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«La révocation du gouvernement d’Aristides Gomes est irrévocable» (Vaz)

Le président bissau-guinéen, José Mário Vaz, a qualifié d’ « irréversible » son décret portant révocation du gouvernement dirigé par le Premier ministre, Aristides Gomes, martelant que ce dernier a fait preuve de « désobéissance » à son égard et qu’il n’est plus question de faire équipe avec lui«Je peux vous assurer que ma décision de révoquer le gouvernement (celui d’Aristides Gomes) est irréversible. Mon décret ne va pas être piétiné », a notamment déclaré le président Vaz, dimanche lors de son premier meeting de campagne pour la présidentielle du 24 novembre à laquelle il est candidat.

Selon le président sortant qui s’exprimait à Pitche, localité à l’est de la Guinée-Bissau, il a été obligé de se séparer de Gomes car il n’y avait aucune possibilité de cohabitation avec lui. « Il ne venait même plus aux réunions que je convoquais », a-t-il déclaré.

En début de semaine dernière, il avait mis fin au gouvernement de Gomes avant de se doter, quatre jours plus tard, d’un nouveau Premier ministre en la personne de Faustino Fudut Imbali ; un acte suivi de la formation d’un gouvernement de 31 membres.

Pour sa part, Aristides Gomes a rejeté sa révocation et maintenu son équipe gouvernementale, au motif que le président Vaz dont le mandat est fini depuis juin dernier n’a pas la possibilité de le démettre.


La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), médiatrice dans la crise bissau-guinéenne, penche du côté de Gomes et demande à Vaz de respecter la feuille de route qu’elle lui a tracée et qui préconise de maintenir le gouvernement  en place jusqu’à l’élection présidentielle.     

De même, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et les Nations Unies ont condamné la décision du président du président José Mário Vaz, soulignant qu’elles continuent de reconnaître le gouvernement dirigé par Aristides Gomes.

Allant plus loin, la CEDEAO dont une mission a séjourné brièvement samedi à Bissau, a dans une allusion à peine voilée menacé d’imposer des sanctions à ceux qui feront obstacle à la tenue de l’élection présidentielle du 24 novembre.



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