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Les vendeurs de bœufs tchadiens retrouvent le chemin du Cameroun et du Nigeria

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Avec le retour progressif de la sécurité au niveau de la frontière entre le Tchad et le Cameroun, les ventes du bétail tchadien à ce pays voisin ou au Nigeria via le pont de Ngueli ont repris. Le rythme de croisière n’est pas encore atteint, mais les mardis et vendredis, considérés comme des pics, permettent de voir plusieurs troupeaux de bœufs franchissant la frontière.Auparavant, les éleveurs tchadiens doivent obligatoirement faire un tour au poste de Douanes de Ngueli, histoire d’avoir l’autorisation de franchir la frontière camerounaise. Un peu en retrait, des centaines de bœufs  sont parqués entre quatre murs fermés par une porte qui donne sur la cour de la Brigade des douanes.

Suivant un ordre de passage, chaque éleveur est tenu de satisfaire à toutes les formalités avant de pouvoir faire passer ses animaux numérotés vers le Cameroun.

« C’est un véritable casse-tête. Si vous n’êtes pas courageux, vous ne pouvez pas travailler dans l’exportation du bétail sur pied », a confié à APA un commerçant, attendant patiemment son tour pour faire sortir ses bœufs.

Au total, il faut s’acquitter de 22. 000 FCFA par animal, explique l’éleveur Alhadj Barka non sans préciser que cette somme contient   «plusieurs droits et taxes à payer : douane, brigade, mairie, transitaire, chefs de terre, entre autres ». Une fois sorti du Tchad, la douane camerounaise perçoit, elle, « 2 000 FCFA par tête de bœuf », ajoute Barka


En terre camerounaise, les animaux sont sous la responsabilité de leurs propriétaires et ces derniers peuvent, au gré de leurs humeurs, les vendre sur place au Cameroun ou les conduire jusqu’au Nigéria voisin pour les y placer.

 Les mauvais souvenirs de 2015, année où des éléments du groupe terroriste Boko Haram semaient la terreur parmi les éleveurs tchadiens en s’emparant de leurs centaines de bœufs, commencent à s’estomper.   Et le convoiement des animaux de reprendre, à la grande satisfaction des éleveurs tchadiens  qui soulignent que si tout se passe bien on devrait passer de 500  à 1000 bœufs convoyés du Tchad vers ses voisins.

En temps de paix totale, on dépassait allègrement, en une semaine ou une journée, le millier d’animaux franchissant la frontière.



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