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Mali: plus de 1.000 camions bloqués à l’entrée de Bamako

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Plus de 1.000 camions chargés de marchandises étaient bloqués mardi à l’entrée de la capitale malienne, Bamako, au quatrième jour d’actions de protestation contre le mauvais état des routes dans le pays, ont rapporté des correspondants de l’AFP.

L’énorme bouchon s’étendait sur une dizaine de kilomètres depuis le poste de péage de Kati, à 15 km de la capitale, sur la route menant vers l’ouest du pays et, au-delà, vers le Sénégal et la Mauritanie.

Les manifestations avaient commencé le 23 août à Kayes, un important carrefour routier dans l’ouest du pays, quand des centaines d’habitants ont bloqué le principal pont de la ville sur le fleuve Sénégal.

Elles se sont depuis étendues à d’autres localités, toujours pour réclamer une remise en état des axes routiers et la relance des chemins de fer.

« Je suis ici depuis quatre jours, on ne peut pas rentrer à Bamako », a expliqué un chauffeur de poids lourd bloqué à Kati. Tout en jugeant la situation « difficile », il estime que le « combat » des manifestant est « celui de tout le monde ».

Venu de Dakar, Moussa Coulibaly s’inquiète pour sa cargaison de fruits, craignant qu’ils « ne soient bientôt plus consommables ».

Les autocars sont également à l’arrêt, dont celui emprunté par Amy, une Franco-malienne qui vient de marcher 15 kilomètres avec ses trois valises dans l’espoir d’arriver à temps à Bamako pour prendre son vol pour la France.


Près des barricades bloquant la route, les responsables du collectif « Sirako » (« Ce qui concerne la route », en langue locale bambara) expliquent qu’ils resteront tant qu’ils n’auront pas l' »engagement ferme » que la route sera reconstruite.

Lundi, le Premier ministre Boubou Cissé a reçu des membres du collectif mais n’a pas réussi à les convaincre de lever les barrages.

« Nous avons demandé une date de reprise des travaux de construction de la route, mais aussi de la ligne de chemins de fer. Nous n’avons pas obtenu satisfaction », a déploré l’une des figures du mouvement, Issa Condé.

Un autre manifestant, Ben Sangaré, dénonce quant à lui la corruption. « L’Etat sort l’argent et les personnes chargées de construire les routes bâclent le travail et détournent l’argent », a-t-il affirmé.

« L’amélioration de l’état des infrastructures de transports figure parmi les priorités du gouvernement, qui met tout en œuvre pour trouver des solutions rapides et durables pour un meilleur confort et une meilleure qualité de la mobilité des populations », avait affirmé dimanche dans un communiqué le cabinet du Premier ministre.



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