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Jeune » et « intelligent »: les militants LR retrouvent espoir avec Bellamy

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« Jeune », « charismatique » et « intelligent »: les militants des Républicains, séduits par François-Xavier Bellamy, voient en lui un challenger « stimulant » la campagne des européennes et apportant un nouveau souffle à un parti traumatisé par 2017.

« C’est bien d’avoir un candidat jeune et en plus c’est un intellectuel », se réjouit Liliane Kubler, assistante commerciale à la retraite, venue assister au grand meeting parisien des Républicains mercredi soir.

« On le voit partout, il est sur le terrain, il est efficace », ajoute la militante, encartée chez LR depuis deux ans et qui tracte une fois par semaine pour le professeur de philosophie de 33 ans qu’elle trouve « sincère ».

« Il est bien, il gagne à être connu », abonde Jean-François Evèque, chef d’entreprise à la retraite encarté depuis 12 ans. « Apparemment, il n’a pas la grosse tête donc c’est bien », ajoute-t-il, soulignant un candidat « clair dans ses explications ».

« Son intelligence ! », ajoute Michèle Roboam à la liste de qualités données par son voisin, avec qui elle est venue dans un car au départ de Palaiseau, dans l’Essonne, affrété par les Républicains.

La caution jeunesse fonctionne également sur les jeunes militants à l’intérieur du Palais des Congrès, Porte Maillot. « Ca casse avec les codes habituels des Républicains », estime Marine Lallau, étudiante en sciences politiques de 21 ans.

Si elle a voté pour Nicolas Dupont-Aignan plutôt que pour François Fillon en 2017 et dit avoir « regretté après coup », elle semble conquise par le candidat versaillais: « quelqu’un de jeune, avec peu d’expérience politique » qui représente un « renouveau ».

La salle pleine, dominée par des chevelures grisonnantes et égayée par les t-shirts bleus et jaunes « Avec Bellamy » portés par les jeunes militants, s’échauffe à l’entrée de leur champion, précédé par Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Annie Genevard ou encore Bruno Retailleau.

Les quelque 3.700 personnes présentes selon LR, accueillent François-Xavier Bellamy au pupitre dans une standing ovation, préparée par le chef du parti, M. Wauquiez.


– « Le nouveau Sarkozy » –

« C’est une très bonne campagne, on est partis d’assez loin après la défaite de 2017 et là on voit la droite particulièrement unie », se réjouit Timothée, étudiant en management public de 23 ans. Le jeune homme a décidé de s’engager dans le parti il y a deux ans, le voyant en difficulté après le fiasco de la présidentielle et des législatives. « J’ai vu ma famille politique s’effondrer, ça m’a fait mal au cœur (…) Il fallait que je m’engage pour mes idées », raconte-t-il.

C’est au même moment que Redhouane, étudiant en géopolitique a décidé de rendre sa carte d’adhérent aux Républicains.

« C’est mon premier meeting depuis deux ans, j’ai regardé les débats, je me suis documenté, j’ai lu les interviews et vous en avez un qui ne parle pas de son parti, ne pointe pas du doigt les autres et parle de ce qu’il pense être le mieux pour l’Europe et pour la France », confie l’étudiant.

« Quoi qu’on en dise, Bellamy et ses colistiers sont très très bons », renchérit Timothée, qui trouve la campagne « stimulante ». « Il y a un côté challenge intéressant. Il est passé de 8 à 15%, il y a une vraie dynamique », soutient Redhouane qui soutient que le candidat « fait campagne pour des idées ».

Alors que la liste LR oscille entre 11 et 14% dans les sondages, à la troisième place derrière RN et LREM, certains militants espèrent une meilleure performance à dix jours du scrutin, voire « la première place », espère Marine Lallau.

De son côté, Hervé Laffargue, 59 ans, pense qu’il sera « difficile » de dépasser les 15% mais espère qu’il y aura « une dynamique ». « On a eu des moments difficiles, j’espère que ce sera un retour », souhaite ce fervent militant LR.

Pour les premières élections auxquelles il participera, Etienne Buscal, 19 ans, assure qu’il votera LR le 26 mai, « une fierté ». L’étudiant en bac pro cuisine voit en François-Xavier Bellamy, qu’il trouve « charismatique », l’étoffe d’un président de la République. « C’est le nouveau Sarkozy », assure-t-il.


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