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L’intégration des guichets uniques nationaux sera un des socles de la Zleca (responsable)

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Le président de l’Alliance africaine pour le commerce (AACE), le Camerounais Isidore Biyiha, a fait part, jeudi à Dakar, de l’« ambition » de son institution de faire en sorte que les guichets uniques nationaux « opérationnels » s’étendent au plan régional pour aider à une « facilitation des échanges » dans le cadre du projet de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca).« C’est une ambition de l’Alliance africaine pour le commerce de faire en sorte que les guichets uniques qui sont opérationnels contribuent à mettre en place ces guichets uniques régionaux dans toutes les régions et sous-régions. Parce que cela participe à la volonté d’intégrer tous ces guichets uniques », a affirmé M. Bihiya dans une intervention au Forum international sur les guichets uniques et le e-commerce, organisé par le GIE électronique sénégalais GAINDE 2000.

« Nous sommes aujourd’hui dans une configuration où chaque guichet unique national remplit ses objectifs, mais il est important surtout dans le cadre de la Zone de libre échange (Zleca) en vue », a souligné M. Biyiha, ajoutant que la Zleca est une « véritable intégration non seulement continentale, mais de tous les outils qui sont mis en place pour assurer la facilitation des échanges » à travers les guichets uniques.

« C’est une voie que nous devons tous adopter au risque d’être laissés de côté. (…) Le e-commerce est une réalité quotidienne, et nous devons absolument arriver à ces transformations », a lancé le président de l’AACE.

Pour sa part, le Sénégal s’est déjà inscrit dans cette démarche, favorisé en cela par sa «longue tradition de dématérialisation des procédures du commerce extérieur », a confié Makhtar Lakh, secrétaire général du ministère du Commerce et des PME.

Cependant, « il est important pour notre pays, dans ce cadre, de se préparer. Parce qu’avec le commerce électronique, nous pourrons également pénétrer davantage certains marchés qui parfois ne sont pas des marchés traditionnels pour nous », a-t-il précisé, notant que pour le marché unique africain en vue « il est bien de ce point de vue que nos pays se propagent justement à travers les guichets uniques ».


« Si nous n’accompagnons pas le démantèlement tarifaire par une dématérialisation des procédures extérieures, nous aurons beau ouvrir les frontières (mais) il n’y aura pas de commerce entre les Etats », a toutefois averti le secrétaire général du ministère sénégalais du Commerce.

Pour sa part,  directeur général des douanes du Sénégal, Oumar Diallo, a souligné que « le guichet unique nous permettra d’effectuer dans un lieu déterminé toutes les formalités liées au dédouanement des marchandises, à l’import comme à l’export ».

Partant de là, a-t-il insisté, « les gens n’auront plus à se démener à travers toute la ville pour des formalités ».

Déjà, a ajouté M. Diallo, « le guichet unique pour les douanes sénégalaises est un prolongement de tout ce que nous sommes en train de faire depuis des années avec notre système informatique Gainde, accompagné avec la structure GAINDE 2000 qui également, il faut le reconnaître, est un démembrement de la Douane ».



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