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La presse camerounaise se focalise sur la crise anglophone

Les colonnes des journaux camerounais parus vendredi sont tachées de sang, après les incompréhensions consécutives à l’assassinat de plusieurs civils, voici une semaine dans la région du Nord-Ouest.Le moins que l’on puisse dire est que la situation empire dans les zones anglophones, rappelle The Guardian Post, l’une des preuves de cette escalade étant la tuerie du 14 février, de plusieurs paisibles civils dont la responsabilité reste à établir et qui fait réagir à travers la planète.

L’holocauste à Ngarbuh dévoile la brutalité du conflit sécessionniste anglophone, note The Voice, se faisant également l’écho des condamnations, sans équivoque, venant du monde entier, ayant par ailleurs poussé un regroupement d’évêques catholiques étrangers à supplier le président Paul Biya de convoquer des pourparlers de paix dans l’urgence.

Dans cette partie du pays où la violence ne connaît pas de répit, c’est désormais, soupire Le Messager, la guerre des chiffres macabres que se livrent le gouvernement et les milices séparatistes, chacun rejetant sur l’autre la responsabilité des exactions. Entre les deux camps, c’est désormais surenchère contre esquive, acquiesce Mutations.

Comme si cela ne suffisait pas, s’insurge Essingan, ce sont maintenant des pontes du régime qui se livrent à une guerre de tranchées pour le contrôle du ministère de la Défense dont le titulaire, Joseph Beti Assomo, écrit l’hebdomadaire, est au cœur d’une cabale montée par ses propres collègues du gouvernement qui lui imputent des plaintes imaginaires contre des activistes des réseaux sociaux.


Résultat des courses, renchérit The Voice, le pouvoir de Yaoundé diverge outrageusement dans sa communication de guerre, aidé en cela par une presse à gages qui dévoile le visage le plus hideux qu’on puisse imaginer en matière de tentative de manipulation des consciences.

Mais si le système s’ébat autant pour se disculper, c’est bien qu’il y a un fort soupçon d’actes crapuleux commis par ses soldats, ose The Post. Ceux qui jettent ainsi l’anathème sur les forces de défense et de sécurité semblent, répond en échos Repères, oublier le rôle crucial qu’elles jouent dans ces deux régions où perdure des velléités sécessionnistes depuis plus de trois ans.

Cette surenchère ressemble beaucoup plus à une cabale contre nos forces de défense, explique, dans les colonnes de Mutations, le député Jean Simon Ongola Omgba, membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), dénonçant «une entreprise de décrédibilisation et de destruction de l’image du Cameroun au niveau international».



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