la ratification par le Royaume de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), a indiqué M. El Otmani lors d’une Journée institutionnelle sous le thème « L’enfant au coeur du nouveau modèle de développement », dans le cadre de la 16ème édition du Congrès National des Droits de l’enfant.

Il a, dans ce sillage, souligné que  cette Convention internationale est devenue une référence essentielle de plusieurs politiques, plans et programmes nationaux relatifs à cette catégorie, notant que le Maroc a été parmi les premiers pays à avoir ratifié cette Convention, à New York en 1989.

M. El Otmani a, d’autre part, indiqué que la Constitution de 2011 a marqué un tournant historique supplémentaire dans la promotion du droit de l’enfant à la protection, en le consacrant comme droit constitutionnel.

Il a, en outre, noté que l’adhésion du Royaume aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, en 2000, a été un tournant important dans l’amélioration des indicateurs relatifs à la situation de l’enfance à divers niveaux, ajoutant que le cadre législatif national en matière de protection de l’enfance a connu une dynamique vertueuse tangible et constante, à travers l’adoption d’une série de textes organisationnels ayant favorisé de véritables changements sur la scène institutionnelle et la situation des droits de l’enfant.

M. El Otmani a aussi expliqué que le programme gouvernemental a renfermé une série d’engagements concernant la protection de l’enfance, précisant que le quatrième volet relatif au renforcement du développement humain et de la cohésion sociale et territoriale, en particulier dans le domaine de la consolidation des systèmes de protection sociale et d’appui aux familles et enfants, comporte une batterie de mesures que les composantes de l’Exécutif veillent à mettre en œuvre.

En dépit des efforts déployés au cours des dernières années, le Maroc demeure confronté à certains problèmes qui se dressent devant la protection sociale de l’enfant, alors que de nouvelles menaces inhérentes aux mutations numériques ont émergé, suscitant un véritable danger pour l’enfance, en général, et celle en situation de précarité, en particulier, a-t-il fait remarquer.


Il a, dans ce sens, estimé que les changements que connaît le Maroc sur les plan social, sociétal et des valeurs, à l’instar des autres pays, nécessite d’accorder un intérêt particulier aux milieux naturels de protection des enfants (familles, institutions etc…), faisant constater l’existence de certains phénomènes liés à la violence, à l’agression, à la négligence et à l’exploitation dont font l’objet les enfants qui peinent à bénéficier de ces services de protection, notamment ceux en situation de rue.

M. El Otmani a, ainsi, mis en avant les acquis importants cumulés en matière de protection sociale, estimant, toutefois, que ces réalisations demeurent en deçà des aspirations et que ces services nécessitent une mise à niveau pour faire face aux défis nouveaux et renouvelés.

Initié par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE), le 16ème Congrès national des droits de l’enfant a entamé ses travaux, mercredi, à Marrakech. Il se veut l’occasion de célébrer les 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), de dresser le bilan de la situation de l’enfance depuis la ratification de la CIDE par le Maroc et de mobiliser les forces vives du Royaume pour mettre l’enfant au centre du nouveau modèle de développement.

Les conclusions et engagements qui seront pris à Marrakech constitueront une nouvelle feuille de route intégrée, permettant ainsi au Maroc d’optimiser son potentiel humain, véritable richesse immatérielle qui accompagne la réalisation de ses ambitions économiques, politiques, sociales et culturelles.



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