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La lutte contre le terrorisme mobilise des femmes leaders à Ouagadougou

La capitale burkinabè, Ouagadougou accueille, depuis mercredi matin, un colloque international de trois jours regroupant des femmes leaders qui débattent de leur rôle et responsabilité dans la lutte contre le terrorisme, a appris APA auprès des organisateurs.La rencontre est une initiative du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) et va permettre aux participantes d’apporter leur contribution dans la lutte contre le terrorisme.

La rencontre porte sur le thème: «Processus de réconciliation nationale et cohésion sociale dans un contexte de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme : rôle et responsabilité des femmes leaders».

Les participantes sont venues du Burundi, de la Centrafrique, du Rwanda, des Comores et des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Elles ont à leur tête, Sika Kaboré, épouse du président du Faso, Rock Marc Christian Kaboré (président en exercice du G5 sahel), qui bénéficie du soutien de la première dame malienne, Keita Aminata Maiga.

Pour la première dame du Burkina Faso, le thème du colloque est plus que d‘actualité car, «les femmes et les enfants sont fortement touchés par l’extrémisme violent et le terrorisme».


Sika Kaboré a indiqué que sur environ 475 066 personnes déplacées internes recensées au Burkina à la date du 25 septembre 2019, on dénombre 36,49% de femmes et 47,79% d’enfants.

Dans certaines régions du monde et d’Afrique, a-t-elle poursuivi, «les femmes ont été utilisées de gré ou de force par des groupes extrémistes comme bombe humaine pour commettre des attentats, sans oublier les enlèvements pour servir d’esclave sexuels».

Il est attendu à la fin du colloque, un Appel de Ouagadougou qui sera lancé à l’endroit des dirigeants africains sur la prise en compte du genre dans la gestion de la problématique de la lutte contre l’extrémiste violent et le terrorisme.



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