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L’actualité politique au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mercredi se focalisent sur le retrait de la Bolivie de sa reconnaissance de la soi-disant « rasd », la délimitation des frontières maritimes du Maroc et le Forum Crans Montana.Abordant la suspension de la Bolivie de sa reconnaissance de la pseudo « rasd », +Aujourd’hui le Maroc+ estime que le Royaume obtient ainsi une nouvelle victoire car cette décision bolivienne est le fruit d’intenses et fructueux échanges entre les ministres des affaires étrangères des deux pays, depuis l’avènement du nouveau gouvernement en Bolivie en novembre 2019.

Le Maroc glane de nouveaux points positifs forts de sa position géographique à la croisée des cultures et des civilisations, estime la publication, appelant à « maintenir le même cap et chercher à battre les thèses séparatistes partout dans le monde et au sein des Nations Unies ».

Sur le même registre, +l’Opinion+ écrit que « l’un des bastions les plus favorables aux thèses séparatistes, la Bolivie, finit par tomber suite à la chute de son ancien dirigeant, Evo Morales ».

La tournée fructueuse en Amérique du Sud s’est soldée par le changement de posture favorable au Maroc exprimé par des pays autrefois amis du polisario et surtout d’Alger, souligne l’éditorialiste, rappelant que cette tournée s’est prolongée à la fin du mois d’octobre avec une victoire significative contre le camp adverse caractérisée par le prolongement du mandat de la MINURSO pour une durée d’une année, au lieu de six mois auparavant.

Entre décembre et janvier courant, le Maroc passe à la vitesse supérieure avec l’ouverture de plusieurs consulats africains à Laâyoune et à Dakhla, conclut l’auteur de l’article.

+Al Akhbar+ fait savoir que la Chambre des représentants adoptera, ce mercredi, les deux projets de loi relatifs à la délimitation des frontières maritimes du royaume, en dépit de la controverse et des réserves que cette décision avait soulevées chez le voisin espagnol.

La ratification de ces deux textes devait, en principe, avoir lieu lors de la séance plénière du lundi 22 décembre. Mais ces deux projets avaient été déprogrammés pour des raisons inconnues, bien que certains aient attribué ce « rétropédalage » à l’opposition de l’Espagne. Depuis, les responsables des deux pays ont essayé d’apaiser la situation même si, du côté marocain, on a toujours répété que cette décision relevait de la souveraineté nationale.


Le porte-parole du gouvernement a été on ne peut plus clair dans plusieurs de ses déclarations. Il a notamment indiqué que la «délimitation des frontières maritimes du royaume est une décision souveraine qui ne concerne que notre pays. Le Maroc a le plein droit de prendre de telles mesures d’une manière légale et souveraine pour préserver ses frontières».

Le quotidien estime que l’adoption de ces deux projets par la Chambre des représentants va se dérouler au moment où le débat sur ce sujet demeure encore vif chez nos voisins du nord. Il est clair que la délimitation des frontières maritimes du Maroc inquiète profondément les responsables espagnols, notamment celles situées dans les zones côtières du sud, en face des Îles Canaries et sur le littoral méditerranéen. En effet, Madrid demande au Maroc de rectifier ce tracé qui risque de l’amputer de plusieurs zones maritimes, notamment près des îles précitées.

Au sujet du Forum Crans Montana +Al Ahdath Al Maghibia+ rapporte que la prochaine édition de ce Forum, qui se tient régulièrement depuis 2015 à Dakhla, aura lieu cette année du 18 au 21 mars.

Jean-Paul Carteron, le président fondateur de ce forum massivement couru par les personnalités politiques et économiques du monde entier (venant de 170 pays), a présenté, lundi dernier à Rabat, les grandes lignes du programme et des thèmes qui seront abordés cette année dans la capitale de Oued Eddahab.

Les débats tourneront autour de l’Afrique et de la Coopération Sud-Sud. Selon le président de Crans Montana, « la force du Maroc en tant que pays connaissant une forte dynamique de construction réside dans le fait que son chef d’Etat n’est pas au cœur des dissensions politiques locales, contrairement à nombre de dirigeants de pays démocratiques ou non ».



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